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lundi 29 août 2011

Aimer

Si le français, la langue, à ne pas confondre avec un quelconque Européen de là-bas, la minuscule en fait foi, tend à être une langue beaucoup plus romantique et riche que l’anglais, la faille est large et profonde lorsqu’il s’agit d’amour.

En effet, comment un mot si lourd, si profond en signification peut-il servir pour signifier à la fois l’appréciation d’un animal de compagnie, d’un aliment, d’un objet et d’une personne?

J’aime mes chats, j’aime ma maison, j’aime mon travail, j’aime l’avocat, le fruit, j’aime écrire, j’aime cuisiner, j’aime manger, j’aime marcher, j’aime dormir la fenêtre ouverte à l’automne et qu’il se mette à faire un froid glacial en pleine nuit, j’aime me maquiller, c’est toujours le démaquillage le problème, j’aime la bière, le chocolat, les Mini-Wheat, mais est-ce vraiment le même genre d’amour que j’ai pour des gens? Utiliser le même mot pour qualifier à la fois mon appréciation générale d’une pizza et l’amour que je porte à mon fils et à mon mari me rend perplexe.

L’anglais est une langue facile, instinctive, d’affaires, presque « bon marché », mais eux, au moins, ils peuvent faire la différence entre apprécier et aimer. On peut dire qu’on « love my cat », mais quand on ose affirmer cela, c’est parce qu’on n’ira jamais le faire « endormir » parce qu’il perd son poil. Quand on « love », c’est plus profond, plus viscéral que quand on « like ». Prenez seulement Facebook. Le bouton « Like » se traduit par « Aimer ». C’est pour ça que mon Facebook est en anglais. Je ne peux concevoir « d’aimer » lire que Chose est « Soulager d’avoir finie sa semaine de travaille ».

Pour signifier qu’on « like » quelqu’un dans notre belle langue, on peut toujours dire qu’on l’apprécie, mais c’est un terme plutôt prétentieux pour un usage quotidien. Pour faire plus familier, il faut en faire une locution. On peut alors dire qu’on « aime bien » ou, ti-peuple-Québec, on dit qu’on « n’haït pas » ladite personne.

Pour ce qui est d’une activité, comme le jogging disons, j’affirme « aimer » cela. Ce n’est pas faux. Par contre, je ne me jetterais pas sous un train par amour de la course. Le jogging est une activité que j’apprécie et qui me procure un certain sentiment de puissance et de liberté. Mais je « like a lot » plus que je « love ». Pour me faciliter la vie, et celle des autres, je dis que « j’aime courir ».

Sans vouloir berner qui que ce soit, je me confesse, j’utilise à outrance le mot « aimer ». Je ne suis pas mieux que les autres et, pour être parfaitement honnête, mon français parlé est très décevant par sa familiarité, mais si un mot commun existait pour « like », je réserverais mon « amour » pour ce qui me fait réellement quelque chose en-dedans, pas pour un goût agréable en bouche.

lundi 27 juin 2011

J’aime, j’aime pas, etc.

En général, j’aime bien garder les bonnes nouvelles pour la fin, mais aujourd’hui, je sens que j’ai envie/besoin de piquant, alors je fais tout à l’envers

J’aime…

L’énervement qui précède un événement qu’un attend avec enthousiasme. Ça fait tellement longtemps que ça ne m’est pas arrivé, outre pour une cochonnerie achetée sur internet et qui tarde à arriver par la poste. Vendredi, on s’en va à Tadoussac, pas d’enfants, avec un couple d’amis. Si la météo nous aime, nous ferons du kayak avec les baleines.

Les cosmétiques. Avez-vous vu la face d’une militante du Québec solidaire, Manon Massé? Le parti milite pour la surtaxer les cosmétiques, parce que ça réduit la femme à un niveau inférieur à l’homme. Sans blague, elle a une barbe de trois jours. C’est facile d’être contre les gens beaux, ou propres, au pire, quand on a cette allure-là.

