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vendredi 20 juin 2014

Boule de pisse et gomme balloune

Avoir un petit bonhomme de 7 mois, c’est pas toujours facile. Avoir un petit bonhomme de 7 mois qui ne fait pas de très belles nuits, ce n’est pas facile. Avoir un petit bonhomme de 7 mois qui a une paire d’otites… oh là là.

Il se pognait les oreilles à temps plein, et puait des oreilles (oui oui, ça peut puer ces orifices-là, et je n’ai pas caché ma surprise quand j’ai collé mon beau bébé tout propre et que ça sentait les pieds, mais par les oreilles). J’ai donc abusé du système de santé public et j’ai rempli une demande de sans rendez-vous, et bien sûr, eu un rendez-vous le jour même. Verdict, ce bébé n’a rien, il est en pleine forme. Et gras à souhait, qu’il m’a dit, le monsieur, donc pas de risque de voir débarquer la DPJ. Pour malnutrition en tout cas. Je me sentais un peu mal d’avoir abusé du temps du monsieur médecin, mais il était là pour me rassurer. Il est médecin alors moi, qui ne le suis pas, je le crois.

 Une semaine après, pognage d’oreille temps plein, et même temps double, fièvre, et finie la qualité de vie. Pour nous, et de toute évidence, pour lui aussi. Ré-abus du système donc. Cette fois, en plus d’avoir eu droit à un médecin que je connais, PAF, paire d’otites. J’ai dû, dans la folie des hormones à l’hôpital après l’accouchement, cocher sans faire exprès la case « Forfait dents et otites ». Je pensais que c’était un mythe cette affaire-là.

Le petit minou ne s’endure pas, et ça, c’est rare. Il faut donc, dans notre société qui tripe sur les médicaments, donner des antibiotiques à nos bébés le plus tôt possible. En même temps, en tant que maman, je sais que ça dure depuis déjà quelques semaines (le pognage d’oreilles) et que ça ne semble pas s’arranger tout seul. Donne-ti, donne-ti pas, le pauvre ti-loup, il a mal. Go go les antibio. Les granos me lanceront des roches, mais au moins, je serai reposée et capable de les esquiver.

Nous voici donc à la maison avec une belle tite bouteille de RAN-CEFPROZIL, pleine de glu rose. Ça devrait bien aller, dit-elle, c’est juste 3.3 mL de la fois, et ça goûte la gomme balloune…  Pourquoi pas le légendaire sirop aux bananes? Ben c’est que le petit minou, il pèse une tonne et que ledit sirop, il faut en donner 20 mL par jour. C’est beaucoup…

Premier essai, on mélange ça avec de la petite purée de pomme, question de ne pas traumatiser son homme. Oups… ça coule un peu. Et là il avale. Et là, il fait exactement le même « move » que Ace Ventura dans le deuxième film du même nom, quand il voit des petits bébés oiseaux qui ont faim. Il se fait carrément vomir. Je réessaie, des fois que… mais non. Il se fait encore vomir. Une dernière fois, tsé, pour la chance. Non plus… La langue sortie, les yeux rouges et vitreux, la petite toux pour finir ça.

Verdict, on lui donne ça sec. Ouf. Il ne semble pas trop aimer. Pourtant, et la pharmacienne, et la médecin ont dit que ça goûtait la gomme balloune. Je regrette tellement mon titre qui a vendu mon « punch ». Je me dis que je vais goûter, question de comprendre et de lui dire : « Ben non mon beau bébé, c’est pas si pire, ça goûte bon la gomme balloune ».

Doux Jésus. JAMAIS, au grand jamais, je n’aurais pu croire que quelqu’un aurait réussi à synthétiser PARFAITEMENT l’odeur des boules de pisse dans la litière et d’en faire une saveur. Une bonne petite gorgée de boule de pisse liquide, avec un arrière-goût de gomme balloune. C’est vous dire à quel point je me trouve chanceuse d’avoir ENFIN pu goûter de la litière, sans avoir à me dépogner les petites graines de dans les dents après.

