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jeudi 20 décembre 2012

En rétrospective


Puisque ce billet se trouve à être le 252e que je publie, je me suis dit qu’il serait bon de faire une rétrospective, notamment pour donner la chance à mes nouveaux lecteurs, s’il en est, de lire ce que j’ai fait de mieux, sans avoir à se taper inutilement les tranches de vie qui ont démodé avant même d’être lues.

Oui, j’ai produit, au fil des mois, de vrais bijoux. Mon style n’est pas très littéraire, j’en conviens, mais c’est le mieux alors autant l’exploiter comme il se doit. Je suis passée par une foule de cycles émotionnels depuis, et c’est ce qui donne une « richesse » à ce que j’écris.

En faisant ce tri, j’ai constaté que mes meilleurs écrits ont eu lieu dans la première année de mon blogue, tout comme les pires, mais que la baisse de débit a inévitablement entraîné une baisse de qualité…

Si vous n’en avez qu’un à lire, je vous suggèrerais LME 1 : Introduction 

Sur ce, n’hésitez pas à les lire et à les commenter, même s’ils sont vieux.

Voici donc mes suggestions :

Pour mes moments déprime intense, j’ai été capable de faire de la littérature de dépression :

L’imposture  Pas pire celui-là



Humour animalier :

Vie de mouche Vraiment bon!
Air de mort Corde et instructions pour les nœuds en sus.
Question de survie La suite de l’autre…

Réseaux sociaux et Facebook, surtout


Un poème! Mon seul, je crois!Le temps, cet instable

Humour, tout simplement :



Délire!

La minute éducative (LME), série de billets humoristiques sur toutes sortes de sujets :

LME 1 : Introduction
LME 2 : Lechat 









lundi 23 avril 2012

Jean Charest, ce boute-en-train


Diantre! On a fait une blague. N’étant moi-même pas une adepte de la libéralité, il serait fort tentant de croire que mes yeux se seraient révulsés à la simple mention du premier ministre. Eh non. Mon fils lui aurait dit, tout naïvement : « Maman, c’est une grosse blague ». Moi, personnellement, je l’ai trouvée tout à fait drôle et appropriée, même avant que polémique il y ait. Imaginez donc ce que j’en ai pensé après que j’aie lu et entendu la présidente de la FEUQ s’en offusquer… on aurait dit qu’elle était encore plus drôle. Ça fait du bien de se marrer un peu.

Après avoir ri, parce qu’il faut bien se redresser ensuite, j’ai lu le reste de l’article et la citation suivante m’a frappée : « Faire des blagues sur le dos des étudiants, c'est franchement insultant! ». Je me pensais intelligente. Eh non. J’ai beau chercher, je ne trouve pas l’insulte dans la blague. La revoici entière.

« Le Salon Plan Nord est déjà très populaire, les gens courent de partout pour rentrer », a lancé à la blague le premier ministre. « Ceux qui frappaient à la porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi... dans le Nord, autant que possible ».

J’étais très forte en compréhension de texte pourtant, tous degrés de scolarité confondus (eh oui, je suis allée à l’école, et relativement longtemps). Est-ce moi qui suis trop tolérante quand on me fait des blagues douteuses, ou suis-je tout simplement trop à droite pour avoir des émotions?

Dans ma douche, tout à l’heure, j’ai fait un parallèle intéressant. Je peux vous expliquer pourquoi je suis à ce point de droite (surpris?). C’est purement scientifique. On ne peut y échapper. Les gens de droite sont là pour équilibrer la société, pour modérer les gauchistes qui, si on les laissait aller, interdiraient le développement des ressources, les voitures, le maquillage, et toute autre nécessité (réelle ou non) de la vie. Comme les émotions et la raison. La droite est la raison. Quand la gauche dérape, elle la ramène. Malheureusement, l’inverse est aussi vrai. Par contre, j’aime l’idée de prendre position et, fait surprenant, ma raison gagne souvent.

