lundi 11 février 2013
La mort vous va si bien!
mardi 21 août 2012
L'impatience en quatre versions
Vous pouvez me suivre sur Facebook!
mardi 10 juillet 2012
Free Randy Blythe!
Pour ma part, je dirais que c’est foutument cave. La semaine dernière, alors que j’errais sur Facebook, tentant encore une fois d’y trouver quelque chose d’intéressant, je suis tombée sur un « post » de mon groupe de musique métal préféré, qui remerciait les fans de les supporter dans cette dure épreuve que vivait le chanteur, Randy Blythe. Comme je suis Canadienne et que le Canada est un pays pacifique, j’ai immédiatement pensé qu’il était malade.
Puis, en lisant davantage, j’ai découvert qu’il était présentement détenu dans une prison de Prague et qu’il était accusé du meurtre d’un fan. J’étais un peu paniquée, et surtout étonnée parce qu’il ne me semblait pas ainsi, après avoir regardé à maintes reprises tous les DVD du groupe en tournée, les trois, j’avais l’impression de le connaître. Puis j’ai su. Et j’ai vu.
Lors d’un show en 2010, à Prague, un fan a eu la brillante idée de monter sur la scène afin de se garrocher dans la face du monde, pour se prouver toutes sortes de choses complètement débiles. Au premier saut, il a apprécié le « feeling », alors il en a remis. Au deuxième, le chanteur l’a mollement poussé à une main, parce qu’il beuglait dans le micro qu’il tenait avec l’autre, aidé du gardien de sécurité, qui était beaucoup plus vigoureux.
Le gars s’est pété la gueule. Comme il se doit. Il a voulu remonter, mais le son et l’image ont quitté le navire pendant la montée. Il a mollement coulé en bas de la scène. C’en était fait. Il n’était pas mort, encore. Ça s’est fait quatorze jours plus tard. Bravo.
Alors que le groupe donnait encore un spectacle à Prague, le 27 juin 2012, ils étaient très attendus, mais pas pour la raison qu’ils croyaient. Les autorités ont ramassé Randy Blythe et l’ont foutu en prison. Il faut presque que ce soit arrangé. Ils ne l’auraient jamais revu en République tchèque s’ils avaient appelé pour l’avertir, en 2010.
Maintenant, ça traîne. Il est coincé là et le montant de la caution est de 200 000 $. Son salaire annuel. Vous n’avez pas pitié? Moi oui. Parce que quand on veut être cave, on ne fait pas payer les autres. Si c’était David Ghetta qui avait fait ça? Le peuple américain s’indignerait et les gens s’organiseraient pour payer sa caution. Mais vu que c’est du métal crasseux, qu’il mange un char et qu’il s’arrange? Ça y est, je suis indignée. Je retourne magasiner des robes sur internet.
jeudi 5 juillet 2012
Il y a des journées comme ça...
mercredi 7 mars 2012
Le complot des fibres
C’est bien connu, il faut manger des fibres. Tellement que c’est désormais mal d’acheter des féculents qui ne contiennent pas de grains entiers. Lorsque cet idéal alimentaire est atteint, qu’il n’y a plus un seul aliment à base de farine dans toute la maison qui n’est pas une source de fibre, sauf la farine blanche, non blanchie, une fois que la transition est complète, que les « biscuits sodas » sont devenus des craquelins de pita 7 grains de Kashi, qu’il n’y a plus trace de nouilles blanches, de céréales vides, de biscuits, il survient une situation troublante.
La gastroentérite n’a rien de troublant en soi, sauf qu’en dehors d’un ventre ultraplat, il n’y a aucun avantage. J’aime bien dormir sur le divan en regardant Big Bang Theory, mais il faut bien travailler pour payer la maison qui abrite la télé. C’est encore plus intense après quatre longues journées à faire le pâté sans gras sur le divan.
Afin de retrouver l’équilibre des choses, c’est-à-dire d’en revenir à ingérer plus que ce que l’on expulse, il faut suivre certaines règles, question de ne pas brusquer ce pauvre système digestif qui a clairement payé son dû.
Il est fortement recommandé d’éviter plusieurs aliments dont les matières grasses, les fruits et légumes crus, sauf les bananes, les produits laitiers, les viandes et tout ce qui contient des fibres. Il faut privilégier les féculents, en évitant les fibres. Ces féculents que j’ai volontairement éliminés de la maison. Ces fibres avec lesquelles j’ai rempli la maison.
Lorsque les professionnels de la santé nous vantent les mérites des fibres, ils oublient que garderie égale gastroentérite et que cette dernière n’est pas compatible avec les fibres. Selon le stade, ça semble même incompatible avec tout, mais entre autres les fibres.
Puisque la gastro est également incompatible avec l’eau, qui tend à augmenter certains symptômes, comme le mal d’être général, il faut tout de même s’hydrater, étant donné que la déshydratation est une conséquence peu enviable. J’ai bu plus de Gatorade en quatre jours que dans les vingt-neuf années précédant cette gastro. Mon préféré est le jaune. Puis le orange. Puis le rouge. Mais l’original parce que le G2, il contient du sorbitol et, croyez-moi, c’est incompatible.
En conclusion, j’ai vraiment hâte de retourner travailler. Et je serais vraiment curieuse de me peser. Mais faute de pèse-personne, je me contenterai de trouver que j’ai maigri du cou. Malgré mon air vieilli (je fais vraiment mon âge), je me sens jeune parce que, comme au temps de mon anorexique adolescente, je rêve sans cesse que je mange des choses « interdites ». Par contre, cette fois, je vous promets que je les mangerai, une fois remise.
jeudi 1 mars 2012
Adjectivisation 2000
lundi 7 novembre 2011
Alerte au pneu!
Qu’elle est thématique, cette Emia! En novembre, elle parle du Movember, et des pneus d’hiver! Mais non, je vous ai tous eus. Ceci n’a strictement rien à voir avec les pneus d’hiver. En fait, un peu, oui, parce que quelque part dans l’histoire, j’ai pris rendez-vous pour les faire changer, mais ce n’est en rien notre sujet principal parce que si ça avait été le cas, j'aurais mis le tout au pluriel.
Je risque d’être la cible de moqueries suite à ce texte, puisque le tout a déjà commencé aujourd’hui, mais je me risque tout de même à raconter, pour me libérer.
