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jeudi 21 août 2014
Ce soir, je tue ma blonde - Le retour
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dimanche 29 janvier 2012
Ça s'est passé un vendredi soir
Si François Pérusse a déjà affirmé, dans un quelconque tome de sa populaire saga, qu’il n’y avait rien de mieux qu’un dimanche après-midi pour ne pas recevoir d’appel de sondage, je renchérirai en disant que le vendredi soir est également un excellent moment pour ne pas être sollicité.
Vendredi soir, donc, alors que nous étions très slaques, bien imprimés sur le sofa, dessert et café à la main, le téléphone a sonné. De base, je maugrée dès que ça se produit, à moins que j’attende vraiment un appel en particulier, alors cette fois n’a pas fait exception. Évidemment, je n’ai pas pris la peine de répondre, puisque je n’ai aucun complexe à laisser sonner le téléphone, mais mon conjoint a une tout autre vision de la chose, alors il a répondu.
À son regard, j’ai bien vu que c’était pour moi, et qu’il ne connaissait pas la voix qui osait me demander. Son sourire semi-cernable aurait bien dû m’allumer une sonnette (c’est le dernier proverbe insensé qu’il m’a d’ailleurs sorti, mon mari). En fait, je savais que c’était quelque chose de moche. La sonnette s’était bel et bien allumée.
Dès que l’interlocuteur à l’accent africanoïde eut fini de se présenter, mentionnant par le fait même Bell Canada, je n’ai fait ni une ni deux et j’ai enchaîné : « Monsieur, on est vendredi soir, il est huit heures et demie et je n’ai vraiment pas le goût de me faire vendre des services de Bell ». Mon chum est tombé à genoux par terre, étouffé de rire, pendant que le type au bout du fil éclatait aussi d’un rire nerveux. Il a dit, toujours en riant, faute d’argument de vente surpassant le mien : « On en reparlera, Madame ». Et moi de rétorquer : « C’est ça, bonne soirée. »
Je me demande s’il a mis une note à côté de mon nom.
Sur une autre note, il me semble que j’avais un million de choses à vous raconter. Oh! Je ne vous ai pas dit la bonne nouvelle? Marcus s’est tanné de Dino Dan. Ça fait un petit bout de temps, mais mieux vaut tard que jamais. Maintenant, ce sont les Umizoomi. Est-ce que c’est mieux? Oui, un peu, parce qu’au moins, depuis qu’il regarde ça tous les jours, il sait compter jusqu’à quinze. Il était passé de 3 à 4 grâce aux Smarties et il est passé de 4 à 15 grâce aux Umizoomi. Je considère cela comme un gain significatif.
Personnellement, je n’aime pas parce que c’est totalement incohérent pour mon cerveau obsessionnel-compulsif, et parce que la chanson colle vraiment dans la tête longtemps. Et Marcus qui la connaît par cœur, en plus. Mais il est tellement heureux, et il pense vraiment qu’il a des pouvoirs mathémagiques, alors si moi j’ai une soif inassouvissable de cohérence, pas lui, et c’est très important qu’il laisse place à son imaginaire, lui.
En gros, ce sont trois mini superhéros qui accomplissent des missions telles que retrouver des coquillages perdus pour une présentation scolaire, ou encore aller traire les vaches d’Umiville parce que l’éleveur de vache est cloué au lit, que sa femme lui éponge gentiment le front, et que tous les habitants d’Umiville sèchent, faute de lait. Vous devriez voir la scène de la traite, Seigneur, c’est tellement n’importe quoi qu’il faut que je fasse ma liste d’épicerie ou mon menu dans ma tête pour ne pas détruire la belle naïveté de mon fils en faisant le jeu des 88 invraisemblances inacceptables. Cette phrase était trop longue.
Bon, je suis en feu, alors c’est le moment de vous quitter. Je préfère vous laisser sur votre faim que vous emmerder par manque de substance. Bonne soirée.
dimanche 6 novembre 2011
Blogue-t-y, blogue-t-y pas?
Il était une fois moi, qui avais fait un genre de démission de mon blogue, pour les raisons semi-obscures. Puis, il était encore une fois cette même moi-même, qui avait soudainement des choses à écrire, mais sans que ce soit nécessairement des choses intéressantes. Puis, il y avait cette autre moi qui se disait que, dans le pire des cas, c’est MON blogue, et j’en fais bien ce que je veux. Si je ressens le profond désir d’écrire un ramassis de n’importe quoi écrit n’importe comment, je peux bien, n’est-ce pas?
La première semaine de Movember est complétée. Cette belle fin de semaine, outre de nous avoir permis d’insérer le premier suppositoire à notre fils, a sans doute rendu majestueuses certaines moustaches. En fait, je suis un peu fébrile d’arriver au bureau demain et de voir toute cette virilité.
J’ai deux pools de hockey cette année et je dois me confesser, ce n’est pas super. Je suis 9e sur 15 dans mon pool d’amis et 11e sur 15 dans mon pool de bureau. Pas chic. Une chance que j’ai des enthousiastes qui me font des soirées de trois points, parce que je me balancerais sans doute en bas de la chaine alimentaire. La saison est encore jeune, vous me direz, et je devrai vous donner raison, mais ma douleur reste réelle. J’exagère encore, semble-t-il.
