lundi 2 février 2015
Le G Word
dimanche 17 février 2013
Théâtre, morve et fin du monde
lundi 11 février 2013
La mort vous va si bien!
jeudi 17 janvier 2013
Prière de ne pas me toucher!
mercredi 2 janvier 2013
La minute éducative 9 : Survivre au premier -1000 de la saison
dimanche 28 octobre 2012
Comme un cheveu sur la soupe...
mardi 23 octobre 2012
Quelques moyens faciles de faire fuir les gens...
mercredi 19 septembre 2012
Face à la mort
mercredi 5 septembre 2012
Le bonheur est dans les attentes
mardi 14 août 2012
Quand l’amitié capitule
jeudi 9 août 2012
Mes vacances, ça et là...
dimanche 29 avril 2012
Entendu récemment
lundi 26 mars 2012
Bombe puante
mercredi 7 mars 2012
Le complot des fibres
C’est bien connu, il faut manger des fibres. Tellement que c’est désormais mal d’acheter des féculents qui ne contiennent pas de grains entiers. Lorsque cet idéal alimentaire est atteint, qu’il n’y a plus un seul aliment à base de farine dans toute la maison qui n’est pas une source de fibre, sauf la farine blanche, non blanchie, une fois que la transition est complète, que les « biscuits sodas » sont devenus des craquelins de pita 7 grains de Kashi, qu’il n’y a plus trace de nouilles blanches, de céréales vides, de biscuits, il survient une situation troublante.
La gastroentérite n’a rien de troublant en soi, sauf qu’en dehors d’un ventre ultraplat, il n’y a aucun avantage. J’aime bien dormir sur le divan en regardant Big Bang Theory, mais il faut bien travailler pour payer la maison qui abrite la télé. C’est encore plus intense après quatre longues journées à faire le pâté sans gras sur le divan.
Afin de retrouver l’équilibre des choses, c’est-à-dire d’en revenir à ingérer plus que ce que l’on expulse, il faut suivre certaines règles, question de ne pas brusquer ce pauvre système digestif qui a clairement payé son dû.
Il est fortement recommandé d’éviter plusieurs aliments dont les matières grasses, les fruits et légumes crus, sauf les bananes, les produits laitiers, les viandes et tout ce qui contient des fibres. Il faut privilégier les féculents, en évitant les fibres. Ces féculents que j’ai volontairement éliminés de la maison. Ces fibres avec lesquelles j’ai rempli la maison.
Lorsque les professionnels de la santé nous vantent les mérites des fibres, ils oublient que garderie égale gastroentérite et que cette dernière n’est pas compatible avec les fibres. Selon le stade, ça semble même incompatible avec tout, mais entre autres les fibres.
Puisque la gastro est également incompatible avec l’eau, qui tend à augmenter certains symptômes, comme le mal d’être général, il faut tout de même s’hydrater, étant donné que la déshydratation est une conséquence peu enviable. J’ai bu plus de Gatorade en quatre jours que dans les vingt-neuf années précédant cette gastro. Mon préféré est le jaune. Puis le orange. Puis le rouge. Mais l’original parce que le G2, il contient du sorbitol et, croyez-moi, c’est incompatible.
En conclusion, j’ai vraiment hâte de retourner travailler. Et je serais vraiment curieuse de me peser. Mais faute de pèse-personne, je me contenterai de trouver que j’ai maigri du cou. Malgré mon air vieilli (je fais vraiment mon âge), je me sens jeune parce que, comme au temps de mon anorexique adolescente, je rêve sans cesse que je mange des choses « interdites ». Par contre, cette fois, je vous promets que je les mangerai, une fois remise.
dimanche 29 janvier 2012
Ça s'est passé un vendredi soir
Si François Pérusse a déjà affirmé, dans un quelconque tome de sa populaire saga, qu’il n’y avait rien de mieux qu’un dimanche après-midi pour ne pas recevoir d’appel de sondage, je renchérirai en disant que le vendredi soir est également un excellent moment pour ne pas être sollicité.