N.B. Je sais que mon français est « à chier », mais je joue le jeu de la proximité. Pourquoi perler quand on parle de pisse de chat?



lundi 2 janvier 2012

La théorie de la négativité : x = -x

Les enfants sont fascinants. Même dans le « terrible two ». Prenez mon fils par exemple. Il est incroyable. Beau, intelligent, débrouillard, drôle comme pas un, il a tout, même ces grands cils courbés dont j’ai toujours rêvé.

S’il tend à être relativement coopératif au quotidien, il peut s’avérer tout autrement dans des situations plutôt banales et récurrentes de la vie, telles que faire un pipi. En fait, le pipi sur demande est souvent problématique. Facile vous dites-vous, il suffit d’attendre qu’il ait envie par lui-même et l’affaire est ketchup?

En effet, l’idée n’est pas mauvaise, et c’est même ce que nous faisons en général. Jusqu’à ce qu’on aille quelque part où il est préférable de se vider la vessie avant de s’y rendre. Quand la cible est intéressante pour lui, ça va, il suffit de lui dire : « Bon, on va aller chez grand-papa Gaétan, mais avant d’y aller, il faut aller faire un beau pipi ». En général, ça passe au vote.

C’est au moment d’aller prendre le bain ou d’aller faire l’épicerie que c’est moins évident. Pourquoi l’obliger à faire pipi avant le bain? Parce qu’il a toujours envie quand il est tout mouillé et mon chum essuie mal la toilette, je suis toujours la prochaine à m’y asseoir et je déteste avoir les fesses mouillées.

Hier, alors qu’on insistait pour ledit pipi, et qu’en plus on tentait le premier dodo avec des bobettes (en remplacement de la pull-up), donc on y tenait tout particulièrement à ce dernier pipi, il a décidé de contester. Il refusait catégoriquement. « NON! Eux pas faire pipi! ». Dans un petit excès de frustration de ma part, qu’on pourrait qualifier de perte de patience, je lui ai hurlé, après avoir furieusement fermé le couvercle de la toilette : « Marcus, je ne veux pas que tu fasses pipi, et surtout pas que tu touches à la toilette! »

Fidèle à lui-même, il a appliqué parfaitement la théoriquement de la négativité. Il m’a répondu, en hurlant lui aussi, et en se reculant sur la toilette, après avoir relevé le couvercle : « Oui maman, JE VAIS FAIRE PIPI! ». Maman : 1 – Marcus : 0.

Quand ça vient d’un mini de deux ans, c’est presque drôle. Des fois.

Bonne année.

En passant, je trouve ça inutile de souhaiter bonne année. Et les becs qui viennent avec, je n’en parle même pas.

Et c’est encore pire quand c’est souhaité sur Facebook on dirait. Tout ce qui est annoncé ou souhaité sur Facebook est fait de la mauvaise façon, vous ne trouvez pas? C’est un peu comme si la vraie vie c’était devenu ça. Comme si les gens n’étaient plus que des lecteurs optiques…

Bonne soirée. Ça, je le pense.

dimanche 6 novembre 2011

Blogue-t-y, blogue-t-y pas?

Il était une fois moi, qui avais fait un genre de démission de mon blogue, pour les raisons semi-obscures. Puis, il était encore une fois cette même moi-même, qui avait soudainement des choses à écrire, mais sans que ce soit nécessairement des choses intéressantes. Puis, il y avait cette autre moi qui se disait que, dans le pire des cas, c’est MON blogue, et j’en fais bien ce que je veux. Si je ressens le profond désir d’écrire un ramassis de n’importe quoi écrit n’importe comment, je peux bien, n’est-ce pas?

La première semaine de Movember est complétée. Cette belle fin de semaine, outre de nous avoir permis d’insérer le premier suppositoire à notre fils, a sans doute rendu majestueuses certaines moustaches. En fait, je suis un peu fébrile d’arriver au bureau demain et de voir toute cette virilité.