J’avais bien senti que mon véhicule, mon Civic adoré (Oui, au Saguenay, on dit « un » et non « une » quand on parle d’un véhicule de marque Honda, modèle Civic, sauf René. René reviendra tout à l’heure dans l’histoire), n’avait pas toute sa forme, qu’il n’avait le doux roulement que je lui connaissais. Je pose l’hypothèse que tout a commencé quand le dos d’âne de ma rue a soudainement pris du ventre, le même jour où ça a frotté par terre quand je l’ai enjambé (en voiture, mais je ne trouvais pas de terme équivalent).
Toujours est-il qu’on m’a gentiment avisée que j’avais un pneu mou quelque part autour de 7 h 30 ce matin. Ça arrive. Il était vraiment mou. Je suis donc passée au garage, avant d’aller à l’usine, pour faire gonfler ledit pneu, et en profiter pour prendre rendez-vous pour mes pneus d’hiver (voilà). On m’a dit que j’avais sans doute une crevaison (lente) et bla bla bla. C’était il y a douze heures et mon pneu est encore viable.
Quand je suis revenue au bureau, vers 11 h, il y avait beaucoup de gens qui s’informaient de l’état de mon pneu. Beaucoup trop. J’ai pensé que mes amis en avaient rajouté, pour rire du fait que je n’avais pas remarqué l’état de la chose et qu’ils faisaient comme si tout le monde le savait. Jusqu’à ce que je vois mes courriels, dont un adressé à TOUS les employés, avec pour titre « Civic noire – numéro de plaque » et pour contenu quelque chose comme « Très basse pression dans pneu avant droit. À bon entendeur, salut!!! », avec TROIS points d’exclamation. C’était René. Wow. À tous. Incluant le président. La réceptionniste. Les étudiants assignés aux numérisations. TOUT LE MONDE. Plus de cent trente personnes qui s’en torchaient ont su que mon pneu était dégonflé. Dieu merci, tous se sont contentés d’être heureux qu’il ne s’agisse pas de leur véhicule.
Les envois « À tous » étaient bloqués à mon précédent emploi. Pour cette raison. Le type en question a cette tendance à nous « spammer » comme ça. Je me souviens d’un autre dans lequel il cherchait un aimant. Vous pouvez vous imaginer tous les courriels de niaiseries qui ont été échangés par la suite…
Loin de moi l’envie de lui répondre, avec toute la planète en copie : « Il manquait 10 lb d’air dans mon pneu, René. Il se peut que j’aie une crevaison. Peut-être pas non plus. Pneu-t-être pas, devrais-je dire? Je compte sur toi pour évaluer la vitesse de dégonflement, selon tous les paramètres pertinents (kilométrage, température, vitesse, quantité d’essence dans le réservoir, etc.)? J’espère presque qu’il sera encore dégonflé demain. Ce serait drôle, non? Non.
dimanche 6 novembre 2011
Blogue-t-y, blogue-t-y pas?
Il était une fois moi, qui avais fait un genre de démission de mon blogue, pour les raisons semi-obscures. Puis, il était encore une fois cette même moi-même, qui avait soudainement des choses à écrire, mais sans que ce soit nécessairement des choses intéressantes. Puis, il y avait cette autre moi qui se disait que, dans le pire des cas, c’est MON blogue, et j’en fais bien ce que je veux. Si je ressens le profond désir d’écrire un ramassis de n’importe quoi écrit n’importe comment, je peux bien, n’est-ce pas?
La première semaine de Movember est complétée. Cette belle fin de semaine, outre de nous avoir permis d’insérer le premier suppositoire à notre fils, a sans doute rendu majestueuses certaines moustaches. En fait, je suis un peu fébrile d’arriver au bureau demain et de voir toute cette virilité.
J’ai deux pools de hockey cette année et je dois me confesser, ce n’est pas super. Je suis 9e sur 15 dans mon pool d’amis et 11e sur 15 dans mon pool de bureau. Pas chic. Une chance que j’ai des enthousiastes qui me font des soirées de trois points, parce que je me balancerais sans doute en bas de la chaine alimentaire. La saison est encore jeune, vous me direz, et je devrai vous donner raison, mais ma douleur reste réelle. J’exagère encore, semble-t-il.
Le prix littéraire de la nouvelle Radio-Canada fermait la semaine dernière et, contre toute attente, j’ai réussi à pondre un petit coco, tout petit. Je l’ai à peine senti passer. L’avantage est que c’est plus facile, mais l’inconvénient est que ça nourrit peu, un petit œuf. Je pourrai donc me consoler en me disant que, au moins, j’aurai essayé. Dès que je serai absolument certaine d’avoir échoué, je vous mettrai ça ici, que vous puissiez constater par vous-même que ce n’était pas l’idée du siècle.
Aujourd’hui, Marcus était malade. Tout a commencé cette nuit, vers 3 h, quand il s’est mis à tousser, tousser, tousser… Il toussait tellement qu’il était incapable de respirer entre chaque fois. Il était un peu paniqué et moi, beaucoup. Sa voix était très rauque. Je me suis donc couchée avec lui pour le calmer. Puis, il s’est rendu jusqu’au matin. Ensuite, son état s’est dégradé, amélioré, dégradé, amélioré. Après son bain, alors qu’il courait à 100 km/h derrière son Thomas le train, nu, en riant, je me suis dit qu’il allait mieux. Nous n’avons pas pris de chance, il a eu une pilule à fesses. Non, ne me demandez pas pourquoi une pilule à fesse décongestionne le nez. Faites confiance, comme moi. En tout cas, elle pue, la pilule à fesse, et avant même d’avoir pris son trou.
Comme il faisait très pitié, aujourd’hui, nous lui avons acheté le film « Cars 2 ». Puis, on l’a regardé. Mon avis, puisque ce blogue en est un de critique (n’est-ce pas?), c’est qu’il est trop petit pour l’apprécier. Il a accroché sur une séquence de deux minutes à peine, où Flachémi (Flash McQueen) et Mater vont réveiller et faire renverser un ÉNOOOOOOOOOOOOORME tracteur, qui « pète » tellement fort que le gazon arrache. On lui a remis une bonne dizaine de fois. Sinon, ce n’est pas pour les minus comme lui.