Dans le même ordre d’idée, la semaine dernière, l’animateur du midi de Radio X, que trop de gens appellent radio poubelle, à tort, avait Martine Desjardins en entrevue téléphonique. Elle piaillait qu’un diplôme universitaire était la nouvelle norme et que tout le monde se devait d’en avoir un. Encore là, je me pensais intelligente, mais je ne comprenais pas. Puis, plus tard, alors que je circulais dans ma polluante voiture dans la basse ville, j’ai compris. Il y avait un genre de gars qui marchait sur le trottoir. Il portait des vêtements usés, laids, et avait les cheveux sales et moches.

J’ai porté un jugement vilain, qui va comme suit : « Lui, il est certainement pour la grève ». En le dépassant, j’ai vu qu’il portait un carré rouge. Illumination. Il est convaincu que tout le monde doit avoir un diplôme universitaire, c’est certain. Une coiffeuse, ça ne sert à rien, de toute évidence. Le mécanicien automobile non plus. Et c’est là que c’est devenu encore plus clair.

La grève est à son apogée dans les grandes villes, dont Chicoutimi ne fait pas partie. Citons Montréal, puisque c’est la plus populeuse. À Montréal, il n’est pas nécessaire d’avoir une voiture. À Montréal, on peut lutter contre les usines, les milieux industriels, parce que l’argent, il est là, sans qu’on sache d’où il vient. L’exploitation des ressources est un concept abstrait, inutile et diabolique. C’est bien beau la culture, les finances, le divertissement, mais avez-vous oublié qui paie pour tout ça? Quand vous vous élevez contre un barrage, que vous condamnez les grandes entreprises, prenez-vous cinq minutes pour monter un plan d’affaires dans lequel le Québec n’exploite pas ses ressources et où tout le monde mange à sa faim?

Bon, je m’égare un tout petit peu, je refoule depuis longtemps. Mais quand je vous entends pleurer sur des peanuts, oui des peanuts, pas des arachides, parce que 90¢ par jour, on s’entend que ce n’est RIEN, je ne peux m’empêcher de penser aux 160 employés de Novelis qui se retrouvent sans emploi le premier août prochain. Ça, c’est un vrai drame. Des gens qui se retrouvent sans rien, sans même une explication. Et puis, tant qu’à refouler, Marc Maltais, qui s’en va traiter son employeur de faiseur de génocides, avec un s, est-ce qu’ils pourraient le foutre dehors. Mais non, il est syndiqué. Pourquoi les syndiqués ont le droit de voler, détruire, dormir au travail, et ce, sans jamais se faire chicaner?

Bon, je suis hors de contrôle. Je vais me coucher.

samedi 21 mai 2011

Histoires de geek

Même si le terme « geek » est général, qu’il désigne toute personne calée dans un domaine précis, quel qu’il soit, on les catégorise plus fréquemment dans les domaines informatiques, technologiques et imaginaires. Pour ma part, j’ai une image plutôt précise DU geek.

Il y en a plus d’un type, bien certainement, mais attardons-nous à celui qu’on détecte au premier coup d’œil. Ce geek-là, il a souvent un léger surplus de poids, qu’on peut aisément expliquer par une certaine sédentarité. De plus, comme il aime bien vivre dans un monde imaginaire, où vaisseaux intergalactiques et se côtoient régulièrement, il ne ressent pas le besoin de soigner son apparence.

Les plus fortunés, et les plus coquets tendront parfois à se vêtir dans les boutiques médiévales. Les autres, vivant chez leurs parents par souci de survie (qui cuisinera et s’occupera du lavage pendant qu’ils élargissent leurs horizons en jouant en ligne à des jeux vidéos, avec des gens de partout sur la planète?), se contentent de porter les vêtements que Maman leur achète. Bon, j’ai peut-être un peu exagéré la dose.

Toujours est-il que, un geek, ça me fait rire. Pas tous. J’en ai marié un moyen, qui a des amis qui le sont un peu plus, et que j’adore. Je connais même UNE geek. C’est drôle parce qu’un geek, à mon travail a mentionné, malgré son éternel célibat et son soi-disant désir d’un jour avoir la chance de s’adonner au plaisir charnel avec quelqu’un, qu’une fille ne l’intéresserait que si elle était capable de « passer un boss de Zelda ». La geek que je connais, elle l’a passé elle! Mais on s’entend pour dire que ce n’est pas demain la veille qu’il va s’en pogner une, ça ne court pas les rues!