Le prix littéraire de la nouvelle Radio-Canada fermait la semaine dernière et, contre toute attente, j’ai réussi à pondre un petit coco, tout petit. Je l’ai à peine senti passer. L’avantage est que c’est plus facile, mais l’inconvénient est que ça nourrit peu, un petit œuf. Je pourrai donc me consoler en me disant que, au moins, j’aurai essayé. Dès que je serai absolument certaine d’avoir échoué, je vous mettrai ça ici, que vous puissiez constater par vous-même que ce n’était pas l’idée du siècle.
Aujourd’hui, Marcus était malade. Tout a commencé cette nuit, vers 3 h, quand il s’est mis à tousser, tousser, tousser… Il toussait tellement qu’il était incapable de respirer entre chaque fois. Il était un peu paniqué et moi, beaucoup. Sa voix était très rauque. Je me suis donc couchée avec lui pour le calmer. Puis, il s’est rendu jusqu’au matin. Ensuite, son état s’est dégradé, amélioré, dégradé, amélioré. Après son bain, alors qu’il courait à 100 km/h derrière son Thomas le train, nu, en riant, je me suis dit qu’il allait mieux. Nous n’avons pas pris de chance, il a eu une pilule à fesses. Non, ne me demandez pas pourquoi une pilule à fesse décongestionne le nez. Faites confiance, comme moi. En tout cas, elle pue, la pilule à fesse, et avant même d’avoir pris son trou.
Comme il faisait très pitié, aujourd’hui, nous lui avons acheté le film « Cars 2 ». Puis, on l’a regardé. Mon avis, puisque ce blogue en est un de critique (n’est-ce pas?), c’est qu’il est trop petit pour l’apprécier. Il a accroché sur une séquence de deux minutes à peine, où Flachémi (Flash McQueen) et Mater vont réveiller et faire renverser un ÉNOOOOOOOOOOOOORME tracteur, qui « pète » tellement fort que le gazon arrache. On lui a remis une bonne dizaine de fois. Sinon, ce n’est pas pour les minus comme lui.
La fin de semaine prochaine, je me lâche lousse. Moi, oui moi, je vais à Montréal. À Saint-Eustache, en fait, mais je passe par Montréal avant. Toute seule. Presque comme une grande, à l’autobus près. Je me sens tellement « wild ». J’y crois encore à peine. Deux dodos pas dans mon lit, sans mes hommes, sans mes chats, sans mon cocon.
C’est assez long tout ça. Je finis en vous disant : Pensez à moi pour le Movember!!
dimanche 16 octobre 2011
Moment décisif
Il vient un moment, dans une vie, ou les choses semblent s’épuiser d’elles-mêmes. Tel un pain qui traîne sur le comptoir depuis deux semaines, certains concepts, intérêts, bonheurs, expirent.
Après plusieurs semaines d’écriture à faible débit, avec un contenu de qualité douteuse, j’en arrive à une conclusion. Ce blogue, tel que je l’ai imaginé, n’a plus de raison d’être.
Si ce n’était que le manque de lecteurs, ou le manque d’intérêt de ceux-ci, ce serait encore tolérable. Ce n’est pas cela. Un vide s’est créé, un trou noir, et j’ai du mal à transmettre mes histoires personnelles, mes anecdotes, mes sentiments, et même mes opinions.
Je ne pourrais affirmer hors de tout doute que cet état est permanent, mais je ressens une incapacité de m’exprimer sur ce qui me touche, comme c’était le cas dans le passé, dans cette année et demie qui s’est écoulée depuis la naissance de Toutapropos.
Je mettais beaucoup d’espoir dans ce blogue, pensant que moi, plus qu’une autre, serais capable d’intéresser des étrangers à mes histoires ennuyantes, à mes sentiments confus et imprévisibles. Je pensais que, en plus d’y trouver un certain réconfort, un soulagement, j’y développerais une certaine aptitude d’écriture. Cet engouement, cet enthousiasme ont fini par s’éteindre. S’il a brûlé à feu très doux pendant quelques semaines, la chaleur accumulée a fini de se dissiper dans les derniers jours, et il n’en reste rien.
Détruire ce blogue m’est venu à l’esprit. L’abandonner tel quel aussi. Par contre, je ne veux pas détruire tous ces mots, qui ont déjà été beaux, à mon esprit, pas tout de suite. Je ne veux pas non plus le laisser décrépir et se faire oublier. Il me reste donc encore une dernière option, quelque chose à essayer avant de tirer ma révérence.
En y repensant bien, mes meilleurs textes, ceux que j’ai eu le plus de plaisir à écrire, à relire, sont des billets qui critiquent des choses. Je me donne donc pour objectif, dans les semaines, les mois à venir, de convertir mon blogue en critique. Selon ce que je vivrai, je pourrai me prononcer sur des restos, des films, des émissions, et tout autre événement qui peut donner place à une opinion.
Dans les prochaines semaines, je ferai un bilan de mes billets passés, et je mettrai en lien tous les billets critiques que j’ai écrits, si peu nombreux soient-ils, afin de vous prouver que c’est ce que j’ai fait de mieux, malgré ma grande volonté de me démarquer en tant « qu’écrivaine » de qualité.
Si jamais vous avez des suggestions de films, d’émission, ou de n’importe quoi qui peut amener une critique humoristique, vos suggestions seront la nourriture de mon âme, mon inspiration. Je m’engage même à aller contre mes principes et à piler sur mon orgueil s’il le faut.
Je prévois m’attaquer à des sujets pour enfant sous peu, puisque je suis dans le bain, mais j’élargirai mon spectre au fil du temps. Et je changerai mon image de blogue quand je serai branchée sur mon nouveau thème.
D’ici là, au plaisir!