Vendredi soir, donc, alors que nous étions très slaques, bien imprimés sur le sofa, dessert et café à la main, le téléphone a sonné. De base, je maugrée dès que ça se produit, à moins que j’attende vraiment un appel en particulier, alors cette fois n’a pas fait exception. Évidemment, je n’ai pas pris la peine de répondre, puisque je n’ai aucun complexe à laisser sonner le téléphone, mais mon conjoint a une tout autre vision de la chose, alors il a répondu.
À son regard, j’ai bien vu que c’était pour moi, et qu’il ne connaissait pas la voix qui osait me demander. Son sourire semi-cernable aurait bien dû m’allumer une sonnette (c’est le dernier proverbe insensé qu’il m’a d’ailleurs sorti, mon mari). En fait, je savais que c’était quelque chose de moche. La sonnette s’était bel et bien allumée.
Dès que l’interlocuteur à l’accent africanoïde eut fini de se présenter, mentionnant par le fait même Bell Canada, je n’ai fait ni une ni deux et j’ai enchaîné : « Monsieur, on est vendredi soir, il est huit heures et demie et je n’ai vraiment pas le goût de me faire vendre des services de Bell ». Mon chum est tombé à genoux par terre, étouffé de rire, pendant que le type au bout du fil éclatait aussi d’un rire nerveux. Il a dit, toujours en riant, faute d’argument de vente surpassant le mien : « On en reparlera, Madame ». Et moi de rétorquer : « C’est ça, bonne soirée. »
Je me demande s’il a mis une note à côté de mon nom.
Sur une autre note, il me semble que j’avais un million de choses à vous raconter. Oh! Je ne vous ai pas dit la bonne nouvelle? Marcus s’est tanné de Dino Dan. Ça fait un petit bout de temps, mais mieux vaut tard que jamais. Maintenant, ce sont les Umizoomi. Est-ce que c’est mieux? Oui, un peu, parce qu’au moins, depuis qu’il regarde ça tous les jours, il sait compter jusqu’à quinze. Il était passé de 3 à 4 grâce aux Smarties et il est passé de 4 à 15 grâce aux Umizoomi. Je considère cela comme un gain significatif.
Personnellement, je n’aime pas parce que c’est totalement incohérent pour mon cerveau obsessionnel-compulsif, et parce que la chanson colle vraiment dans la tête longtemps. Et Marcus qui la connaît par cœur, en plus. Mais il est tellement heureux, et il pense vraiment qu’il a des pouvoirs mathémagiques, alors si moi j’ai une soif inassouvissable de cohérence, pas lui, et c’est très important qu’il laisse place à son imaginaire, lui.
En gros, ce sont trois mini superhéros qui accomplissent des missions telles que retrouver des coquillages perdus pour une présentation scolaire, ou encore aller traire les vaches d’Umiville parce que l’éleveur de vache est cloué au lit, que sa femme lui éponge gentiment le front, et que tous les habitants d’Umiville sèchent, faute de lait. Vous devriez voir la scène de la traite, Seigneur, c’est tellement n’importe quoi qu’il faut que je fasse ma liste d’épicerie ou mon menu dans ma tête pour ne pas détruire la belle naïveté de mon fils en faisant le jeu des 88 invraisemblances inacceptables. Cette phrase était trop longue.
Bon, je suis en feu, alors c’est le moment de vous quitter. Je préfère vous laisser sur votre faim que vous emmerder par manque de substance. Bonne soirée.
dimanche 2 octobre 2011
Le syndrome du souffre-douleur, ou l’aptitude à attirer les coups...
Le souffre-douleurisme, ou l’étonnante tendance d’une personne à attirer les coups, les railleries, et à éloigner les amis, va au-delà de la tendance populaire, de la rumeur, de l’entraînement social, de l’effet de foule. Bien sûr, dans un même village, ou un quartier, les gens se parlent, se suivent, s’encouragent, et il est fort tentant de croire que c’est l’effet de foule qui fait d’une personne un souffre-douleur, un mouton noir. Pourtant, il n’en est rien.