J’ai deux pools de hockey cette année et je dois me confesser, ce n’est pas super. Je suis 9e sur 15 dans mon pool d’amis et 11e sur 15 dans mon pool de bureau. Pas chic. Une chance que j’ai des enthousiastes qui me font des soirées de trois points, parce que je me balancerais sans doute en bas de la chaine alimentaire. La saison est encore jeune, vous me direz, et je devrai vous donner raison, mais ma douleur reste réelle. J’exagère encore, semble-t-il.

Le prix littéraire de la nouvelle Radio-Canada fermait la semaine dernière et, contre toute attente, j’ai réussi à pondre un petit coco, tout petit. Je l’ai à peine senti passer. L’avantage est que c’est plus facile, mais l’inconvénient est que ça nourrit peu, un petit œuf. Je pourrai donc me consoler en me disant que, au moins, j’aurai essayé. Dès que je serai absolument certaine d’avoir échoué, je vous mettrai ça ici, que vous puissiez constater par vous-même que ce n’était pas l’idée du siècle.

Aujourd’hui, Marcus était malade. Tout a commencé cette nuit, vers 3 h, quand il s’est mis à tousser, tousser, tousser… Il toussait tellement qu’il était incapable de respirer entre chaque fois. Il était un peu paniqué et moi, beaucoup. Sa voix était très rauque. Je me suis donc couchée avec lui pour le calmer. Puis, il s’est rendu jusqu’au matin. Ensuite, son état s’est dégradé, amélioré, dégradé, amélioré. Après son bain, alors qu’il courait à 100 km/h derrière son Thomas le train, nu, en riant, je me suis dit qu’il allait mieux. Nous n’avons pas pris de chance, il a eu une pilule à fesses. Non, ne me demandez pas pourquoi une pilule à fesse décongestionne le nez. Faites confiance, comme moi. En tout cas, elle pue, la pilule à fesse, et avant même d’avoir pris son trou.

Comme il faisait très pitié, aujourd’hui, nous lui avons acheté le film « Cars 2 ». Puis, on l’a regardé. Mon avis, puisque ce blogue en est un de critique (n’est-ce pas?), c’est qu’il est trop petit pour l’apprécier. Il a accroché sur une séquence de deux minutes à peine, où Flachémi (Flash McQueen) et Mater vont réveiller et faire renverser un ÉNOOOOOOOOOOOOORME tracteur, qui « pète » tellement fort que le gazon arrache. On lui a remis une bonne dizaine de fois. Sinon, ce n’est pas pour les minus comme lui.

La fin de semaine prochaine, je me lâche lousse. Moi, oui moi, je vais à Montréal. À Saint-Eustache, en fait, mais je passe par Montréal avant. Toute seule. Presque comme une grande, à l’autobus près. Je me sens tellement « wild ». J’y crois encore à peine. Deux dodos pas dans mon lit, sans mes hommes, sans mes chats, sans mon cocon.

C’est assez long tout ça. Je finis en vous disant : Pensez à moi pour le Movember!!

lundi 5 septembre 2011

Homosexualité génétique

L’homosexualité est un concept pour lequel je n’ai que très peu d’opinion. En fait, c’est justement parce que je considère qu’il n’y a pas à y avoir d’opinion que je n’ai jamais cru bon me prononcer. À mon avis, être gai, c’est être gai, sans plus. C’est quelque chose que je ne comprends pas particulièrement, comme les gens qui aiment la musique techno, mais c’est comme ça.

N’allez pas croire que je suis homophobe. Ce texte ne vise pas du tout à militer pour ou contre la chose, seulement de déblatérer à ce sujet, sans plus.

J’ai su, hier, qu’un de mes cousins est gai. Ah. Non, je n’en savais rien. Par contre, je ne suis pas étonnée. Il avait le « profil ». Mais c’est quoi, au juste, le profil? Gentil, doux, intéressé, pas très viril, entouré de filles. Je sais qu’il y a des gais très poilus et très « mécaniques », mais pas le cousin en question.

D’ailleurs, j’ai un autre cousin gai. Lui aussi, étrangement, a ce profil. Un doux, gentil, propre sur sa personne, passionné, toujours entouré de filles.