La fin de semaine prochaine, je me lâche lousse. Moi, oui moi, je vais à Montréal. À Saint-Eustache, en fait, mais je passe par Montréal avant. Toute seule. Presque comme une grande, à l’autobus près. Je me sens tellement « wild ». J’y crois encore à peine. Deux dodos pas dans mon lit, sans mes hommes, sans mes chats, sans mon cocon.
C’est assez long tout ça. Je finis en vous disant : Pensez à moi pour le Movember!!
lundi 3 octobre 2011
Il y a des soirs comme ça
jeudi 11 août 2011
Agence de rencontre
Parfois certaines idées nous viennent sans qu’on sache pourquoi, ni comment (comment ça parfois?), et justement, alors que je redonnais vie à mon deuxième blogue, qui est en fait mon premier si on se place d’un point de vue chronologique, et comme ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas écrit dessus, j’ai « simulé » un texte d’agence de rencontre. Pour vous mettre en contexte, c’est un blogue de sport donc il est fort peu probable que je me sois décrite physiquement, en fait, ce n’était que des idioties, mais je ne trouve pas l’idée méchante.
Dès que je tombe malencontreusement sur une publicité télévision de site de rencontre comme eHarmony ou n’importe quelle autre dont j’ignore le nom, je vois tous ces beaux humains, parfaits, aux dents blanches et aux vêtements dernier cri, qui sourient bêtement, je me demande quel genre de conneries ils peuvent bien écrire dans leur texte d’introduction.
Est-ce que ce serait drôle que j’en simule un même si je ne cherche personne? Pensez-vous que les gens mettent leurs défauts là-dessus? Et si je les mettais, moi?
Femme fin vingtaine, cheveux châtain terne et yeux verts bizarre qui, selon l’angle et la lumière, semblent parfois être de la même couleur que les cheveux. Grandeur moyenne, taille moyenne, grandeur de pieds moyenne, il ne reste jamais rien de beaux quand il y a des soldes.
Incapable de me coiffer, j’aime me laisser croire que les cheveux tout croches, c’est MON genre.
Bas de la bedaine « slaque » parce que gros bébé, mon maillot n’est pas mon ami, mais je n’aime pas me baigner alors je fais avec.
Dents droites au naturel, je tends à faire une certaine fixation sur les dents des autres ainsi que toutes les particules qui peuvent s’y loger. À en être tache. Je passe la soie dentaire tous les jours, et j’en suis fière (plus de mon assiduité que du fait lui-même).
J’aime les chats et que trouve que le chien est un animal à haut potentiel d’être con.
Je ris comme une enfant quand j’entends des blagues ou anecdotes de type pipi-caca et à un certain niveau d’hilarité, il m’arrive même de faire le cochon. En public. Les gars du bureau sont bons pour ça.
Je suis routinière presque maladive et des produits pour le corps, j’en utilise en quantité surprenante.
Je trouve que la viande de porc cuite pue, ce qui fait que je suis incapable d’en manger réchauffé.
Si jamais ça vous tente, laissez-moi un message!
mercredi 3 août 2011
Quebec Kong météo
Voyage express à Québec, la ville, avant-hier, dans la région appelée, à tort, la capitale nationale, pour aller magasiner un peu et pour exister ailleurs qu’au Saguenay. Le but? Voir phrases précédentes. Les vacances vont bon train, il n’en reste plus que jeudi et vendredi, plus la fin de semaine.
Nous sommes donc allés magasiner à Place Sainte-Foy, de loin mon centre commercial favori. La raison? Le Simons. Puis l’ambiance générale de la place. Je n’achète pas vraiment ailleurs, mais nous le parcourons quelques fois d’un bout à l’autre, avant d’aller se convaincre que les gens sont moches dans les deux autres mails et qu’il y a beaucoup trop de monde. Mon magasinage s’est bien déroulé malgré tout. Pas un record d’efficacité, mais acceptable. De plus, alors que j’errais, avec mon amoureux, en ne regardant que très peu où j’allais, on m’a hélée. Oui, moi! Je rencontre jamais des gens que je connais dans ma ville, mais semblerait-il qu’à Québec, oui!
Sous le regard ébahi de mon chum, qui dévisageait sans gêne celui qui me hélait, j’ai découvert Louis, nom fictif. J’ai déjà mentionné Louis, un collègue de travail, ici sur mon blogue. Il est jeune et vulgaire, et a déjà prétendu que je pourrais être sa mère. Mais il est tout à fait adorable. Je l’aime bien, mais il n’était pas censé être là, à cet instant, ce jour-là, ce qui fait que je n’avais strictement rien à lui dire. C’est la vie.
Après le dîner, nous nous sommes dirigés vers le Vieux-Québec, sans doute pour goûter le Québec touristique dans ce qu’il a de mieux à offrir. Après avoir « viraillé » pendant de longues minutes dans l’espoir de trouver un stationnement, nous avons fini par poser nos pénates à un endroit parfait. Le jeune homme qui a dit « ça fera 9 $ » dans un français québécois impeccable était de loin le plus beau mâle local que j’ai vu. Si j’avais su ça avant de repartir pour la maison, je l’aurais sans doute regardé quelques secondes de plus.
Ce qui a suivi nous a tous deux frappés. La Chine avait envahi Québec. L’idée de venir dans la capitale provinciale semblait soudainement un peu moins bonne. Ceux qui n’étaient pas Chinois étaient Italiens, Espagnols, Étasuniens, pour ce que je sais reconnaître. Afin de rectifier le sentiment de racisme qui se dégage de ce texte, je tiens à vous répéter que je ne suis aucunement raciste, seulement très saguenéenne et facilement impressionnable. Pourtant, avec mes nouveaux voisins Chinois, j’aurais dû être prête. Impossible, il y en avait trop.
Puis, il y a eu les gens laids. Il y a des gens qui, de deux choses l’une, n’ont pas de fierté, ou pas de goût. Ce voyage, malgré le mal que j’en dis, fut une journée agréable. Nous étions là, tous les deux, à nous scandaliser des gens bizarres, comme dans le temps, sans avoir à utiliser des termes détournés pour dire les vraies choses, parce que le petit garçon était chez ses grands-parents. Je me suis demandé pendant une longue période pourquoi tous ces touristes avaient choisi Québec pour se divertir.
