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lundi 6 février 2012

Qui a eu cette bonne idée?

Si j’étais employée d’une chaîne de télévision pour le petit peuple, qui ne cherche rien de moins qu’attirer les foules en jouant dans la vie privée des gens, idée de génie si vous voulez mon avis, et si originale, j’aurais quelque chose de plus-que-génial à suggérer à mon patron.

Ce serait une téléréalité qui se passe dans un atelier d’assemblage de machines quelconque et ça s’appellerait : « L’amour est dans la shop ». Ce serait cinq filles plutôt moches, mais tellement vaillantes, qui veulent trouver mari. On les verrait, tous les jours de la semaine s’il le faut, pour être bien certain d’accrocher les téléspectateurs, et on finirait par trouver ça mignon des grosses filles négligées qui parlent mal et qui ont le dessous des ongles sale.

On sait tous que les « filles de shop » ne sont pas toutes comme ça, mais les autres, elles intéressent qui? Tant qu’à être original, on pourrait même s’organiser pour qu’elles soient toutes lesbiennes et que les prétendantes soient vraiment « hot », pour attirer aussi le public masculin. Wow, j’appelle qui?

Tant qu’à faire dans la bonne idée, il y a aussi le nouveau Timatin (je ne sais pas comment l’écrire, pardon, et je ne veux pas aller sur le site de TH) aux blancs d’œufs. Vous savez, les résolutions du Nouvel An, la reprise en main, l’abonnement au gym, manger mieux. Manger santé. Avec choix de bacon ou saucisse (pauvre jaune d’œuf, je l’aime moi).

J’ai déjà, dans un passé lointain et sur un blogue que je n’alimente plus, pété un plomb à propos de la publicité de Coors Light avec le chauffeur du camion de ladite marque qui « frenche » bruyamment Annie, qui est allumée raide, au point qu’elle dit « C’est chaud, c’est chaud » et le gars, pourquoi pas, qui sort de son poids lourd à la vitesse du son pour aller tâter son camion, voir s’il est si chaud que ça. Croyez-le ou non, ils l’ont ressortie (la pub). Ils devaient avoir prévu le coup, ou Annie est vraiment « wise », parce que ses vêtements ne sont même pas démodés.

J’avais des tas d’idées, mais je mettais de la musique dans mon iPod en vous écrivant et là, j’ai sommeil.

À plus, gang.

mercredi 12 octobre 2011

Malaise

Je me confesse, je suis de nature mal à l’aise. C’est comme ça, dès qu’on se fout de la gueule de quelqu’un, que j’entends des insolences téléphoniques, que quelqu’un fait une blague douteuse et que personne ne rit, je suis ennuyée pour la personne concernée. Je porte la croix des autres, mais sans que le poids sur leurs épaules ne s’allège.

Si seulement ce malaise perpétuel s’arrêtait là, ce serait encore endurable, car je m’éloigne de ce genre de situation. Là où ça devient insupportable, c’est lorsqu’une émission de télévision dans sa totalité représente un malaise. Avant que l’envie ne vous prenne de me suggérer de ne simplement pas regarder lesdites émissions, sachez que j’y avais pensé moi-même, mais que je ne suis pas seule chez moi, et que la télé l’est, elle, et que certaines publicités échappent à notre contrôle.

Il y a les faciles, comme Occupation Double. Pour être parfaitement honnête, je n’en ai vu qu’une courte annonce, entre deux scènes atroces de piètre cinéma (Star Wars Episode 2), faite de corps « parfaits » et de DB (douche bags). Je peux également dire qu’il y a une Christina, parce qu’elle « vient d’ici » et qu’un collègue l’a dans ses « amis » Facebook. Sinon, c’est tout. Mais la pub a suffi à me rendre mal à l’aise. Heureusement, ma séance annuelle d’écoute de TVA est passée, donc on ne m’y reprendra plus. Considérons cela comme une « erreur de parcours ».

Sinon, je me suis retrouvée, bien malgré moi je le jure, à regarder Opération Séduction, à V télé. Ouf. Je n’ai rien d’autre à dire. Ouf. Ouf, et re-ouf. Eurk et ouache pourraient également être des termes acceptables. Mais non, vous savez que j’ai autre chose à dire. Qui a-t-il de mieux, toutes possibilités universelles confondues, que de subir une rencontre [pathétique] entre un pompier supra DB, tatoué de barioles noires aléatoires sur un bras entier, avec un atroce accent qu’ont beaucoup de gens « cool » de la ville, et une fille très bien, mais qui ne cesse de se faire poser des questions sans contenu et sans but par ledit pompier qui l’aurait voulue bien plus « hot ». Et il lui a conseillé de ne pas le choisir, au final. J’imagine qu’elle n’était pas suffisamment pâmée. J’en ai sauté des bouts parce que sérieusement, quand on se sent de trop dans son propre salon, il est temps d’aller se passer la soie dentaire. Maintenant, c’est réglé et discuté, il n’est plus question que je me tape une telle atrocité. Au pire, je reprendrai le sommeil manquant.

Quand on peut s’en tirer aussi facilement, c’est bien. Mais quand la plus grande source de malaise, tous univers confondus, provient de la réponse à la question suivante : « Martus, qu’est-ce que tu veux regarder en buvant ton gros lait jaune? », que peut-on réellement y faire? Il aime ça, lui, Dino Dan. Il adore les dinosaures. Je vous mets dans le contexte. Un petit garçon âgé entre 8 et 12 ans, rousselé et toujours vêtu d’un haut jaune et d’un bas beige, peu importe la saison, est un fan fini des dinosaures. Il les connait tous, les aime, fait partager sa passion à ses amis de classe, parce qu’il en a, étonnant, et tous le vénèrent, l’encouragent, le suivent.