Quelque part dans les années précédentes, je m’informais d’un cousin que je n’avais pas vu depuis longtemps. « Il est gai », m’a-t-on dit, comme si c’était une information vitale. Intéressant. Un autre propre, poli, gentil, serviable, trop intéressé par l’état de santé de ses tantes et cousines.

Un autre jour, un de mes amis me parlait d’un gars qui habitait avec son ex, gai. Ah oui? Ah bon. Il me dit son nom, comme ça, surprise! C’est mon cousin! Mais pas le premier, ni le deuxième, ni le troisième. Profil : Beau, très beau, entouré de filles. Moins propre, mais tout de même.

Bon, si on oublie les deux autres cousins sur qui les doutes planent, disons que sur mes douze cousins du côté maternel, quatre sont officiellement homosexuels. Mais encore? C’est le tiers. 33 %. Puisqu’on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques, oublions les filles et penchons-nous sur ce taux. C’est élevé. Très élevé. Si on ajoutait les six filles, pour un total de dix-huit, on aurait tout de même un score de 22 %, ce qui est encore ÉNORME.

Constat : Il y a un gène homosexuel dans ma famille maternelle, et ça touche principalement les hommes. Honnêtement, je suis saisie. Je ne m’étais jamais vraiment attardée sur le sujet, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Admettons que les deux autres « cas douteux » s’avéraient être réellement partie du lot, en comptant tout le monde, on atteint le 33 %. Si ce sont effectivement deux hommes, nous obtenons un ahurissant 50 % d’homosexuels hommes. Si jamais ces chiffres sont vrais, sérieusement, je pense que je lance des recherches.

Pensez-vous que ça saute des générations, comme les jumeaux, parce que j’ai un fils… Je déconne.

lundi 8 août 2011

Nous avons créé un monstre

Si un jour on m’avait dit qu’il était préférable d’utiliser la locution « trop petit pour… » plutôt que « trop gros pour… », j’aurais fait tout ce qui est en mon pouvoir pour le mettre en pratique. J’ai une vilaine manie de « dénigrer », sans le vouloir, ce qui est gros. Voyez, je suis encore péjorative. Je ne sais pas vraiment quel terme utiliser pour que ça sonne bien. J’aime bien « oversized », mais encore là, c’est relativement péjoratif. Tous les termes qui désignent un débordement, une surcapacité, une lourdeur excessive sont obligatoirement méchants.

Je ne suis pas volontairement odieuse, je vis simplement dans la même société que vous tous. Depuis que j’ai un enfant, j’utilise beaucoup de superlatifs et de mots d’exagération tels que : énorme, minuscule, gigantesque, très très, pour qu’il comprenne bien les dimensions. Qu’il sache que petit, c’est plus petit que moyen, et que moyen, c’est plus petit que gros. Du même coup, énorme est plus gros que gros et, gigantesque, encore plus.

Ce soir, alors qu’on mettait Martus au lit, et qu’il était particulièrement gentil et facile (merci garderie), on lui a un peu parlé de sa journée de demain, et il en a profité pour nous dire qu’aujourd’hui, il s’était glissé dans la glissade verte. Ensuite, son papa lui a demandé si le monsieur de la garderie s’était glissé, lui aussi. Martus a dit que oui. Ensuite, Papa a renchéri avec Madame garderie et là, il s’est mis à rire, avec un air coquin, avant de répondre : « Ben non, est trop grosse ».

SCANDALE!!! Le scandale vient-il du fait que Martus ait dit cette énormité, ou que Papa ait éclaté de rire, puissamment, à en manquer de souffle, sans même se cacher un peu. J’ai moi-même échappé un petit rire nerveux, je m’en confesse, mais j’ai immédiatement rectifié le tir et me suis reprise, afin de faire de la discipline avec le grand.