Je ne sais pas si c’est mon manque d’intérêt général pour les lieux historiques ou mon agoraphobie naissante qui m’ont fait cet effet, mais moi, si j’avais eu à choisir une destination vacances pour des longues vacances, d’au moins quelques dodos, je n’aurais jamais choisi le Québec, peu importe son secteur. Faut croire que je n’ai pas l’esprit ouvert. Quelle affirmation surprenante? En fait, je me demande sérieusement si je serais apte à jouer la touriste. Ce sera à découvrir, ou non.
Tant qu’à faire dans la surprise, je dois vous avouer qu’une chose m’a vraiment impressionnée dans mon « voyage ». J’avais entendu parler d’un genre de tornade qui était passée dans la réserve faunique des Laurentides, au kilomètre 113, et on disait que c’était ahurissant. Je me demandais bien ce qui pouvait être si étonnant. Quand mon chum m’a réveillée, deux kilomètres avant, pour que j’aie le temps de replacer mes yeux devant leur orbites, je regrettais de lui avoir demandé de me tirer de mon cocon.
Cependant, quand j’ai constaté l’étendue des ravages, la quantité d’arbres coupés francs à mi-tronc, et la trainée sur plusieurs centaines de pieds, mon cœur s’est serré d’un coup. Malgré nos hivers glaciaux et nos étés décevants et courts, je me disais toujours que vivre au Saguenay, ça aurait toujours l’avantage de ne pas être météorologiquement risqué. On a bien déjà eu un 38,5 °C et quelques -60 °C avec le vent, mais sinon, tout était relativement confortant. Ah, mon père a déjà été surpris par une mini-tornade sur le bord du Saguenay, mais ses bras lui avaient suffi à le tenir sur le plancher des vaches, par l’entremise du poteau sur lequel il se balançait.
La tornade du Parc, elle, était d’un tout autre calibre. Une voiture s’est envolée pour retomber sur son toit. Ça, ça me fait peur. Avant-hier, je n’avais pas VRAIMENT peur des gros nuages noirs. Maintenant, oui. Si on m’avait dit que mon courage s’effriterait avec l’âge, j’en aurais acheté une plus grande quantité. Finalement, ce billet, c’est vraiment n’importe quoi.
dimanche 29 mai 2011
Les Chinois passent la tondeuse
Des Chinois viennent d’emménager en face de chez nous. Ils sont en train de, disons, puisqu’ils rénovent et ne semblent pas encore y vivre réellement. Pour vous mettre dans le bon contexte, les « étrangers » sont peu nombreux en région. On voit bien des parents tout à fait blancs avec des enfants « importés », mais on sait qu’il s’agit d’adoption. Ce n’est pas rare et comme les enfants s’appellent Coralie, Samuel ou Thomas, on ne se sent pas trop dépaysés. De plus, dès qu’ils prennent l’adolescence, ils sacrent et font comme les autres, alors ce ne sont pas vraiment des Chinois. Nos Chinois, ils sont vraiment chinois.
Sur une autre note, je tiens à vous dire que je sais que je suis un être humain absolument abominable. Sachez également que j’ai tenté de dire le mot « abominable » toute la journée et que, chaque fois, j’ai hésité entre abobinable et abominable. À l’écrit, c’est plus évident, mais sans logiciel de traitement de texte qui souligne en rouge, ça peut porter à confusion. Toujours est-il que j’ai [encore une fois] réalisé combien je suis terrible sans le vouloir.
Depuis que je sais que les nouveaux voisins sont chinois, il m’est complètement impossible de parler d’eux sans insister sur le fait qu’ils sont chinois. Ce qualificatif pourrait être pertinent si mes deux autres voisins d’en face qui tentent de vendre y étaient parvenus, mais ce n’est pas le cas.
Ce midi, en revenant du magasin, ils étaient en train de tondre leur gazon. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi, LE Chinois conduisait la tondeuse et madame le suivait au pas, lui prodiguant sans doute des conseils dignes des scientifiques qu’ils sont (les étrangers du Saguenay sont soit chercheurs, soit étudiants en sciences). J’ai alors dit, naïvement, à l’intention de mes deux hommes, ou de moi-même qui sait, je parle tellement que j’en viens souvent à confondre mes paroles et mes pensées, « Tiens, les Chinois passent la tondeuse ».
Papus, mon fils, bien content de l’apprendre, s’est donné pour mission de répandre la nouvelle. Il a donc répété l’énoncé à maintes reprises. Sorti de ma bouche, ça semblait inoffensif, mais de la sienne, j’en suis venue à me demander si j’étais raciste. La réponse est évidemment non, ne vous scandalisez pas, mais je suis aux prises avec une très mauvaise manie, qui « m’oblige » à qualifier les gens, souvent de façon socialement inacceptable.
Des commentaires tels que « La grosse madame qui fume », « la vieille folle qui ne sait pas conduire » ou encore « les Chinois d’en face » sont monnaie courante. Le pire, c’est que je le sais que c’est péjoratif, mais je le dis quand même. J’ai parlé des Chinois une dizaine de fois après, aujourd’hui, et Papus, qui ne s’intéresse qu’aux tondeuses, a immédiatement associé lesdits Chinois à la tondeuse, « tondusse », selon ses dires.
Mon chum, senteux qu’il est, a passé un commentaire sur eux chaque fois qu’il regardait dans la vitrine. « Ça tond bizarre un Chinois » ou encore « ça prend quatre Chinois pour semer des graines de gazon sur le terrain » (ils ne sont pas les seuls en ville, en fait, il y a une communauté chinoise surprenante à Chicoutimi). Il est même allé jusqu’à dire, voyant que les voisins (je m’améliore) ne s’arrêtaient pas pour souper : « Je me demande à quelle heure ça soupe un Chinois ». Croyez-vous que je suis aussi terrible parce que j’ai marié un pareil comme moi? En fait, ce ne sont que des mots, des noms propres qui se font adjectifs, parfois. Personne ne peut nier qu’il est plus facile de savoir qu’on parle des Chinois, en incluant ce terme dans la phrase, n’est-ce pas? Il n’y a pas de mal à appeler un chat un chat. Ce n’est pas racial, j’ai des cousins gais, que je qualifie comme tels, et une grosse tante menteuse qui manque sérieusement d’hygiène, et je fais pareil.
samedi 21 mai 2011
Histoires de geek
Même si le terme « geek » est général, qu’il désigne toute personne calée dans un domaine précis, quel qu’il soit, on les catégorise plus fréquemment dans les domaines informatiques, technologiques et imaginaires. Pour ma part, j’ai une image plutôt précise DU geek.