Changez la victime de milieu, de ville, de province, de planète, et vous risquez de constater, avec effroi et perplexité, que cette personne ne s’en trouve pas mieux. Si ce n’est pas pire. En effet, quoi de mieux que l’impression prématurée de s’en sortir pour ajouter de l’arrogance à une colère refoulée? Résultat, le souffre-douleur veut prouver dans son nouveau milieu qu’il n’a pas la guigne, et a tout simplement l’air encore plus confortable pour les jointures que dans son ancien habitat.
Non, cet état de chose ne s’applique pas seulement au souffre-douleur. On entend beaucoup parler des femmes battues, qui tendent à toujours retomber dans le même panneau, et à remplacer un batteur par un autre. J’ai aussi déjà connu une femme qui finissait toujours par se retrouver en couple avec des camionneurs, malgré tous ses efforts pour s’en sortir, et à détester sa vie, seule à la maison avec un conjoint courailleux aux quatre coins de l’univers.
Constat, il semblerait que tout cela soit une question d’attitude. La femme battue n’attirerait pas les batteurs de femme, mais ferait plutôt sortir le côté violent de l’homme. En considérant que cette information est exacte, et en traitant le cas de la femme de camionneur comme un cas inexpliqué, à moins d’un changement radical de ma part, je suis vouée à me faire « flusher » pour le reste de l’éternité.
D’aussi loin que je me rappelle, les gens n’ont jamais vraiment cru bon tenir leurs promesses « sans importance » avec moi. Je suis donc le souffre-douleur des promesses, la femme battue des propositions de sortie annulées. Conclusion, malgré mon changement d’attitude, ma confiance, mon désir de ne plus douter, j’ai eu tort. J’ai cru que ça s’améliorerait avec le temps, mais non, c’est comme ça, point final.
Historiquement, j’ai presque toujours été « flushée » par des filles. Sauf un collègue qui a osé me délaisser deux fois pour aller dîner, même après que je lui aie fait promettre, la deuxième fois, de ne pas m’abandonner. Sinon, c’est presque exclusivement un trouble que j’ai avec les femmes. La solution serait de n’avoir que des hommes pour amis. Malheureusement, l’amitié homme-femme n’existe pas. C’est donc un problème sans solution.
J’aurais envie de faire le même coup à quelqu’un, une bonne fois, pour en ressentir la satisfaction. Il y a forcément un certain plaisir à y retirer, puisque ça revient sans cesse. Pourtant, j’en suis incapable. Pourquoi? Parce que, même si ce n’est qu’une vulgaire séance de magasinage, un café, une marche, il se peut que la personne aie des sentiments, qu’elle aie besoin d’une oreille, de compagnie, de se changer les idées ou seulement de se divertir. Il se peut aussi qu’elle ait seulement envie de croire que les gens ont encore un minimum d’intérêt envers la race humaine.
Sur toutes ces bonnes paroles, bonne soirée.
lundi 12 septembre 2011
En ce moment...
Ce n’est pas faute d’essayer, je vous le jure, mais écrire pour moi, ces derniers temps, c’est comme… c’est comme… pas facile. Il me vient des idées parfois, et je fais aussi des enchaînements de mots harmonieux, magnifiques, époustouflants, mais question contenu, on repassera.
Au travail, ça a été, aujourd’hui, une journée correcte, sans plus. Longue et [insérer antonyme de « palpitant » de votre choix]. Outre de m’attarder sur la pilosité éparse de certains et sur le choix de vêtements douteux de certains autres, les faits marquants manquent de piquant. N’était-ce pas une fabuleuse allitération en « q »?
En effet, j’ai cru remarquer, sur la population générale, oui, mais notamment sur mes collègues de travail, que la gestion pileuse fait parfois défaut. D’accord, vous êtes des hommes, soit, mais saviez-vous que vous pouvez entretenir certaines régions, même si elles vous semblent réservées à l’usage féminin?