Ce n’est pas tout. Dan, puisque c’est son nom, ne se contente pas de trainer son cahier de notes illustré par nul autre que lui, contenant tous les modèles de dinos, prêt à le brandir dès qu’on requiert une explication dinosienne, il VOIT des dinos partout. Il pratique des dino-expériences, qu’il compile dans son dino-enregistreur, et tient ses livres. Il va dans le garage chercher quelque chose, entend un son bizarre et dit, soudainement : « Mais qu’est-ce que c’est? On dirait un bébé dinosaure?!?!? ». En effet, c’était un bébé tricératops. Pourquoi pas? Et puis-je insister sur le fait que les émissions canadiennes n’ont pas suffisamment de budget pour des effets spéciaux dignes de ce nom.

Personne d’autre que lui ne les voit, les dinos. Quand il en parle, personne ne semble s’inquiéter, le contredire, douter. Sa mère semble même à l’aise avec l’idée. Il n’est jamais question de rencontre hebdomadaire avec un spécialiste. Mais il n’y a pas de père, dans cette histoire, ça doit être ça, la clé. On ne peut pas en vouloir à un petit qui n’a pas de père.

Le pire du pire dans tout ça, c’est qu’il a des amis. Je m’imagine, il y a vingt ans, faisant une fixation sur les dinosaures, à écoeurer le peuple avec ça, à faire tous mes travaux sur les dinos, à porter des macarons, à toujours avoir la main en l’air avec un air de « je sais tout ». Je n’aurais plus une dent dans la bouche, et je jouerais sans doute à World of Warcraft, dans le sous-sol de chez mes parents, passé trente ans, avec des amis « internationaux », parce que je joue « online » et bien des amis Facebook, mais pas un que j’ai déjà vu. À moins que j’aie un ami qui prend ses décisions avec des dés de Donjon & dragons.

Dino-Dan = MALAISE. Le pire, je me suis tapé six épisodes ce soir, parce qu’il voulait écouter ça. Quelle bonne idée de lui permettre de regarder la télé après le souper, et il veut « m’asseoir Y toi, Maman ». J’aimais ça, sa passe Pororo. Poby était pas mal trop doux, mais au moins, ils avaient l’excuse d’être des dessins animés. Au pire, je peux toujours mettre ça sur le dos de la postsynchro, avouez que c’est souvent ça le problème…

vendredi 7 janvier 2011

Simon

Ce soir, vendredi (enfin), nous n’avions rien à regarder à la télé. Pas d’épisodes de série enregistrée, pas de film, pas de match qui nous intéresse, nada. Ce faisant (mon marqueur de relation favori), mon chum m’a dit, tout bonnement, « on pourrait aller s’écouter quelques vidéos de Simon’ s Cat ».

Ce n’est pas un secret pour personne, je suis type chat. Pire, je suis un chat. Collée dans mon territoire (comprendre : ma maison), réfractaire au changement, air bête… Les chats pour moi ne sont pas des animaux de compagnie, mais des êtres complexes faisant partie intégrante de ma vie. C’est comme ça. Au quotidien, je ris de leurs niaiseries, je leur parle, les appelle de leur 56 surnoms, dors avec eux, les « coup-de-boule », les laisse me réchauffer les genoux pendant que je relaxe, me voler mon espace vital quand je dors, les laisse contrôler ma vie. Je les examine, les étudie, les comprends.

Ce matin, mon chum m’a envoyé le lien vers le site en question, celui de Simon’s Cat. C’est un type qui fait des épisodes de dessin animé très simpliste d’un homme et son chat. Pour le commun des mortels (comprendre : les gens qui sont convaincus que le chat est un animal de fille hypocrite et stupide), le tout peut sembler un peu emmerdant, mais moi, j’ai passé un très bon moment. Deux vidéos m’ont particulièrement fait rire. Le premier, « Fly Guy », entre autre la séquence où le chat se fait des scénarios avec la mouche mourante et le deuxième, « The Box », tout spécialement quand le chat fait une passe poche et qu’il a la honte. Pour faire « comme si de rien n'était », il se lèche la patte avant de reprendre ses niaiseries.

Les chats, presque tous, me font rire. C’est comme ça. Tout comme Simon-Olivier Fecteau. Après s’est tapé tous les films Simon’ s Cat, j’ai eu la brillante idée de farfouiller du côté de Tou.tv. Comme Simon-Olivier Fecteau me fait rire « de base », nous nous sommes dit « Pourquoi pas? » Sérieusement, ça vaut la peine. Les vingt épisodes de la première saison de « En audition avec Simon » y sont passés. Mes coups de cœur? Anne Dorval et James Hyndman. Pour mon chum? Guy A. Lepage et les mêmes que moi.

Si vous ne connaissez pas le concept, c’est Simon-Olivier Fecteau, un ancien des Chick’n’swell qui fait passer des entrevues (pour on ne sait quoi) à des vedettes et qui leur chie dessus. Son assistant, Martin dans Watatatow (Étienne de Passillé) est tout à fait sublime. Il ne parle que très peu et pourtant, est fantastique. Tellement que j’ai peine à croire qu’on ne l’a jamais revu à la télévision depuis. Il vole la vedette au créateur. Ou encore Créateur (selon lui…). Je vous laisse avec cela.

Bonne soirée. Un texte « défi » sera à venir, demain, avec mon ami de Tempête de cerveau. Un sujet poche à mort (déterminé par moi dans un moment de divagation). À demain, donc.