Il y en a plus d’un type, bien certainement, mais attardons-nous à celui qu’on détecte au premier coup d’œil. Ce geek-là, il a souvent un léger surplus de poids, qu’on peut aisément expliquer par une certaine sédentarité. De plus, comme il aime bien vivre dans un monde imaginaire, où vaisseaux intergalactiques et se côtoient régulièrement, il ne ressent pas le besoin de soigner son apparence.
Les plus fortunés, et les plus coquets tendront parfois à se vêtir dans les boutiques médiévales. Les autres, vivant chez leurs parents par souci de survie (qui cuisinera et s’occupera du lavage pendant qu’ils élargissent leurs horizons en jouant en ligne à des jeux vidéos, avec des gens de partout sur la planète?), se contentent de porter les vêtements que Maman leur achète. Bon, j’ai peut-être un peu exagéré la dose.
Toujours est-il que, un geek, ça me fait rire. Pas tous. J’en ai marié un moyen, qui a des amis qui le sont un peu plus, et que j’adore. Je connais même UNE geek. C’est drôle parce qu’un geek, à mon travail a mentionné, malgré son éternel célibat et son soi-disant désir d’un jour avoir la chance de s’adonner au plaisir charnel avec quelqu’un, qu’une fille ne l’intéresserait que si elle était capable de « passer un boss de Zelda ». La geek que je connais, elle l’a passé elle! Mais on s’entend pour dire que ce n’est pas demain la veille qu’il va s’en pogner une, ça ne court pas les rues!
Je ne peux jamais m’empêcher de rire quand je vois des reportages sur des salons médiévaux, imaginaires, ou de science-fiction. Les gens sont tellement… geeks. Certains dépensent des milliers de dollars pour des déguisements de bibittes horribles… et ils le disent fièrement. Ça me rend mal à l’aise. Je sais que c’est leur droit, ils ont une passion et ils la vivent, mais c’est mon blogue, alors je peux dire mon opinion. Par contre, j’ai arrêté de faire des blagues de mauvais goût de dompteur de dragons et de mages, après qu’un nouvel employé au look éloquent ait été engagé. J’avais des remords à chaque fois…
Finalement, j’ai moi aussi un petit côté geek, à moitié. Je trippe sur les films X-MEN. C’est geek parce que c’est une histoire de super héros mutants, mais c’est moins geek parce que je n’ai jamais lu les bandes dessinées. Je n’ai pas non plus fait la queue pendant toute une nuit devant le cinéma. J’ai plutôt attendu une semaine. Ce que je ferai sans doute aussi avec le prochain, X-MEN Origins : First Class, qui sera en salle dès le 3 juin, juste à temps pour fêter mes 29 ans.
C’est tout ce que j’ai de geek. Je me dis souvent que je ne devrais pas rire des geeks qui ont l’air de ce qu’ils sont. Je finis toujours par me dire que s’ils ne voulaient pas qu’on rit d’eux, ils n’auraient pas cet air, n’est-ce pas?
mardi 3 mai 2011
Le vent a tourné
Le temps gris et moche, ni chaud ni froid, la menace constante du ciel de nous tomber sur la tête, un enchevêtrement de blagues discutables et de sujets de conversation inintéressants ont fait de cette journée une journée ordinaire à tendance moche. Heureusement, mon garçon, très content de me voir, a su ensoleiller ma journée de ses propos décousus, parfois incompréhensibles, mais toujours mignons et très drôles.
Hier, c’était journée d’élections et ce matin, les gens étaient survoltés. Les uns irrités par le résultat global, les autres fiers du résultat symbolique, puis les autres se confondant en excuses pour les déboires de leur parti. On m’a demandé si j’avais gagné mes élections, j’ai préféré répondre vaguement. J’ai appris, récemment que la politique peut rendre les relations sociales difficiles, spécialement au travail.
Si j’ai voté Bloc, pour certains, je suis illuminée, pour d’autres, normale. Si j’ai voté NPD, je suis pour les uns une grano optimiste, pour les autres une écervelée. Si j’ai voté Libéral, je ne sais pas quoi en dire. Si j’ai voté Conservateur, je suis une raciste « redneck » amoureuse des armes à feu et contre l’avortement, pour la majorité des gens. Conclusion. J’ai voté, point final.
On aurait apparemment attrapé Ben Laden. J’hésite encore entre le désintérêt total et la neutralité. Et là, je me demande comment se manifeste la différence entre ces deux états d’esprit. J’aurais aussi pu parler d’incrédulité et de doute. La liste est encore longue.
Finalement, après avoir failli abandonner mon partenaire de course tout au long de la journée, j’y suis allée. Je suis plutôt princesse et j’aime mon confort, sans compter que j’essaie de préserver ma dignité, l’idée d’aller courir sous la pluie à 10 °C était loin d’être réjouissante. Quelque chose entre l’orgueil et l’insistance d’une tierce personne ont fait que j’y suis allée. Conclusion : j’aime courir sous la pluie et je suis bien plus en forme que je le pensais. Mais j’ai un sérieux look de « BS ». Il faudra que je magasine pour ne pas faire honte à mon co-coureur et pour que mon amour-propre puisse respirer.
Récemment, j’ai rendu public mon blogue au travail parce que j’en avais trop parlé et, je sentais vraiment que mon intimité était compromise. Finalement, je pense que personne ne m’a lue, ne serait-ce qu’une fois, sauf peut-être Benoit. Là encore, mes sentiments sont confus. J’hésite entre la déception et le soulagement.
Si quelqu’un d’autre du travail lit ceci, dites-le-moi donc, quand vous me verrez… Toujours est-il que, malgré le fait que je suis convaincue que personne ne me lit, je n’ose pas « tout » dire. Au même titre que je ne parle pas de ma famille, parce que ma mère me lit à l’occasion, et que je ne parle pas de mes états d’âme, parce que mon chum me lit et qu’il s’inquiéterait, parfois, et pour rien.