À l’instant où je tricote toutes ces phrases, juste pour vous, mes quinze visiteurs quotidiens, je me questionne réellement sur les conséquences de ma propre phobie sur mon fils. Cet événement est mineur, et risque de ne pas se reproduire, en public, et de ne jamais causer de tort et de blesser quelqu’un, parce que je vais faire le nécessaire. J’aurais dû lui inculquer que la boîte était trop petite pour y mettre le ballon, et non que le ballon était trop gros. C’est un peu comme le concept du verre à moitié vide ou à moitié plein. Trop gros est négatif.

Je n’aurais jamais pensé qu’un enfant de deux ans pouvait dire une telle chose. Le pire dans tout ça c’est que, pour lui, elle est parfaite, madame garderie, juste un peu trop grosse pour la glissade.

dimanche 7 août 2011

This is the end...

"Si les bonnes choses ne finissaient pas, on ne saurait même plus qu'elles sont bonnes". C'est le titre que j'aurais voulu mettre, s'il n'avait pas été si long.

C’est comme ça, tout ce qui commence doit finir, idéalement. En effet, nous sommes dimanche soir et, demain, c’est retour au travail, après deux courtes longues semaines de vacances.

Courtes parce que des vacances, c’est toujours trop court. On s’habitue à se lever à 8 h le matin, à prendre tout son temps pour manger, attendre que le café coule, à faire des crêpes et du pain doré, à errer en bobettes dans la maison. J’aime ça, moi, errer en bobettes dans la maison. Avec une camisole, on s’entend. C’est un peu comme la fin de semaine, sauf qu’on n’a pas systématiquement une épicerie et des milliards de commissions plates à faire.

Longues parce que, figurez-vous donc, chers amis, que la discipline d’un jeune homme en plein « terrible two », c’est intense. Qui dit « vacances » dit également « siestes courtes, ou sautées », et qui dit cela, dit enfant qui subit son existence, tout en la faisant subir à ses parents.

Je suis donc prête à retourner au travail demain. Mes vacances se terminent de façon zen et harmonieuse, en excellente compagnie, à vous écrire. N’est-ce pas super? Martus semble aussi prêt à retourner à la vie « normale ». Il quémande ses amis depuis une semaine, deux même, et a recommencé à se réveiller tôt hier matin. Tout se place comme il se doit.

Pour ma part, malgré ma rigueur à l’entraînement, nous avons couru environ six fois, ce qui est très bien, j’ai un peu exagéré sur les calories liquides. Le café glacé de McDo a été ma plus grande faille, et la bière. Et les brownies. Pourtant, je n’ai pas poussé la note tant que ça, du côté des quantités, mais le simple fait de manger à la maison semble avoir joué contre moi. Le travail saura remettre les choses en place. Mon chum s’est lui-même qualifié de « baquet », ce qui est un peu exagéré, quand même, mais qui m’assure un certain soutien pour les semaines à venir.

Ah, j’oubliais deux activités notables pendant nos vacances, nous sommes allés voir des grues GUAY, grâce au conjoint de ma tante, qui est grutier, et nous avons pu, mon fils et moi, contempler un homme au travail dans sa « pépine », pour creuset un trottoir. Si Martus avait à établir un top trois, il y aurait ces deux activités, et la plage. Pour ma part, j’enlèverais la « pépine », mais j’avoue que j’ai bien aimé les grues.

Finalement, demain, je sais que ce sera le zoo dans la maison, j’ai bien beau vouloir tout préparer, je sais qu’il sera difficile de pousser notre fils à se dépêcher, à déjeuner, quoique c’est mieux depuis que j’ai concédé les Mini-wheat (ça pourrait être pire), que je ne me rappellerai plus ma routine matinale, quoi mettre dans les lunchs, comment me maquiller, si je me maquille. Puis, mardi, ce sera mieux et, mercredi, on aura déjà oublié qu’on était en vacances. Heureusement que c’est comme ça parce que, au fond, la nostalgie, ça ruine le moral.

Vivement demain, qu’on s’y remette.

vendredi 5 août 2011

Du sable chaud, c'est chaud

Aussi étrange puisse-t-il vous sembler, ma dépendance à l’arnaque qu’est la météorologie est réelle. Je consulte Météomédia, merci « l’internet », plusieurs fois par jour, autant pour mes projets à court terme que pour connaître la température actuelle extérieure. Notre thermomètre de maison est au soleil et il pousse l’audace jusqu’à indiquer 25 °C en hiver, alors que dire de sa fiabilité générale de jour?