Courir. C’est nouveau, que j’aime ça, mais avec mon nouveau partenaire, ça a changé ma vie. Bon, je perds ma domination totale avec le temps, mais quand il m’aura rattrapée, il me restera toujours la possibilité de m’améliorer pour le suivre.

Le dessert. Parfois, je réussis à moins en manger. Parfois, je ne réussis pas. Là.

Je n’aime pas

Les mauvaises blagues sur mon intelligence. Je deviens agressive et insupportable.

Les gens qui se croient tellement important qu’ils se foutent bien de faire mal aux, à un point démesuré, à condition qu’eux soient satisfaits. La nouvelle société est de plus en plus peuplée de ce genre de trous de culs.

Les filles sans doute « chaudaillent » qui errent dans les rues et qui rient comme des pures connes, à fond de décibels, comme s’il était midi, alors qu’il est 11 h 30 le mardi soir.

Avoir le rhume. Je bouche généralement de la narine droite, et je perds ma joie de vivre.

Faire garder mon fils quand je suis en congé. Je me sens indigne et j’ai l’impression de me débarrasser de lui. Mais je veux tellement aller faire du kayak avec les baleines…

Le café qui goûte mauvais. Le Tim Hortons, entre autres, mais aussi celui de la maison ce matin. Nous utilisions le filtre réutilisable parce que j’étais trop paresseuse pour acheter des nouveaux filtres en papier. Après un mois de délicieux café, les filtres en papier, ça goûte la chnoute.

C’est étrange...

Aujourd’hui, il m’est arrivé à quelques reprises d’écrire le mot « sec » et d’interchanger le « c » de la fin avec sa voisine de gauche. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit lorsque je l’ai écrit, la phrase précédant celle-ci. Parfois, l’impact est plutôt mineur, mais quand on veut faire réfléchir quelqu’un en lui disant qu’il est sec (damn, encore) et qu’on lui dit plutôt qu’il est sex, ça change le sens considérablement. Dans la même veine, il m’arrive parfois, quand j’écris le mot « amis », que mes doigts s’emballent un peu trop à gauche et que le combo « mi » devienne « nu ». Comme je suis assez « premier niveau » dans mon humour, je me trouve bien drôle.

Je suis restée exposée au soleil mal crémée ce midi et, grâce à mon chandail avec le dos à demi à l’air, j’ai un coup de soleil presque rond de deux pouces de diamètre, et un autre grand comme un deux dollars. Chic.

Bon, c’est déjà bien. Je reprends vite. Au plaisir!

jeudi 7 avril 2011

J’aime, je n’aime pas...

Je m’ennuie de mes billets insignifiants, drôles pour certains, épais pour d’autres…


J’aime :


Les blagues enfantines de premier degré, communément appelées les jokes « pipi-caca-poil (PCP)». À mon travail, c’est le festival de blagues PCP, en permanence, et je m’amuse beaucoup. Tellement que parfois, je fais le cochon quand je ris.


Mastiquer le moins possible mes carottes crues quand j’en mange, en restant sécuritaire. J’ai souvent mal à la gorge et j’ai l’impression que ça me masse l’intérieur. C’est vraiment bizarre de vous raconter ça.


Lire le blogue de Marie, Marie s’en va-t-en guerre. Elle dégage une pureté qui me touche beaucoup et elle me fait rire. J’aurais le goût d’être son amie.


Je n’aime pas


Ramasser une explosion de grains de riz cuits sur le plancher. Peu importe la façon ou la raison pour laquelle lesdits grains se sont retrouvés par terre, ça fait des roulades en dessous des bas et il faut les ramasser un par un. Et on jurerait qu’ils se reproduisent. Peut-être que le dessous des pieds est un environnement favorable à l’expansion de la race?