Je ne peux jamais m’empêcher de rire quand je vois des reportages sur des salons médiévaux, imaginaires, ou de science-fiction. Les gens sont tellement… geeks. Certains dépensent des milliers de dollars pour des déguisements de bibittes horribles… et ils le disent fièrement. Ça me rend mal à l’aise. Je sais que c’est leur droit, ils ont une passion et ils la vivent, mais c’est mon blogue, alors je peux dire mon opinion. Par contre, j’ai arrêté de faire des blagues de mauvais goût de dompteur de dragons et de mages, après qu’un nouvel employé au look éloquent ait été engagé. J’avais des remords à chaque fois…

Finalement, j’ai moi aussi un petit côté geek, à moitié. Je trippe sur les films X-MEN. C’est geek parce que c’est une histoire de super héros mutants, mais c’est moins geek parce que je n’ai jamais lu les bandes dessinées. Je n’ai pas non plus fait la queue pendant toute une nuit devant le cinéma. J’ai plutôt attendu une semaine. Ce que je ferai sans doute aussi avec le prochain, X-MEN Origins : First Class, qui sera en salle dès le 3 juin, juste à temps pour fêter mes 29 ans.

C’est tout ce que j’ai de geek. Je me dis souvent que je ne devrais pas rire des geeks qui ont l’air de ce qu’ils sont. Je finis toujours par me dire que s’ils ne voulaient pas qu’on rit d’eux, ils n’auraient pas cet air, n’est-ce pas?

mardi 26 avril 2011

Ma fille s’énerve lorsque que je parle de lesbienne

Non, je n’ai pas de fille. Par contre, il m’arrive de parler de lesbiennes, mais en général, je parle des lesbiennes en général, donc je mets un « s », ou encore je parle d’une lesbienne en particulier, et dès lors, j’utilise de gentils synonymes.

Mon idée de ce soir n’est point originale, je sais, mais je m’assume. Je suis allée consulter mes statistiques, chose que je fais très rarement, puisque les chiffres me dépriment un peu. Tant qu’à y être, et à être un peu déconfite, j’ai décidé d’aller voir la section excitante, c’est-à-dire de découvrir par quels mots clés les gens sont tombés sur mon blogue, par Google.

En premier lieu, j’ai fait une découverte étonnante. Je vous ai déjà mentionné mon collègue Benoît (nom fictif) qui m’a trouvée par curiosité? Eh bien, c’est grâce à la combinaison « blog+chicoutimi+lesbienne site blogspot.com » qu’il y est parvenu. Tu es futé, mon ami. Et moi, j’en ai trop dit. En passant, puisqu’on y est, je suis très surprise de savoir que tu es retourné me lire. J’ai bien failli me vendre (encore) aujourd'hui, mais tu m’as sauvée, merci.

En consultant les quarante-deux expressions qui ont mené des gens, souvent par erreur, sur mon blogue, j’ai trouvé des bijoux. Voici donc les meilleures, commentées :

« Cherche grosse conne » j’avoue, j’ai écrit un texte s’intitulant « Gros cave cherche grosse conne (j’aurais dû ajouter “pour copulation occasionnelle”, ça aurait généré d’autres trésors) ». Ce que je ne comprends pas c’est, qu’est-ce que la personne cherchait, au juste, outre la grosse conne?

« Je déteste le violoncelle de ma femme ». Euh… À un point tel qu’il faut en faire une recherche Google?

« vrai ou faux sauce spagatti cannée est cancereux » La question en tant que telle n’est pas si folle. Bon, à peu près tout ce qui se mange donne le cancer, mais est-ce que les gens qui disent « spagatti » pensent réellement que c’est comme ça que ça s’écrit? J’en débaptise des mots, à l’oral, mais je dirais qu’à l’écrit, je fais des efforts.