Consulter la météo me permet de sélectionner mes vêtements, de choisir ou non de m’adonner au supplice de la crème solaire, de planifier mes activités. Ce matin, dernier vendredi de mes deux courtes semaines de vacances, je « branlais sérieusement dans le manche » pour aller à la plage. Je tentais de m’autoconvaincre de toutes sortes d’absurdités, dont je vous ferai sans doute part dans les phrases qui vont suivre.

Premièrement, la météo, tout comme moi, semblait avoir un certain penchant bipolaire. Seulement dans la journée d’hier, les prévisions ont dû changer une bonne dizaine de fois. On est passé de 24 °C avec des nuages, à 28 °C ensoleillé, 34 °C avec cet emmerdeur d’humidex. Je ne savais plus à quel saint me vouer, et sachez que, pour moi, prendre une décision, si banale soit-elle, est une réelle torture.

De plus, il était passé 9 h et nous étions toujours là, en bobettes, à vaquer à notre existence, sans que rien n’annonce un réel engouement pour ce projet de « voyage ». La plage étant à plus d’une heure de route, la beauté de l’idée semblait rider à vue d’œil. Puis, avec tout ça, venait un autre combat de taille, que mangerions-nous pour dîner?

Soudainement, comme envahie d’un regain de vie, malgré mes trois heures de sommeil (je suis sortie hier, moi! Qui l’eut cru!), j’ai décidé qu’on y allait. Deux heures plus tard, nous constations avec un brin de déception que le soleil, celui qui réchauffait notre maison, n’avait pas suivi jusqu’au Lac Saint-Jean. Le ciel était blanc-gris et le vent donnait même le goût de frissonner un peu. Tant pis, le petit bisou jouerait un peu dans le sable, puis nous repartirions tôt après le dîner, composé de légumes cru, de sandwichs d’épicerie au goût douteux et de « pamage » en grain. Le fromage à lui seul était déjà signe d’une journée réussie pour notre fils. Ce serait au moins ça.

Une fois rassasiés, Martus avait du sable dans la plupart des orifices, et nous nous nous disions que le parasol oublié dans la voiture pouvait bien y rester. Soudainement, le ciel est devenu tout bleu, et le sable, tout chaud. L’espace de quelques secondes, le beau temps était apparu.

Martus a connu les petites vagues, les a craintes, les a apprivoisées et, à force de mater les jouets du petit garçon d’à côté, minuscule garçon devrais-je dire, a fini par s’en faire un copain. Félix. Étonnamment, Félix, qui semblait tellement chétif à côté du nôtre, était de presque un an son ainé. La différence de format était flagrante, tel que le démontre la photo. Cette plage est classée dans les plus belles au Québec et, maintenant, je comprends pourquoi.

Pour l’occasion, j’avais enfilé mon maillot, question de rentabiliser mon investissement, et j’avais même décidé que je ne paniquerais pas sur le soleil, et que prendre des couleurs ne me ferait pas de mal. Il faut choisir ses cancers.

Cette journée, qui semblait vouloir s’annoncer chaude, collante et ennuyante en ville, s’est transformée en journée extraordinaire. À 14 h, trois heures après notre arrivée, les signes de fatigue étaient de plus en plus inversement proportionnels à la patience du jeune homme et, moyennant une visite dans la glissade jaune, nous sommes partis « en douce ». Une fois dans la voiture, il lui a suffi d’environ trois respirations pour tomber endormi, le chapeau bien enfoncé sur les yeux. Quand il s’est réveillé une heure plus tard, nous arrivions à la maison. Il a tout de même eu la chance de voir quelques pelles mécaniques. Des « belles grosses quicaniques » selon ses dires.