Vous savez, on dit « des » sourcils parce qu’on en compte généralement deux, d’environ la même largeur, au-dessus de chaque œil. Je ne vous demande pas de vous « trimer » le dessous, juste de tracer une limite nette entre les deux. Le petit espace entre les deux, qu’on appelle « glabelle » en passant (mot découvert à l’époque des tournois annuels de dictionnaire en famille) doit être moins pileux que ses copains sourcils pour avoir droit à son titre officiel de glabelle. Si jamais vous avez réellement peur d’avoir l’air « fif » avec la glabelle « sur le cuir », il vous suffit d’en laisser un peu, et le tour est joué. Magique.
Puisqu’on fait dans la pilosité, saviez-vous que les poils sur le nez, c’est aussi séduisant qu’une femme avec une moustache. Ou un quelconque poil noir dans le visage outre les sourcils et les cils? Les oreilles, ça passe toujours, parce qu’on ne les a pas en pleine face, mais le nez, non. Pas plus que les poils de barbe oubliés sur le pourtour des narines ou de la bouche. Il faut choisir, on rase la barbe, ou on la garde, mais on se branche. Je ne trippe pas trop poils de cou, et de dos, et d’épaules, mais ils ne distraient pas quand on vous a malheureusement à six pouces de la face.
Puisqu’on se questionne sur les habitudes d’hygiène de la société, j’ai une autre question pertinente. Comment se fait-il que certaines personnes viennent travailler avec une chemise, en plus d’être de style douteux et de couleur indéfinissable, sale (en deux endroits distincts), trop petite et trouée? Euh? Bon, j’avoue, j’ai acheté une paire de jeans troués récemment. Neuf et troués. Il fut une époque où c’était contre mes principes, mais j’ai cédé parce que je me trouvais top dedans, et ils sont neufs et propres. Toujours est-il que, femme ou pas, un petit coup d’œil dans le miroir le matin, avant de partir, non? Il n’a pas de poils sur le nez, celui-là, malgré une pilosité explosive, mais la question qui me vient en tête est : est-il impossible de gérer à la fois le poil et les vêtements? Et votre femme, là-dedans???? ELLE EST OÙ? Elle trouve ça correct que vous soyez laid, poilus et odorants?
Finalement, et je m’en sors quand même mieux que prévu avec ce texte, demain, je dois aller en usine pour faire installer et tester une pièce sur un équipement, qui est devenu malgré moi « mon » produit. Le problème est que personne ne veut ce produit, donc je suis la millième prise avec. Et je ne le connais pas si bien que ça. Et j’y vais seule. Et ça m’énerve un peu. Et la dernière fois que je suis allée dans ce secteur, je me suis faite « cruiser » par le top des cons. Prions qu’il n’y soit pas demain… Ouf.
Je m’étais ennuyée de vous, gang.
vendredi 26 août 2011
La vie sait
S’il fut une saga, elle est terminée. S’il est une chose que j’ai apprise dans les dernières années, par sagesse, c’est que la vie sait où elle va. Si nous, parfois, on est un peu perdu et désemparé, ou plutôt confus, face à certaines situations, quand la vie se sent généreuse, elle se charge elle-même de tracer la voie, sans que nous ayons à nous compromettre ou nous forcer. Malheureusement, ce n’est pas toujours comme ça.
Suite à ma bulle au cerveau qui m’envoyait suivre un cours de français à l’université, j’ai décidé d’aller m’inscrire. C’est donc une Moi chambranlante et incertaine qui s’est présentée au département de lettres de l’établissement d’enseignement en question. J’étais « all-in » pour m’inscrire, jusqu’à ce qu’on me dise que j’aurais des frais pour une inscription tardive, et un délai d’inscription qui me priverait sans doute du premier cours de la session.