« oeils qui virent à l’envers » c’est certain qu’en écrivant un texte intitulé « Orgasme spontané » (un pétard mouillé en plus), j’en ai ramassé des expressions avec orgasme. Par contre, il me semble qu’on apprend autour de la première année que « œil », au pluriel, ça fait « yeux ». Sauf pour « œil de levage », mais ça, c’est un terme technique, c’est différent.

« jeu de mots avec patate ». Un jeu de mots, c’est supposé est spontané, un minimum. Je viens de perdre un brin de pureté. Sérieusement, la prochaine fois que j’entends un jeu de mots incroyable qui a l’air frais pensé, je vais douter. Si jamais quelqu’un a le malheur de faire un jeu de mots avec patate, je vais le dévisager. Je ne sais même pas dans quel texte j’ai parlé de patate… Peut-être que je devrais chercher avec « jeu de mots avec patate »…

Et finalement, « Ma fille s’énerve lorsque je parle de lesbienne ». C’est tellement absurde que je ne sais même pas quoi dire. Premièrement, c’est une longue phrase, et j’ai du mal à faire le lien avec ma cousine lesbienne, qui l’est peut-être, ou non, ça dépend des sources, et en plus, la personne qui cherche ça, elle s’attend vraiment à trouver une réponse sur Internet? Sommes-nous devenus pathétiques?

Oui. Nous sommes pathétiques. Prenez-moi, par exemple, ici maintenant. Je devais travailler ce soir et, à la place, j’ai repassé des chemises et écrit ce texte. J’espère au moins que je vous aurai divertis.

Avant de vous quitter, je tiens à remercier Nancy pour son commentaire sur ma nouvelle publiée précédemment sur ce blogue. Merci de l’avoir lue en entier, c’est un texte très long (exigence du concours) et ça peut faire peur. Non, elle n’a été publiée nulle part ailleurs que sur mon blogue. J’aimerais bien écrire un roman dans un futur quelconque, sauf que pour le moment, je suis loin d’avoir assez d’inspiration pour ça. En fait, je n’ai pas vraiment d’imagination, seulement une bulle de temps en temps, donc j’écris des dizaines et des dizaines d’histoires sans punch. Peut-être un jour…

Bonne soirée!

lundi 18 avril 2011

Je me suis toujours demandé...

Il m’arrive, parfois, d’errer çà et là, rarement sans but, quand même, et de laisser aller mon esprit dans tous les sens. Je me mets alors à me questionner sur des banalités de la vie. Pourquoi ne pas en partager quelques une avec les quelques lecteurs qui se risquent encore à lire mes rares textes?

À l’épicerie, les étalages de denrées non périssables à vendre qui sont après les caisses, ça sert à quoi? Y a-t-il vraiment des gens qui passent devant et qui refont la file pour « ajouter » ça à leur commande? Moi, rien que l’idée d’aller chercher des champignons oubliés quand j’arrive à la caisse me pue au nez, imaginez donc! Est-ce un complot avec les forces de l’ordre pour attraper les potentiels voleurs qui voudraient oser perdre leur réputation pour des verres de plastique à l’effigie de Dora l’exploratrice ou pour une boîte de Froot Loops?

Parlant d’épicerie, les bonbons à l’unité, emballés, est-ce que ça se vend encore? Ceux qui sont vendus au poids, mais où il y a un contenant à monnaie juste au cas où les gens seraient incapables de s’empêcher d’en prendre un tout de suite?

Restons encore dans le thème alimentaire, les mélanges de bonbons dans les boîtes de carton jaune, communément appelés « Mélange pour le bridge », est-ce que c’est permis aux moins de 75 ans? Avez-vous déjà goûté? Je ne peux même pas croire que quelqu’un puisse payer pour ça.

Parlons Dollorama… Les soutiens-gorges qu’ils vendent, ils les vendent à qui? J’ai une hypothèse… Les gens se disent : « Au pire, c’est juste 1 $ (ou maximum 2.50 $), si ça fait pas, je vais le garrocher aux vidanges ». Et c’est ainsi qu’ils se vendent, et ne sont jamais portés par personne.