Nous allons à la plage environ une fois aux trois ans et, pour Martus, c’était une première. À voir à quel point c’est féérique avec un enfant, je pense que nous y retournerons un peu plus souvent, si la météo le veut bien!

jeudi 28 juillet 2011

Choisir ses combats

Avoir un enfant, que ce soit par choix ou par surprise, chose que je ne comprendrai jamais, est une entreprise qui demande une implication totale et entière. Chaque journée est une nouvelle aventure et dès qu’on a l’impression d’avoir acquis une certaine stabilité, on se rend compte que la vie de famille est sans doute un des sols les plus instables que la vie sur terre ait connu. Marcher sur l’eau est bien plus prévisible qu’avoir un enfant. Au moins, on sait qu’on coulera.

Avant d’être mère, ma seule perception des enfants était celle que j’avais quand je sortais au centre commercial ou dans les fêtes de famille où, on s’entendra sur ce point, ils ne sont jamais vraiment pas à leur meilleur. Je suis enfant unique et je ne fréquente pas ma famille, et mes amis n’avaient pas d’enfants. J’avais bien certainement une opinion à propos de tout, et j’affirmais avec certitude que je ne laisserais jamais mon enfant me taper en pleine face ou faire une crise en public, car personne de mentalement sain ne désire de telles situations, mais sinon, j’avais beau avoir un minimum de vécu, je n’en savais fichtrement rien.

Le temps a passé, les choses ont changé. Maintenant, je suis mère d’un seul être humain, un petit garçon. Il a deux ans. Je sais beaucoup de choses. On m’a souvent dit que mon fils était un bébé facile. Ces gens avaient raison. Il a pleuré pendant ses trois premières semaines de vie, puis a arrêté. Mon allaitement s’est bien déroulé. Il a fait ses nuits assez tôt, vers quatre mois, peut-être avant. Il a bien mangé, s’est bien intégré à la garderie, a marché avant d’avoir un an, a parlé tôt, et bien, et s’est toujours couché aisément, sans crise, sans drame. Il a été peu malade, ne faisait pas de crises. Un enfant facile.

Vers un an et neuf mois, vingt et un mois comme disent la plupart des parents, il s’est mis à s’affirmer. Le « terrible two », m’a-t-on dit. La discipline, qui était toujours allée de soi, que ce soit pour le coucher, les interdictions, les mises à niveau, est devenu un genre de combat. Puis, il y a eu certains bouleversements, dont la fermeture impromptue de la garderie, la propreté récemment acquise et sa nouvelle capacité d’exister à plus grande échelle.

Comme lui, sans doute, nous avons été pris par surprise, ne sachant pas vraiment comment réagir. Sans le faire exprès, nous nous sommes mis à appliquer la devise « choisir nos combats ». Cette idéologie était pleine de sens, puisque sans cela, nous aurions passé la totalité de nos moments en famille à nous chicaner, à mettre le pauvre Matus en punition et à dire « non » à chacune de ses actions, puisqu’elles étaient presque toutes répréhensibles.

Après quelques semaines de cette pratique, alors que ma santé mentale commençait à battre de l’aile et que notre fils semblait de pire en pire, nous avons dû changer notre fusil d’épaule, il fallait trouver une solution, notre fils était en train de devenir un monstre. Tapes dans la figure, crise de « bacon », monsieur mou, « garrochage » d’objets, automutilation légère, il faisait tout, sans compter la manipulation avec l’« envie de pipi », qui était abusive de par sa fausseté. Qui peut bien avoir besoin d’urine quinze fois dans sa première heure de « dodo »?

Nous avions « choisi nos combats », et nous avions échoué. Nous devions alors vite établir un plan B. Ne rien tolérer. Advienne que pourrait, notre fils ne serait pas le maître de la maison, et il était hors de question que j’aie à avoir honte en public.

Maintenant, dès qu’il fait une action interdite, la riposte est immédiate. Savez-vous quoi? C’est difficile. Ça gruge du temps, et de l’énergie. Pire encore, il faut parfois annuler des choses qui nous tiennent à cœur pour être conséquents dans nos actions, pour qu’il réalise que les actions ont des conséquences. Ça marche. En moins d’une semaine, les résultats sont surprenants.