Je dis toujours que j’ai des opinions tranchées, mais qu’avec de bons arguments, on peut toujours me faire changer d’idée. J’ai pris ça comme un report à une date ultérieure. Voilà. Point de cours pour moi à la session d’automne. On se reprendra à la session d’hiver!
Sur une autre note, je suis passée chez la tatoueuse pour lui annoncer que je reportais la date de mon rendez-vous pour LE tatouage. La date approchait à grands pas et, de mon côté, je n’étais toujours pas convaincue d’aimer les dessins qu’elle me présentait. Alors que je lui annonçais la chose, elle m’a sorti LE dessin, l’original, celui qui m’avait fait tomber en amour avec les hiboux il y a de cela plusieurs années… Nous l’avions cherché dans ses livres, mais il était disparu. Aujourd’hui, il était réapparu, juste pour moi. Et ainsi ce sera, deux mois plus tard que prévu, le 3 novembre. Au fond, je n’aurai pas à me cacher des quelques rayons chauds du soleil qu’il reste et j’aurai le temps de me faire à l’idée, et peut-être de parler à mon patron. Ou peut-être pas. C’est mon bras.
Finalement, ce fut une journée productive. Je me sens plus légère, maintenant. Et vous savez quoi, je vais pouvoir faire du yoga. Ne reste plus qu’à chercher où. Ça, c’est de la tranche de vie. On fera de la littérature une autre fois.
dimanche 14 août 2011
Too much information
C’était il y a environ deux mois, mi-juin je dirais, période intense de déménagements, et les deux maisons d’en face étaient à vendre. Comme vous le savez déjà, les voisins de biais sont LES Chinois, puisque je leur ai déjà dédié un billet « Les Chinois passent la tondeuse ».
Pour ce qui est des autres nouveaux voisins, ceux directement en face, j’ai eu droit à tout le processus d’achat puisque j’étais à la maison à toutes leurs visites (visites, inspections, rénovations). À chaque fois qu’ils sont arrivés, je me suis dit la même chose : « On dirait des Arabes ». Bon, le terme est péjoratif (encore) et tellement mal utilisé, mais on comprend tous ce que ça signifie. Les deux, ainsi que leur petite fille avaient le teint relativement foncé et les cheveux très foncés et frisés. Mais on s’entendra pour dire qu’à Chicoutimi, dans un quartier résidentiel très ordinaire, les chances d’avoir des voisins chinois et arabes sont minces, voir nulles. Je répète, ici, la population est blanche et francophone, à un pourcentage surprenant. Je pourrais aussi ajouter colonne et inculte, mais c’est une autre histoire, et c’est difficile à déceler au premier coup d’œil.
Toujours est-il que les voisins en question ont finalement emménagé, et qu’ils sont officiellement mes voisins et que je doute fort qu’ils soient arabes, à moins que les papas (grands-papas) arabes aient un Harley (tout comme leur femme d’ailleurs) et qu’ils aient une supra raie de plombier quand ils refont la toiture. J’ai donc relégué les voisins d’en face à « les voisins d’en face qui ont un petit air arabe, sans plus ».
Pendant les vacances, nous nous sommes rendu compte qu’une des deux voitures desdits voisins était « disparue » et que la femme semblait seule, l’homme et le bébé s’étant volatilisés en même temps que la voiture. Je ne suis pas aussi curieuse que cela, d’habitude, mais cela, combiné à l’air déprimé de la voisine d’en face, m’a un peu affligée. Nous nous faisions toutes sortes de scénarios depuis la constatation de la disparition jusqu’à ce que, environ trois semaines plus tard,soit hier, la voiture, le voisin et le bébé réapparaissent.
Soudainement, mon chum a dit : « Et si le gars était vraiment arabe et qu’il était allé voir sa famille avec sa fille, et que la femme était restée à cause de sa garderie? » À l’instant précis où je répondais : « On ne le saura jamais », mon cerveau s’est mis à fonctionner vite vite vite et je me suis élancée sur l’ordinateur.
