mercredi 19 septembre 2012
Face à la mort
lundi 2 juillet 2012
Do you speak french?
dimanche 25 mars 2012
Mille mercis
samedi 18 février 2012
La critique
Affirmer haut et fort que l’on est ouvert à la critique, c’est un peu comme se vanter de ne pas être susceptible. Fort peu probable.
Un collègue de travail, qui semblait vraiment vouloir me dire quelque chose, mais sans pour autant aboutir, brettant devant ma porte, est entré dans mon bureau, le regard indéchiffrable en me disant : Ton billet, ça n’allait nulle part, tu ne faisais que sauter du coq à l’âne. Ou quelque chose du genre.
Je serai honnête, puisqu’il risque de lire ceci et de s’offusquer de la déformation de ses paroles, je ne me rappelle plus ses mots exacts. Vous remarquerez d’ailleurs que j’ai omis les guillemets, pour me couvrir encore davantage en cas d’erreur de ma part.
Toujours est-il que, si j’ai oublié les mots, je me souviens précisément de ce que j’ai compris. Ça diffère parfois (souvent) de la réalité, mais c’est mon blogue, alors j’y mets ce que je veux. Dans ma tête, il m’a dit que c’était mauvais et que ça n’avait aucun sens. J’étais passée de mon cours d’anglais à mon manque d’intérêt généralisé, pour finir par parler d’un concours. Méchante folle. Puisque je suis un être d’expressions faciales, je parle beaucoup avec mes yeux, il s’est défendu en me disant, et je risque les guillemets : « Si tu ne prends pas la critique, tu n’as qu’à pas publier ».
Une fois mon irritation passée, et je parle ici du sentiment, non de l’affectation dermatologique, j’ai amorcé une réflexion. Si certains disent que trop penser nuit à l’évolution, alors je m’avoue primitive. Je lui ai laissé une chance, et j’en ai profité pour m’en laisser une aussi. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas compris le « message » que je m’exprime mal, que je ne suis pas bonne. Ceci ne veut pas non plus dire qu’il ne me comprend pas. Il se peut qu’il n’ait simplement pas aimé mon texte. Je préfère croire qu’il s’est emmerdé à me lire, plutôt que de ne pas être claire. Comme ça n’a pas été établi clairement, je me donne le droit de choisir cette option. En conclusion, je pense m’être prouvé que je suis capable de prendre la critique, finalement.
Par contre, une réflexion, ça ne s’arrête pas comme ça! J’étais lancée. Je me suis donc penchée, encore, sur une situation où j’ai dû « critiquer » quelqu’un sur son attitude parce qu’il m’avait manqué de respect, faisant des allusions très déplacées à mon égard. Comme mon intervention verbale, à l’instant précis de l’événement, n’avait pas été entendue, je suis passée au plan B, un courriel vraiment « cool » et qui insistait sur mon droit au respect tout en disant que je l’aimais bien. C’était le 30 novembre. Au 17 février dernier, il ne l’avait toujours pas digéré, allant jusqu’à me contourner au sujet du travail, à me « bypasser ». Lui, il n’a pas accepté la critique. Emia : 1 – Lui : 0.
mercredi 15 février 2012
If I were someone else...
Après une réflexion longue, hasardeuse, inutilement compliquée, je suis officiellement inscrite à des cours d’anglais, qui ont débuté ce matin. Petite anecdote, puisqu’on y est, alors que je posais des questions à une fréquence abusive, quasi maladive, à la responsable des ressources humaines au sujet dudit cours, insistant sur mon insistance, elle m’a dit, comme ça : « lance une cenne ». Euh, non.
Pardonne-moi, Championne, et je t’appellerais sans doute Capitaine si tu étais un homme, après un commentaire shitteux de vendeur de char usagé comme ça, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Si la vie était si simple, euh… et si la vie était si simple, justement?
La question, finalement, est pertinente. Si la façon de l’amener est un peu simpliste, voir cheap, la réflexion qui en découle semble en valoir la peine. Comment se fait-il, bon Dieu, que tout soit si compliqué, que rien ne soit simple? Prenez mon chat par exemple, malgré le portable sur mes cuisses, il vient de s’installer sur moi pour me piétiner. Il avait le goût de le faire, il l’a fait. Mais il avait le goût. Sans doute le point qui nous distingue lui et moi, en plus de sa fourrure, de son regard vide et de toutes ces caractéristiques de chat.