Il n’est pas redevenu le bébé facile qu’il a été, puisqu’il n’est plus un bébé, mais nous voyons très bien dans ses yeux, quand il « s’essaie », qu’il comprend la signification de nos gros yeux. Il sait quand il fait quelque chose de « mal », il hésite lorsqu’il pose l’action. Après une punition, il est plus calme, plus gentil, sauf quand il manque sérieusement de sommeil, dans ce cas, rien n’y fait.

Maintenir ce rythme quand les vacances seront finies sera dur, prenant, mais je sens que cette démarche est nécessaire pour faire de notre petit homme un enfant vivable. Il est intelligent, mieux vaut ne pas tout gâcher. Après coup, je n’ai qu’une chose à dire : Choisir ses combats? Non, pas vraiment. Les enfants méritent qu’on se batte pour eux, même si ce doit être avec eux.

lundi 23 mai 2011

Potty Training

Notre fils approche dangereusement ses deux ans. Ce sera dans deux semaines. Depuis quelques semaines, il manifeste séquentiellement un certain besoin d’aller sur le pot. Parfois sur la toilette aussi. Mais souvent, il décide en cours de route qu’il ne veut plus, se raidit, devient ingérable et fait une crise.

En fouillant dans l’armoire à DVD, je suis tombée sur un DVD dont j’ignorais l’existence, Potty Training, une production de Pull-Up. Je me suis dit : « Nous sommes dedans, pourquoi pas, ça ne peut pas nuire ». Nous nous sommes donc installés tous les trois devant la télé pour regarder ÇA. Ouf. En partant, c’est une traduction vraiment poche, et on croirait que ça s’adresse aux enfants, parce que tout est coloré et que les animatrices nous parlent comme si on avait deux ans, mais elles s’adressent vraiment aux parents.

Parlant de parent, il y avait cette mère, une blonde pas vraiment crédible et beaucoup trop motivée par sa fille qui fait pipi dans le pot… Elle la déguise en princesse pour « l’occasion » et fait toute une fête à chaque fois qu’elle va sur le pot. Euh… La mère, avec la postsynchro de qualité douteuse, était plutôt déplaisante. C’est à ce moment que mon chum a lancé, sans pouvoir se retenir j’imagine : « A m’énarve tellement, je la battrais ». Il a dit ça, à haute voix, directement dans l’oreille de Papus, qui n’avait qu’une idée en tête, soit qu’on lui enlève ce film-là pour lui mettre « La piste de course » (Cars). Ce que nous avons fait quelques minutes après que Papa ait manifesté ce besoin de violence.

Ce que j’ai retenu du DVD? Ils sont vraiment affiliés, moulés, fusionnés à Pull-Up. Tellement qu’ils disent à tout moment que, dès qu’on a mis la première Pull-Up, il ne faut plus revenir en arrière. C’est fini les couches et on assume les dégâts. Un peu comme l’héroïne j’imagine. Il semblerait qu’on est dépendant après une seule dose. Moi, je ne suis pas rendue là, il faut croire.

Ensuite, ils font tout un cérémonial sur les pipis. On lui a mis des bobettes l’autre jour, il était tout énervé. Je lui demandé aux deux minutes s’il voulait aller faire pipi. Évidemment, c’était non. Devinez quoi? Il nous a fait une belle rivière de pipi tout chaud dans le salon. S’il me dit non, je le crois. Mais c’est oui, je fais quoi? Le mettre de façon préventive sur la toilette? Il s’arcboute en disant « Non j’aime pas ça » et « Pas du tout » jusqu’à ce qu’on abdique et qu’on lui remette une couche, ce qui n’est pas une mince affaire, je vous jure. Il aime ça des « bobèques ». On lui demande avant de le mettre dans le bain s’il veut faire pipi, on l’assoit sur la toilette, il hurle en se renversant en arrière, on se dit qu’il n’a pas envie, on le dépose dans le bain, il se regarde l’entrejambe et devinez quoi? Pipi.

Finalement, tout ça pour dire que je pense qu’il n’est pas encore prêt.