Les ramassis de « monsieurs », qui attendent leur femme assis sur un banc de centre d’allée ou directement à la sortie des boutiques, dans les centres commerciaux, pourquoi ils y vont? Pour une certaine génération, je peux bien comprendre que la madame ne conduit pas, mais les autres, pourquoi est-ce qu’ils ne restent pas à la maison? Au pire, la madame, voyant son homme ne pas collaborer, aura deux choix, soit elle y va seule, et personne ne soupire d’impatience, ou elle décide de laisser faire, et économise.

Les petites pipes en réglisse noire qu’on retrouve (encore?) sur les comptoirs de dépanneur, juste à côté de la caisse, C’EST QUOI??? Est-ce que ça se mange pour vrai. On dirait que je ne suis pas « game ». Je doute encore du fait que ce soit comestible. L’opterais plutôt pour un caoutchouc aromatisé avec des petites boules de plastique de couleur collées dessus.

Finalement, comme je n’ai plus d’idée, sachez que demain et mercredi, je suis en formation technique, à Québec. Mes amis du travail, l’apprenant, m’ont dit : « Apporte-nous une surprise, OK? ». J’ai dit « OK ». Honnêtement, entre la formation de 8 h 30 à 16 h 30, le souper, l’hôtel et l’autre journée de formation, je vais la prendre où, la maudite surprise? Les quatre surprises? Il va falloir que j’use d’originalité.

samedi 22 janvier 2011

« Viens mon homme, Papa va t’apprendre à rouler... »

C’est fou comme parfois, prises en dehors de leur contexte, certaines phrases peuvent créer un malaise. Celle-là, entre autres. Surtout si on pense que le « mon homme » en question oscille entre un an et demi et deux ans. Pourtant, il n’était question que d’apprendre au petit Bisou comment rouler la feuille de silicone à pâtisserie avant de la ranger.

Aussi, il y a le classique, venant d’un homme : « Veux-tu me la tenir »? Qu’il s’agisse de sa bière ou d’un quelconque objet dont le genre du mot qui le décrit est féminin, il y a généralement un genre de rire mi-timide, mi-grivois qui suit, à moins d’être en présence d’une « matante » qui ne désignerait jamais le membre viril de l’homme par un terme féminin, donc qui ne fait pas le rapprochement.

C’est à cause de ce type de comportement, et d’allusions, combiné au fait que je travaille dans un milieu industriel d’hommes depuis toujours, que je suis incapable de manger une banane au travail sans me cacher dans mon bureau. Dans la même veine, certaines phrases ou répliques sont également à déconseiller, voire à proscrire dans le milieu industriel comme : « J’ai faim, je mangerais un ours (testé) ». Des réponses telles que « Mange-moi à la place » risquent de sortir de leur tanière. Même chose pour toutes les répliques qui contiennent toute variation du mot « avaler » ou « manger ».

Malgré mon intelligence que je considère comme relativement développée, par moment, j’ai des faiblesses. Il y eut une époque où pour moi, le verbe « venir » se définissait comme suit : « Aller dans un lieu précis ». Maintenant, par expérience, je ne suis plus capable de l’employer sans compléter la phrase. Finis les « Tu viens tu? » teintés d’impatience ou encore tout à fait naïfs. Maintenant, c’est plutôt « Tu t’en viens-tu? » ou encore « Tu y vas-tu à telle place ». Avez-vous remarqué, mon français parlé est très familier? Tout comme le verbe venir.

Comportement primaire, futile, vous dites-vous? Si votre réponse est oui, vous êtes sans doute dans un monde où l’industrie lourde, la mécanique et les régions ne sont que légende. Eh oui, en 2011, c’est comme ça. Et vous savez quoi? Je m’y mêle étrangement bien. C’est mon côté masculin, dans une foule, mon quotient baisse. Faute de me dénuder devant une gang de mâles, de montrer mon pas de craque, eh bien je dis des niaiseries et je parle gras… J’ai honte.

jeudi 20 janvier 2011

La minute éducative 4 : Faire l’épicerie

Quoique certaines personnes militent activement contre l’épicerie en temps qu’action (et non magasin), c’est-à-dire en temps qu’activité récurrente, soit hebdomadaire ou bimensuelle, on ne peut nier qu’une grosse partie de la population s’adonne à cette activité de façon régulière.

