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vendredi 2 janvier 2015

Arthur Comeau : Back sur la graisse

Un jour du mois d’août dernier, mon chum m’a dit « Heille, hier au bureau, j’ai écouté du Arthur Comeau ». Comme il a l’habitude de me parler d’artistes de métal dont je me torche assez, j’ai répondu « Who the fuck is Arthur Comeau? ». Et lui de répondre, « Ben le troisième gars de Radio Radio, celui qui mange des onions rings dans le jacuzzi… C’est vraiment hot. »

Mon chum et moi, côté musique, on ne connecte pas vraiment. Le signal passe, mais l’image frise. C’est alors avec un enthousiasme quasi excessif qu’il m’a présenté Arthur Comeau, sur l’écran 40 pouces. Je cuisinais, donc je regardais à moitié. En entendant « Number one first place, back sur la graisse », j’ai fait « WHAT? Mais qu’est-ce qu’il dit? » Et là, c’était écrit en grosses lettres sur l’écran. Ben oui, « back sur la graisse ». Comme dans graisse de gras. Avec des gros plans de friteuses et de « crâbe » cake. Et les effets spéciaux d’image qui tourne et qui se dédouble, avec des gros qui dansent. Je suis restée… pantoise. Je ne reconnaissais pas le gars cute habillé excessivement (comme dans « beaucoup trop ») propre dans Radio Radio. Il s’était transformé en… poteux. Les cheveux longs attachés en motton et en pantalons mous gris. Et la toune! Ma parole! J’ai vécu une sorte de cassure morale.

C’est resté comme ça. Le lendemain, quand je cuisinais encore le souper et que je venais de découvrir avec effroi que Kathleen était morte, j’ai dit à mon chum « Remets-nous donc Back sur la graisse, que je lui donne une deuxième chance. » Et c’était parti. J’allais devenir fan de Arthur Comeau, autrefois Alexandre Bilodeau de Radio Radio. J’ai découvert plein de choses intéressantes, entre autres que chaque fois que je ne comprends rien dans une chanson de Radio Radio, c’est parce que c’est Arthur Comeau qui chante. Et que dans sa tête, c’est… différent. La langue qu’il parle, je ne la comprends juste pas. Ce qui m'attire encore plus. Je suis généralement à côté de la track côté musique, je n’aime pas le pop, et je ne connais rien de ce qui est viral et je suis même carrément ... bornée. Pas que je fuis ce qui est « mainstream », mais la musique de bar, elle va bien dans les bars et la musique québécoise francophone, c’est réservé 24 juin... Normalement.

Plus tard, j’ai découvert (toujours grâce à mon chum) son autre vidéo « Land of the Rising Sun » et ça y était, je voulais l’album. Pas question de pirater alors j’ai commandé le paquet spécial sur Bandcamp, le CD (ben oui, un CD, j’aime ça moi) numéroté (936/1000) avec deux macarons mauves et une carte postale signée. MALADE. Une folle dans une poche. Et j’ai eu droit à des petits dessins sur mon enveloppe et même un cœur à côté de mon nom (de la part de Sam Murdock de la maison de disque P572, juste dommage que ça ne soit pas venu de l'artiste lui-même…). Depuis ce temps, et ça se compte en mois maintenant, le CD roule en boucle dans ma voiture. À part la chanson 8 qui me perturbe, je dirais que je les aime toutes à des degrés différents (et si ça se trouve, la 8 est sans doute sa préférée, faudrait lui demander).

Après avoir lu les paroles et le texte dans la pochette du CD (revenez-en, quand même), je persiste à dire que Arthur Comeau, c’est un excentrique. Sa musique est très expérimentale, et je vous mentirais en disant que c’est à la portée de tout le monde (si vous écoutez la radio populaire, que vous aimez ce qui joue dans les boutiques branchées, ou que vous jugez un artiste après seulement une écoute, c’est mieux de laisser faire). Moi, j’aime ça. Les paroles, c’est une chose, parce qu’elles sont dans un dialecte fort exotique, mais il est passionné. Et s’il passe au Saguenay, j’irai sans doute le voir. Mon garçon persiste d’ailleurs à dire qu’il veut l’inviter à sa fête de 6 ans… Comprenez que chez moi, ce n’est pas Arthur l’aventurier, mais bien Arthur Comeau qui joue, et la musique [débile] pour enfant, non merci. Voici mes enfants (1 an et 5 ans) qui regardent le vidéo Land of the Rising Sun.



Si vous êtes juste un peu ouverts d’esprit, je vous donne tout ce qu’il faut pour découvrir Arthur Comeau! 

Voici la chanson par laquelle je l'ai découvert :  Meteghan. Je dois avoir environ 10 % des vues sur cette vidéo… en 5 mois.




Pour écouter l'album au complet sur Bandcamp


Et pour découvrir la maison de disque P572 et leur façon cool d'envoyer un paquet!!



jeudi 24 mai 2012

Non, je ne connais pas David Ghetta


Quoiqu’il serait tout à fait mon genre de feindre la chose, je vous le jure, c’est la vérité. Non seulement je ne le connais pas, mais je ne savais même pas qu’il était DJ jusqu’à cet après-midi, alors qu’on me faisait entendre une chanson que je ne pouvais pas « ne pas avoir déjà entendue ».

Eh non. Je suis une inculte, et diantre que je m’assume. Surtout après avoir entendu ladite chanson. Je ne dirai pas que c’était mauvais parce que tous les goûts sont dans la nature, n’est-ce pas, mais je peux par contre affirmer sans l’ombre d’un doute que si la crotte avait une sonorité, elle s’en rapprocherait.

Ceci étant dit, après une dépression musicale qui a persisté pendant de trop longs mois, dépassant même l’année entière, j’ai fini par reprendre goût à la musique. J’ai même découvert un fait intéressant, étonnant même, à propos de ma relation avec la musique. Pardon si c’est pareil pour vous et que « tout le monde sait ça », mais pour moi, c’est de la nouveauté.


Mes sentiments et mon état d’esprit sont directement reliés à la musique que j’aime, à ce moment précis. J’ai eu une phase difficile où mon moral volait plutôt bas et je suis tombée en amour avec un album précis que j’avais toujours considéré comme complètement insignifiant à ce jour. Dès que je suis déçue, fâchée ou triste, il me faut cet album. Le chanteur râle et la musique est très crasseuse. On dirait que c’est une enveloppe apaisante, une chanson en particulier. (Shut my eyes forever de Blood for Blood)


Dès que ça va mieux, il m’emmerde. Je pensais que mon « trip » était passé, mais c’est récurrent. C’est là que j’ai compris que je suis émotionnelle et réactive jusqu’au plus profond de mon être.

Quand je suis enragée, écoeurée, à bout, comme quand j’entends radoter un des trois chefs d’association étudiante, c’est plutôt une chanson d’un autre album du même groupe qui me « soulage ». (Ain’t like you de Blood for Blood)



Sinon, je roule sur mon « full shuffle » qui contient toutes sortes de choses hétéroclites. Je me force à tout écouter, sauf du Loco Locass, je me demande d’ailleurs pourquoi j’ai encore ça dans mon iPod. Et du Billy Talent. Ma toune du moment, qui fait toujours, la voici, Beating on Death's Door :




Elle est vraiment bonne, non?

Bonne écoute, et laissez-moi vos commentaires!