Aujourd’hui, au travail, sur l’heure du dîner, alors qu’il y avait foule à la salle à dîner, j’ai fait comme une crise de panique. Ça bourdonnait de tous les côtés, les gens à la même table que moi riaient, mais je n’entendais pas la nature des propos, et j’ai paniqué. Je me suis sentie comme à quinze ans, dans l’autobus, quand je savais que certaines filles allaient rire de moi, me mettre de la gomme dans les cheveux et me faire des « jambettes » quand je passerais à côté de leur siège. Tellement que j’ai vraiment songé à ne plus dîner au travail. J’y pense encore, d’ailleurs. J’en suis à peser les « pour » et les « contre » d’aller chez moi ou de rester au travail. J’y penserai. Si mon dernier billet parlait d’une certaine forme de guérison, il est à noter que la blessure dont il est présentement question est bien plus sérieuse que l’autre, mais à retardement. Je me demande ce que j’aime le mieux entre être parano et avoir peur de manger. Ni un ni l’autre. Il faudra que j’arrête de m’imaginer que je suis le centre de l’univers. Au fond, c’est peut-être signe que je développe l’ego fort dont j’ai besoin pour bien faire mon travail? Intéressant…
mercredi 27 avril 2011
Histoires de fesses
J’ai été traumatisée très jeune par mon père, toujours partant pour donner beaucoup trop d’informations sur sa vie intime, parce qu’il me disait, après que j’aie passé des nuits infernales à ne pas dormir, trop de bruit, qu’il avait « joué aux fesses » avec ma mère. Quel enfant veut savoir ça? J’ai cru pendant longtemps (pas si longtemps quand même) que le sexe était une simple histoire de « pognassage » de fesses. J’étais perplexe sur mon futur parce que mes fesses ne semblaient pas nécessairement enclines à me procurer de telles sensations. J’ai évolué depuis.
Aujourd’hui, pour rester dans les histoires de fesses, suite à une situation m’impliquant, ainsi que quelqu’un d’autre, j’en suis venue à me poser des questions sur la courtoisie, la galanterie, dans le monde moderne. Il y a eu un genre de « confusion » à l’entrée d’un couloir, et je me suis légèrement retirée, dans le but de laisser passer l’autre personnage de mon histoire. Lui, galant homme, a fait de même, dans le but de me laisser passer la première, ce que j’ai fait, nous n’allions quand même pas y passer toute la journée.
Moi, je voulais passer derrière parce que je n’avais pas envie de me faire regarder les fesses. Pas qu’il semplait particulièrement enclin à, je n’en ai aucune idée en fait, mais j’y ai pensé et malgré mon habillement qui pouvait laisser croire le contraire, je n’avais pas envie qu’on me regarde. Ensuite, puisque je suis bizarre, on me l’a répété quelques fois aujourd’hui, j’ai dérapé dans mes pensées. Je me suis remémoré toutes ces fois où, pendant que je montais à la cafétéria, suivie de près par quelqu’un, je me disais que les escaliers sont vraiment propices à se faire mater le derrière.
Non, je ne fais pas une fixation sur mon arrière-train. Nous cohabitons très bien lui et moi. Il est un peu trop petit à mon goût, mais, selon mes choix vestimentaires, je me donnerais même jusqu’à 7/10. Au secondaire, 70 %, c’est poche, mais à l’université, c’est très bien. Disons que je n’aime pas me faire regarder les fesses par n’importe qui, du moins, en avoir conscience. Je préfère regarder les fesses des autres. Mais pas de n’importe qui. C’est le genre d’information que je devrais arrêter de fournir sur ce blogue, depuis que j’ai brisé le secret de mon blogue avec mes collègues, mais c’est comme arrêter de manger du dessert, pas facile. Tant pis. Ben oui les gars, je vous probablement déjà regardé le derrière, c’est la vie, il est à la hauteur de ma tête quand vous passez devant mon bureau.
J’aime bien me faire une base de données mentale sur qui met des pantalons trop grands (qui camouflent), ou ceux qui montent leur pantalon bien trop haut, avec des belles grosses marques d’élastique sur les fesses… pas chic, ou qui n’ont tout simplement pas de fesses. J’ai l’air de perdre mon temps comme ça, mais c’est l’affaire de quelques secondes à la fois, et je fais ça très discrètement.
Le septième match de la série Montréal-Boston va en prolongation. Il est 10 h, il y a un orage qui gronde et demain, je pars à Québec à 5 h 30, pour la deuxième partie de ma formation. Je voudrais rester debout, mais aussi aller me coucher. C’est moi le boss.
Bonne soirée!
dimanche 10 avril 2011
De tout et de rien vous...
Si vous êtes des fans de François Pérusse, le titre vous fera rire. Sinon, vous vous direz que je ne sais pas écrire. Dans les deux cas, je ne le saurai pas, et je dois admettre que je m’en fiche un peu.
La dernière fin de semaine, semaine même, a été étrange. Un ramassis de toutes sortes de choses, plus ou moins ennuyantes et désagréables les unes que les autres. En rafale, dans l’ordre du mieux que je m’en souviens.
Vendredi, j’étais dans un état de déchet-humain plutôt avancé quand ma mère m’a téléphoné, bien trop tard, pour me dire qu’un de mes billets récents, dont tout le monde se fiche, Face à la mort, avait créé une espèce de polémique. Quand elle m’a dit cela, je vous dirais que mon cœur s’est un peu serré, parce que je pensais que la personne visée dans le texte en question avait réalisé que je parlais d’elle. Pourtant, c’est une personne dont je ne suis pas proche du tout, autant géographiquement qu’affectueusement. Et j’espérais un peu qu’elle allume.
Non, en fait, le scandale venait du fait que j’avais mentionné que la grand-mère désagréable de l’histoire fictive avait déjà demandé vachement à une de ses petites-filles, il y a de cela au moins douze ans, si elle était « aux femmes ». Bon, dans mon texte, j’ai dit qu’elle l’avait traitée de lesbienne, mais si je n’en rajoute pas, si je n’agrémente pas mes histoires, ça intéressera qui?