Si, à une époque, j’ai aimé la chose d’un amour pur et profond, notre relation a changé depuis. De « chasse aux trésors pour éveiller les sens », le viraillage dans les allées s’est métamorphosé en rage à la poignée (du panier) et à la frustration contre la non-pertinence de ne pas avoir casé la pâte de tomate juste à côté des tomates. Voici donc quelques trucs pour arriver à faire l’épicerie tout en conservant un minimum de joie de vivre.

En premier lieu, vous devez décider d’un plan d’action général, et ce avant même de planifier l’excursion. Vous devez choisir parmi les options suivantes :

1. J’achète ce qui me tente

2. Je fais ce que je peux de mieux avec le moins cher possible

Dans le premier cas, vous pouvez dire au jeune homme pas assez habillé avec les gros cheveux et le chapeau de vous faire grâce du Publisac, vous n’en avez rien à battre. Ainsi, vous n’avez qu’à faire un tour rapide des armoires et du frigo, et tant qu’à y être, profitez-en donc pour vous débarrasser de la crème vieille de trois mois, du céleri mou et de la lime qui a déjà été verte. Ah, vous avez oublié un vieux raisin qui, sans vous en avertir, s’était échappé du sac, un jour. Ensuite, prenez un crayon et un bout de papier pour noter ce qui manque. Si vous êtes de type planifié, vous pouvez même élaborer un menu pour la semaine et baser votre liste là-dessus.

Dans le deuxième cas, installez-vous confortablement avec les circulaires des supermarchés que vous aimez, car il est important de se respecter là-dedans, et notez les spéciaux qui vous intéressent. Faites-en un menu et compléter la liste.

Maintenant, que vous soyez riche et capricieux ou raisonnable et économe, vous devez vous y rendre (épargnez-moi l’épicerie par internet, ici, on parle des gens qui se déplacent). Une fois arrivés sur place, sortez vos sacs réutilisables, pour éviter la mort par brûlement de la rétine que pourrait vous infliger la caissière si vous répondez « Non » à « Avez-vous vos sacs? » et pénétrez. Selon votre choix de magasin, vous serez peut-être accueillis par un « Bonjour, bienvenue chez XXXX » électronique. Bienvenue.

Si votre liste est bien faite, en supposant qu’elle n’est pas restée sur la table de la cuisine ou dans la voiture, elle devrait suivre l’ordre des rangées. Il ne vous reste qu’à circuler, liste en main, et à mettre les objets dans le panier (il fallait en prendre un). Si, comme moi, vous ne daignez pas sortir la liste de vos poches (quand elle n’est pas sur la table de la cuisine), vous risquez de revenir en arrière plus souvent qu’à votre tour. Même chose si c’est écrit de façon aléatoire.

Ah, j’ai omis la préparation mentale. La préparation mentale est aussi importante que les sacs, c’est une question de survie. Vous devrez, tout au long de votre parcours, gérer les obstacles et contretemps avec un calme quasi absolu. Répétez après moi : « Je ne donnerai pas un coup de panier dans le dos de la femme qui réfléchit au succès de son mariage en plein milieu de la rangée ». « Je n’étranglerai pas le père dépassé qui laisse hurler son enfant parce qu’il est trop occupé à déchiffrer la liste que sa femme lui a donnée. Sa blonde, pardon, le mariage est démodé. ». Selon votre expérience personnelle, il peut être intéressant de compiler vos propres slogans.