Deux minutes plus tard, je m’exclamais : « Je le savais qu’il était arabe », après avoir trouvé son nom à partir de son adresse sur le site des pages jaunes et, après avoir dit : « Comment ça se fait qu’il n’est pas prof à l’UQAC s’il est arabe? », parce qu’après un bac en génie, je sais qu’ils y sont tous (au département de génie, d’ailleurs) et qu’il n’est pas assez bien habillé le matin pour être prof à l’université, je tapais son nom bizarre dans Facebook pour découvrir qu’il a des amis de Chicoutimi (donc que c’est bien lui) et pour ensuite découvrir, grâce à LinkedIn, qu’il fait une maîtrise en génie électrique à l’UQAC.
Est-ce que vous réalisez, outre le fait que j’ai eu beaucoup raison, juste que je n’avais pas considéré qu’un Arabe pouvait être avec une Saguenéenne, à quel point j’en sais trop? Je me sens d’ailleurs très sale d’avoir trouvé tout ça. Je suis vraiment une voisine abominable. Je fouine dans la vie de mes voisins. Je pense à ça, je devrais peut-être aller voir ce que font les Chinois?
lundi 1 août 2011
Toupette
Par chez nous, il y a un endroit qu’on appelle le minizoo. En fait, c’est un centre d’interprétation de la faune. C’est à Falardeau. Si le nom vous est inconnu, pas de panique. Disons simplement que c’est loin d’être une métropole.
Falardeau, là où les VTT sont rois et où les tee-shirts aux manches coupées et trop courts sont monnaie courante. Paradis des lacs à pêches et des chalets, là où les dépanneurs font des chiffres d’affaires de fou en bière et en essence et où, ma foi, les locaux ont l’air un peu… ruraux. Bref, je ne marcherais pas le long de la route en fin de journée parce que, dans les petites places comme ça, quand on est trop chaud pour marcher, on prend sa voiture.
Toujours est-il que, on m’avait dit que c’était extraordinaire comme endroit. Ouais, quand même. Les animaux sont presque tous des rescapés, puisque c’est la mission première du centre, et les enclos sont relativement petits, alors on est quasi assurés de voir les vedettes.
Les aigles à tête blanche m’ont impressionnée, plus que les porcs-épics, disons, tout comme les couguars et les bisons. Les bisons, outre leur taille impressionnante, m’ont assommée par l’intensité de leur odeur corporelle. Dieu que je suis princesse. Je deviens de pire en pire, plus je vieillis.
J’ai été plus que saisie d’apprendre qu’un des couguars avait été « sauvé » par l’acharnement du propriétaire du centre, qui a monté les enchères en sachant que la pauvre bête était convoitée par un riche sans cervelle qui souhaitait l’acheter pour la chasse sportive. Il l’aurait lâché sur son immense terrain pour ensuite le tuer par plaisir. Est-ce vraiment plus sain que tuer un être humain? J’y réfléchis encore.
Ensuite, il y a eu la cage du vison, où on nous a bien mis en garde de ne pas nous y mettre les doigts, car la bête est peut-être petite, mais elle sait se servir de ses dents. Idem pour les martres, cousines du vison.
Puis, il y a eu les lamas. Je vous jure que celui avec le « toupette » avait tout un air! On pouvait donner de la moulée de carton à ces derniers. Tout comme les prochains sur la liste, les minichevaux, les chèvres et les ânes, dont un sympathique âne à toupette. On nous a mis en garde, seuls les adultes pouvaient nourrir les plus grosses bêbêtes, mais c’était absolument sans danger.
Je suis une bonne mère, j’ai nourri. Savez-vous quoi? Ça « snap » en écoeurant un âne à toupette, également connu sous le nom « criss d’âne ». Vous trouvez que votre épluche-doigt fonctionne plus ou moins bien, l’âne à toupette fait un travail remarquable. De plus, il réussit, d’une seule mordée, à atteindre le premier tiers de l’avant-bras et une pelure d’index. Impressionnant.
En conclusion : Je déteste les ânes.