Toujours est-il que, en passant je suis allée fouiner dans mes statistiques et, j’ai eu une lecture de billet en Floride. N’est-ce pas étrange? Semblerait-il donc que j’ai une cousine, justement, qui aurait peut-être envie d’être lesbienne, je n’en sais trop rien (et je m’en fiche tellement, que je pourrais aller jusqu’à dire que je m’en torche), et que mon texte a comme parti la rumeur, ou « confirmé » celle-ci. POURTANT, JE N’EN SAIS RIEN. Je supposais. Et mon texte était hypothétique. J’ai dit que la grand-mère était une pas fine et que quelqu’un était con, mais on accroche sur la possible homosexualité d’une figurante de l’histoire. Je ne comprends pas. En résumé, dans les endroits reculés où les familles sont tellement soudées qu’on rejette les cousines issues d’un deuxième mariage, on peut traiter les grand-mères et les tantes de pas fines, mais on ne peut pas citer des faits du passé.
Aussi, mon fils a cru bon s’enrhumer bien comme il le faut samedi, et tousser comme pas un, puis mentionner qu’il avait des bobos dans ses oreilles, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle. Puis, aujourd’hui, entre deux quintes de toux, comme si ce n’était pas suffisant, il a cru bon se blesser à un bras, au point de ne plus vouloir s’en servir. Trouver un chiropraticien, un ostéopathe ou un physiothérapeute en plein dimanche soir, c’est un beau défi.
Finalement, un commentaire sur mon plus récent billet m’a fait réaliser que je suis une personne aux opinions simplistes. Savez-vous quoi, je dois avouer que ça me plaît. Ça fera changement de tous ceux qui m’ont toujours dit que j’étais compliquée, dure à suivre.
mardi 8 mars 2011
Journée de la femme mon c**!
J’ai appris au retour du travail que c’était la journée de la femme, à la radio. C’était « Le gars qui sait tout » (l’animateur arrogant), et il jasait avec une femme de cette journée justement. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de souligner cette journée. Faut-il que je mentionne que je ne suis pas féministe? Pas pratiquante ni extrémiste du moins. Mon opinion à moi est arrêtée et nette dans ma tête. Les temps ont changé, les femmes n’ont plus à se révolter systématiquement, à attaquer tout homme qui ose faire un commentaire, à contester toute décision qui ne les avantage pas, qui ne les concerne même pas.
Oui, certaines femmes « paient » encore par le simple fait d’être né avec le sexe faible. Certes. Mais il y a également des hommes qui vivent des injustices. C’est d’ailleurs pour contrer cela que des milliards de chartes de toutes sortes existent, tout comme les normes du travail. Les féministes (celles qui clament leur position) en sont arrivées à ne plus réfléchir et à attaquer systématiquement. Ces dernières années, les hommes passent pour des caves à longueur de journée dans les médias et moi, ça me dérange. Mes hommes, je les aime hommes, avec leurs manies d’hommes, leurs répliques d’hommes, leurs qualités d’hommes et leur pilosité d’hommes. Je fais un travail d’homme (pas physique quand même!) et je vois qu’ils sont bien meilleurs que moi. Au moins, je ne nuis pas.
Pour en revenir à l’entrevue téléphonique, la femme, qui était très intéressante en passant, disait qu’elle se battait, de son côté, pour le droit des hommes, qui se voient bafoués et ridiculisés sans raison depuis que les femmes ont ce pouvoir qu’elles chérissent tant. Sa pensée rejoignait de beaucoup la mienne et j’avais envie de vous en parler. J’aurais aimé vous donner son nom, mais c’est la portion d’entrevue que j’ai manquée…
J’avais l’intention de revenir sur les événements entourant la saga du maire de Saguenay, mais je suis sous le choc… En effet, je viens d’assister à la mise en échec de Zdeno Chara sur Max Pacioretti (match de hockey Montréal-Boston) et je suis ébranlée. Le bœuf à l’œil dans le front de 6’-9’’ et 269 lb (Chara, de Boston) a plaqué le pauvre Max qui a heurté le poteau de la baie vitrée de plein fouet avec sa tête, juste avant de s’effondrer, tout mou, sur le ventre et d’être comme mort.
Il a fini par ouvrir les yeux, mais il n’a jamais bougé. Dans la LNH, on parle de punir les coups à la tête depuis des années, mais on n’agit pas vraiment. Les accidents majeurs ont été nombreux depuis que je suis le hockey. Patrice Bergeron, entre autres, qui a dû prendre une année pour s’en remettre et plus récemment, Sidney Crosby, qui ne semble pas prendre du mieux, malgré un repos complet. Ce qui est triste, offensant et affreux, c’est qu’il y a fort à parier que le grand Chara ne sera que très peu puni. Je comprends pourquoi ce sont des hommes qui gèrent la ligue parce que si c’était moi, il paierait très cher. Je le sortirais pour le reste de la saison, séries incluses, et il devrait donner bien de ses beaux dollars.
Ce n’est QUE du sport? Peut-être, mais ce « je-m’en-foutisme » est présent partout ailleurs dans la société, alors ça devient un débat d’ordre général, même si ce ne sont que des millionnaires du sport.
Finalement, merci à ceux qui ont pris la peine de me laisser un message d’encouragement, c’était très apprécié! Vous m’avez réellement aidée!
vendredi 25 février 2011
Journée mondiale sans Facebook
Euh? Pourquoi faire? Bon. Je vous ai parlé de ma désintox du web, qui s’est faite toute seule, et je vous confirme que je ne suis pas en manque.
Lundi prochain, c’est la journée sans Facebook. Bon, à l’instant où j’écris ces lignes, je questionne la pertinence de la chose. J’ai demandé à la blague à mon chum s’il allait être capable d’y survivre, parce qu’il va sur Facebook entre zéro et une fois par mois. Pour ma part, je pense que ça ira.
Pour l’inspiration, ce n’est toujours pas revenu. Par contre, j’aime mon nouveau travail. La semaine a défilé à un rythme d’enfer, et j’ai survécu à mon premier vendredi après-midi travaillé obligatoire, à vie. J’ai même fait un spécial pour m’intégrer en allant prendre le « break », notion floue dans mon esprit, avec les gars (quoi d’autre?).
Bonne fin de semaine, gang, et je vous remercie d’endurer ce passage à vide…
mardi 1 février 2011
Doute, ce fouillasse de merdeux
Au moment où l’on se dit qu’on a ENFIN pris une décision pour soi, que ça ne sera pas facile mais qu’on va y arriver, parce que c’est bien la première fois qu’on ose se respecter, faire quelque chose pour soi, que RIEN de RIEN ne pourra plus jamais nous faire revenir en arrière, nous faire changer d’idée, il arrive. Mais qui donc?