Une fois que tout est complété, que vous êtes revenus une demi-douzaine de fois dans les fruits et légumes parce que vous vous êtes dit « Je vais m’en souvenir en les voyant », mais que vous n’avez pas vu, vous pouvez passer à la caisse. Selon votre choix de supermarché, on vous emballera vos achats, ou non. On vous demandera si vous avez vos sacs, la carte promotionnelle et peut-être même si ça vous tente de faire un don pour Dieu sait quoi. Dans les trois cas, un « Non » peut entrainer le sentiment de n’être qu’une merde. Ne vous en faites pas, quand vous arriverez à la maison et que vous constaterez que vous avez oublié quelque chose, votre culpabilité s’envolera.

lundi 17 janvier 2011

Party Fails

Internet est une source intarissable de preuves de la connerie humaine. Chez moi, nous sommes fan du réseau « Cheezburger Network » qui contient des petites merveilles de divertissement instantané tel que Lol Cats, Very Demotivational Poster et le très populaire Fail Blog.

De nouvelles sections apparaissent sans qu’on ne les attende vraiment et l’une d’entre elle, que nous avons découverte ce soir, Party Fails, est particulièrement juteuse. En effet, on y voit des photos de Party, des partys complètement « wild », où les gens sont tellement pleins qu’ils s’endorment partout, avec un « rond de pisse » sur les pantalons, ou la face dans l’urinoir, en train de propulser du vomi et bien des photos embarrassantes d’homme trop vieux qui enlace une jeune poulette par derrière, « doggy style ». La grande classe.

À savourer dans vos temps libres.

mercredi 12 janvier 2011

L’humain autonettoyant

Il est apparu comme ça, sans que personne ne l’aie vu venir. La première chose qu’on a su c’est qu’à partir d’un moment, l’évolution avait fait son œuvre, l’humain autonettoyant (HAN) était né.

Malgré toutes les études, recherches, analyses, il était impossible pour quelque génie de la science que ce soit de déterminer pourquoi la peau des nouveaux être humain, les HAN, était imperméable aux saletés, odeurs, taches. Étrangement, un jour, un petit garçon était né, quelque part en Moldavie, et il était propre. Rien de si surprenant. Jusqu’à ce qu’il garnisse sa couche et que, ses fesses soient intactes. Au fils des heures, jours, semaines, peu importe le fluide corporel, ou autre substance qui enduisait le bébé, rien n’y collait. De plus, il sentait toujours bon. Pas le parfum ni le savon, juste bon.

La nouvelle avait bien sûr fait le tour du monde, section faits divers. Puis, les cas s’étaient multipliés. Au bout d’une année, les HAN étaient si répandus que plus personne n’en faisait de cas, si ce n’est pour les jalouser. Alors que les parents de bébés standards se demandaient ce qu’ils avaient bien pu faire à Dieu pour ne pas mériter un HAN, le maudissant secrètement, les autres, les chanceux, les bénis, s’adaptaient facilement à leur nouveau mode de vie.

Vous vous imaginez l’impact de cette nouvelle génération? Fini le malaise causé par un interlocuteur à l’haleine fétide et aux dents jaunes brunâtres. Finies les nausées dues au collègue qui sent fort la sueur (piquante) à 8 h le matin. Finis les gens qui dégagent un arôme douceâtre de creton-swing dans les endroits publics, qui font détester l’expérience de socialisation. Fini les croutes de lait séché autour de la bouche du bébé. Fini les résidus alimentaires dans les dents. Finies les gênantes crottes de nez humides qui collent sur la joue.

Point de vue qualité de vie, que d’avantages! Pas envie d’aller se laver? Quelle coïncidence, nul besoin! L’angoisse créée par la peur de mourir de froid à la sortie de la douche? Un mythe. La perte de temps du séchage des cheveux et la frustration due à un manque de volume? Pffff. Brossage de dents : Il faut les brosser?

Finalement, se laver ne présente aucun avantage, si ce n’est d’en sortir propre et d’avoir toutes sortes d’idées saugrenues pour nourrir son lectorat.

dimanche 9 janvier 2011

Ces expressions qui me font « tilter » un oeil...

Singer. « Je pense que je vais te singer ». Imite-moi si tu veux, mais je ne suis pas vraiment type singe.