Avoir le hoquet quand je bois une quelconque boisson froide gazéifiée. Je suis en train de le vivre et, avec mon rhume et ma mononarine, je trouve que je fais pitié. Mes soubresauts sont irréguliers et bruyants, et je viens d’éternuer en même temps qu’un soubresaut, et ça a fait mal dans la gorge.


Dormir mononarine même après avoir pris des médicaments « décongestionnants ». Je fais des rêves étranges, la nuit passée je rêvais de taraudages, d’alésages et de tolérances de machinage, et je me réveille cinquante fois dans la nuit, la langue complètement sèche, parce que je respire par la bouche. Moche moche. Et je suis moche aussi, avec mon nez crouté rouge et mon hoquet qui colle!


Payer pour de la nourriture pas bonne. Ce midi, je suis allée constater le manque de goût de mon sous-marin Subway (j’aimais tellement ça avant, je disais que je ne me tannerais jamais, pffff!), en écoutant mes trois collègues s’émouvoir de la supra paire de seins de la petite jeune trop bronzée avec le chandail jaune canari tellement trop révélateur qui était à une table assez voisine pour voir la craque, assez loin pour en parler sans se censurer. Je dois avouer que, même moi, j’avais du mal à regarder ailleurs. Je vous dis que du Subway, je n’en remangerai pas de sitôt.


Les hommes qui ont des poils sur le nez. Je suis incapable de me concentrer sur ce qu’ils me disent. S’il faut en plus qu’ils aient un seul sourcil, du poil également dans les oreilles et qu’ils puent, c’est le comble.


Une publicité qui passe souvent à la chaine de radio que j’écoute. Un ver d’oreille comme il en existe peu. En gros, le texte c’est : « Vénitienne 83, décoration pour toi et moi, vénitienne 83, la qualité le choix… » PU CAPABLE. Sérieusement, je suis sur le point d’envoyer une plainte à la station, pour leur dire que je suis à cheveux de ne plus les écouter. Savoir que j’aurais assez de poids…


Sur ce, c’est ça.

lundi 13 décembre 2010

J’aime

Plier des serviettes. C’est géométriquement conçu pour être plié et faire une belle pile. Rien à voir avec les diaboliques draps contours.

Les sandwichs au beurre d’arachides et bananes. Tellement. Avec un bon verre de lait froid. Le summum de la gastronomie. Miam.

Les boîtiers d’ombres à paupières. J’ai eu droit à une prime avec achat la semaine dernière et c’était un beau boîtier de huit couleurs différentes. Elles sont nacrées et scintillantes. À chaque fois que je passe à côté, je les regarde quelques secondes. J’ai honte de vous en parler.

Trier les vêtements que j’étends sur le sèche-linge selon un système qui varie d’une fois à l’autre. Pour les couches, c’est par modèle ET par type de couleur (chaude ou froide). Quand je les mets sur la corde à linge (qui a arraché la dernière fois que je l’ai utilisée), j’essaie de faire « matcher » les épingles à linge avec les couleurs. Non, je ne prends pas de pilules pour ça.

Me mettre du Vicks dans le nez pour dormir. On dirait que ça dort mieux. Quand je le fais trop longtemps (quelques semaines), j’ai de la misère à arrêter.

Manger mes céréales dans un verre. C’est plus compliqué, ça met du punch.

Mon grill-cheese avec du ketchup. Je trempe. J’aime le ketchup.

L’humour absurde. Je connais toutes les chansons du premier album des Denis Drolet par cœur. Et Jean-Thomas Jobin aussi. Ah! J’oubliais Marc Labrèche! Un génie!

Utiliser certains mots qui n’existent pas comme panfiche (panneau-affiche) ou gourdasse (gourde). J’aime bien rajouter le suffixe « asse » à la fin des mots, quand ils s’y prêtent.

Savez-vous, on dirait que « je n’aime pas » plus de choses que j’en aime… Est-ce ce qui fait de moi une « chialeuse »?