Le maudit jésuboire de Doute. N’allez pas croire que Doute se présentera chez vous avec un chapeau haut-de-forme avec une panfiche écrit « DOUTE » en police 68, gras, italique et souligné. Non, Doute, dans ses bonnes journées, comme dans ses pires d’ailleurs, se présentera chez vous déguisé en « chummy », relax, pour « jaser ». À la limite, il traînera peut-être même un petit « 6-pack » de votre bière préférée, pour vous prouver à quel point ce n’est pas lui, et peut-être même des Lays au vinaigre, si votre poids actuel vous plaît (il sait beaucoup de choses, vous seriez surpris).
Tout bonnement, comme vous avez le cœur léger d’avoir pris une si belle et grande décision, d’avoir enfin donné un nom à votre rêve, de lui avoir donné une vie, une date même, vous papotez, vous vous ouvrez, sans même vous en apercevoir. Vous savez qu’il faut éviter de parler de vos projets à n’importe qui, parce que les gens sont déprimants, jaloux, porteurs de négativisme, mais lui, c’est différent, et de toute façon, vous êtes tellement convaincu que RIEN ne peut vous faire descendre de votre nuage.
Doute sait écouter les gens. Il parle peu, comprend, acquiesce, sourit. Pourtant, quand il ouvre la bouche, qu’il dit quelque chose, en apparence sans but, pour commenter, pour savoir, c’est un peu comme de recevoir un petit filet de HF liquide à faible concentration sur le dessus de la main. Sur le coup, c’est comme de l’eau. Sans odeur, sans sensation, sans intérêt. On essuie, avec l’autre main, pourquoi pas, et on continuer à vaquer à notre occupation. Le « 6-pack » terminé, Doute s’en va, on est un peu pompette et on a toujours le cœur aussi léger. On en a parlé, en plus, on flotte.
Soudainement, alors que vous êtes couché dans votre lit plusieurs heures plus tard, rêvassant, vos deux mains se mettent à chauffer, l’une sur le dessus, l’autre en dedans. À cet instant, les options sont un peu moins nombreuses. Premièrement, on prie de ne pas s’être essuyé le visage de nos mains, et ensuite, on agit vite vite. Doute, en émettant son petit commentaire simplet a injecté dans votre cerveau une substance semblable au fluorure d’hydrogène liquide à faible concentration.
Il aurait pu choisir du 50% concentré et plus, mais vous auriez immédiatement réagi et vous auriez pris les mesures d’urgence et sans doute limité les dégâts à des blessures superficielles qui prennent du temps à guérir, comme toute brûlure, mais qui ne laissent que peu de traces. Comme Doute est futé, sournois, hypocrite, vous ne constatez l’importance de la blessure qu’une fois à la maison, en pleine nuit, et vous êtes paniqué, désemparé et tout cela, sans même savoir ce qui vous vaut toute cette douleur. Doute est si fort, si puissant qu’il a réussi à vous faire croire que vous êtes la raison de votre mal.
Finalement, Doute vous a eu, et vous ne le savez même pas. Tout ce que vous savez, c’est que votre rêve, votre projet, est maintenant vide de sens. Il vous tente toujours autant, vous fait toujours rêver, mais il vous semble qu’il est enfantin de vouloir suivre ses rêves, de croire au bonheur à ce point. Et puis, pourquoi se contenter d’une vie heureuse quand on peut trimer dur pour continuer d’être mal?
Note : C’est un peu exagéré, quand même. Il faut, sinon, on s’emmerde, n’est-ce pas?
lundi 24 janvier 2011
Mon talent pour l’art abstrait
Alors que la journée avait été longue et froide, très froide, c’est l’esprit bouillant que je suis rentrée chez moi, après tout un après-midi à me faire aérer les oreilles sous la trappe de ventilation de mon bureau. Air chaud? Non, mes amis, air conditionné, AKA air « frette ».
Oui, alors que le vent battait si bien la mesure de l’autre côté de ma fenêtre mal isolée (laissant deviner un petit courant d’air bien frais), qu’il prouvait à la terre entière que même à -28 °C, il pouvait quand même passer faire un tour, question de friser les -40 °C, la ventilation du bâtiment, elle, avait des gaz. En effet, à ce temps, les ongles et les lèvres bleus, alors que je devais m’asseoir sur mes mains en alternance pour permettre une circulation sanguine, et taper de celle qui reste sur mon clavier, le vent dans mon cou était pire qu’une flatulence digne de ce nom.
Heureusement, le temps a fini par passer, 16 h a fini par arriver et, après avoir convaincu la pédale d’embrayage de mon véhicule de bien vouloir remonter après chaque pression, j’ai gaiement mis les pieds dans ma chaleureuse demeure, à 16 h 5. Ma petite « loutte » (chat) m’attendait tout près de la porte. Étrangement, le coup de vent a eu le même effet qu’une clémentine trop proche de ses narines : elle a fiché le camp.
Comme la vie est une folie, je me suis mise en marche pour la course du souper. Mon esprit toujours en ébullition, je ne pouvais pas vraiment évacuer toute cette vapeur artistique tout en étant utile dans la cuisine (mention honorable à mes jeux de mots thermodynamiques). J’ai donc usé de ma fibre créatrice pour ficeler le souper, et c’est le cas de le dire. Au menu, poitrines de poulet farcies à quelque chose.
Je n’ai personnellement jamais rien compris à l’attrait qu’ont plusieurs gens pour l’art abstrait. Il peut m’arriver, parfois, si l’agencement de couleurs me plaît, de bien aimer. Par contre, ce soir, je vous dirais qu’en voyant le résultat de mes poitrines « farcies » avant la cuisson… c’était très abstrait. À ce moment, je me suis demandé, et je cite : « Est-ce par dépit que les artistes font de l’art abstrait? Quand ils ont tout tenté pour rectifier le tir et que ça n’a pas marché? Qu’ils se disent “Le pire qu’il peut arriver, c’est que personne n’aime”. L’art abstrait n’est-il qu’une forme d’abandon? »
Au moins, mes poitrines de poulet, quoique légèrement trop cuites, étaient excellentes. Et elles étaient bien plus belles une fois cuites.