C’est souvent ça le problème avec moi. L’envie manque. Les concepts simples sont compliqués. Quoi porter, quoi manger, quoi faire, quoi dire? On peut faire une longue liste avec presque tous les mots en « q ». Sauf « quai », « quartier » et… Finalement, avant les classiques « qui », « quand », « quoi », « où », « comment », « pourquoi », « avec qui ». Pas tous. Peu importe. Je ne sais pas de quoi j’ai envie, en général.
Toujours est-il que, pendant mon cours de ce matin, la madame nous posait des questions, tour à tour, et « what else would you do, no money, no limit? » est sortie. Instinctivement, j’ai répondu « writer ». Pourtant, outre faire des belles phrases, je ne dis pas grand-chose. C’est difficile de trouver quoi mettre entre mes majuscules et mes points, à une heure par mois, alors imaginez si je m’y mettais huit heures par jour… Je finirais par m’acheter une caisse de corde et en profiter pour me ramasser un livre sur les nœuds en même temps… Moi, si j'avais une quincaillerie, j'aurais une étagère de livres sur les noeuds dans la rangée de la corde.
Mais si je ne faisais pas ce que je fais, je ferais quoi? Heureusement pour moi, je fais ce que je fais et, la plupart du temps, je m’y plais. D’ailleurs, ca fera un an, le 21 février.
Parlant d’écrire (bien dit), les finalistes du prix de la nouvelle Radio-Canada seront dévoilés le 20 février… Je sais que ma nouvelle n’était pas de calibre, que j’ai tout fait à la course, trop vite, mal, sans me réviser pendant des semaines, faute de temps. Malgré ce que je sais, j’espère. Là où il y a de la vie, il y a de l’espoir, qu’ils disent. C’est donc dire que je suis vivante? J’aurais envie de gagner, c’est déjà ça, non?
Sur ce, on s’appelle?
lundi 29 août 2011
Aimer
Si le français, la langue, à ne pas confondre avec un quelconque Européen de là-bas, la minuscule en fait foi, tend à être une langue beaucoup plus romantique et riche que l’anglais, la faille est large et profonde lorsqu’il s’agit d’amour.
En effet, comment un mot si lourd, si profond en signification peut-il servir pour signifier à la fois l’appréciation d’un animal de compagnie, d’un aliment, d’un objet et d’une personne?
J’aime mes chats, j’aime ma maison, j’aime mon travail, j’aime l’avocat, le fruit, j’aime écrire, j’aime cuisiner, j’aime manger, j’aime marcher, j’aime dormir la fenêtre ouverte à l’automne et qu’il se mette à faire un froid glacial en pleine nuit, j’aime me maquiller, c’est toujours le démaquillage le problème, j’aime la bière, le chocolat, les Mini-Wheat, mais est-ce vraiment le même genre d’amour que j’ai pour des gens? Utiliser le même mot pour qualifier à la fois mon appréciation générale d’une pizza et l’amour que je porte à mon fils et à mon mari me rend perplexe.
L’anglais est une langue facile, instinctive, d’affaires, presque « bon marché », mais eux, au moins, ils peuvent faire la différence entre apprécier et aimer. On peut dire qu’on « love my cat », mais quand on ose affirmer cela, c’est parce qu’on n’ira jamais le faire « endormir » parce qu’il perd son poil. Quand on « love », c’est plus profond, plus viscéral que quand on « like ». Prenez seulement Facebook. Le bouton « Like » se traduit par « Aimer ». C’est pour ça que mon Facebook est en anglais. Je ne peux concevoir « d’aimer » lire que Chose est « Soulager d’avoir finie sa semaine de travaille ».
Pour signifier qu’on « like » quelqu’un dans notre belle langue, on peut toujours dire qu’on l’apprécie, mais c’est un terme plutôt prétentieux pour un usage quotidien. Pour faire plus familier, il faut en faire une locution. On peut alors dire qu’on « aime bien » ou, ti-peuple-Québec, on dit qu’on « n’haït pas » ladite personne.
Pour ce qui est d’une activité, comme le jogging disons, j’affirme « aimer » cela. Ce n’est pas faux. Par contre, je ne me jetterais pas sous un train par amour de la course. Le jogging est une activité que j’apprécie et qui me procure un certain sentiment de puissance et de liberté. Mais je « like a lot » plus que je « love ». Pour me faciliter la vie, et celle des autres, je dis que « j’aime courir ».
Sans vouloir berner qui que ce soit, je me confesse, j’utilise à outrance le mot « aimer ». Je ne suis pas mieux que les autres et, pour être parfaitement honnête, mon français parlé est très décevant par sa familiarité, mais si un mot commun existait pour « like », je réserverais mon « amour » pour ce qui me fait réellement quelque chose en-dedans, pas pour un goût agréable en bouche.