Être « pour » faire quelque chose. C’est drôle, il y a des expressions qui ne survivent pas au passage de génération. Celle-là sera du lot. Pourquoi pas plutôt « s’apprêter à »? Trop bien dit peut-être?

Être « après » faire quelque chose. On s’entend que cette expression-là couche avec la précédente depuis au moins un siècle? « En train de », non?

J’cré ben. Ça sonne un peu « Cormoran » (la série télé), vous ne trouvez pas?

J’ai gratté mon « relais » après que la charrue soit passée. Traduction : J’ai pelleté la butte que m’a gracieusement laissée la déneigeuse en nettoyant la rue. Moi, j’ai tendance à dire « ourlet » plutôt que « relais », parce qu’au moins, un ourlet, c’est une bosse, mais encore là, je pense que je suis dans le champ aussi.

Je m’ai-t-acheté un chandail. PARDON?

Ça va-t-être bon! Ah oui! Est-ce que c’est va « vat » ou être « têtre »?

On en a dresse. Après analyse, c’est « on en a de reste » et ça veut dire qu’il y en a « ben manque », ou encore bien assez. Pas fou.

On va manger du bon spaghetti italien. Pouah!!! Du bœuf haché avec de la tomate et des légumes. Très très italiens.

Youppi! Du spagatti italien! Moi j’aime les pâtes alimentaires! Moi, l’expression « pâte alimentaire » m’enlève l’envie d’en manger. On dirait qu’il y a un mot de trop.

ma chesseuse. Sécheuse. Une personne, on peut se dire que la pauvre, elle fait de la dyslexie. Toute une génération, je pense que quelqu’un leur a fait une blague, et qu’il est mort avant de l’expliquer.

Jouer aux fesses. Quand j’étais jeune, et même ado avancée, le sexe me dégoûtait, et je suis convaincue que c’est à cause de cela.

Faire le sexe. Pas vraiment plus « ennimant ».

Ennimant. Je vais poser des hypothèses, parce que le mot n’existe (évidemment) pas, et que j’interprète à chaque fois que je l’entends (souvent quand même, vous seriez surpris). Attirant? Enthousiasmant? Tentant? Motivant?

Bon, c’est suffisant pour ce soir. Au plaisir!

lundi 27 décembre 2010

Je n’aime pas… 2

Les téléphones cellulaires. Bon, pas tant le téléphone lui-même que la paranoïa qu’il inspire. Soudainement, on panique parce que je n'ai pas de cellulaire et que je suis difficile à rejoindre. So? Laissez un message sur ma boîte vocale, si ça me le dit, je rappelle!

Les téléréalités. Moi, ça ne m’intéresse pas. Du tout.

Les gens qui détestent les chats. Moi, personnellement, les chiens, je n’aime pas. Je n’en veux pas, et je n’en aurai pas. Pourtant, je ne traite pas les propriétaires de chiens de caves et je n’ai pas envie de vomir sur leur bête quand je la vois. Tu es type chien? Alors tant mieux, pas moi. Arrête de me convaincre que ton chien est plus intelligent que mon chat. Mon chat est sélectif, c’est tout.

Faire à souper. J’adore cuisiner mais en arrivant du travail, quand je cours de 4 h 5 à 5 h sans pause pour faire cuire comme je peux quelque chose qui ne sera jamais plus que « c’est bon pour ce que c’est »… Aucun fun là-dedans.

Écaler des œufs cuits durs. Super, mon chum adore ça. En fait, il me regarde avec des petits yeux brillants (comme un enfant qui voit un énorme suçon coloré) en me demandant du regard s’il peut. Gâte-toi!

Le désordre. Pourtant, je suis la plus traîneuse qui soit. Résultat? Je passe mon temps à commenter et à angoisser sur le désordre. Sans le combattre.

Le yogourt sans gras. Beurk.

Éplucher des clémentines. Surtout quand j’ai une bouche bien grande (pas la mienne) qui ramasse le fruit de mes efforts sans qu’il ne m’en reste au bout du compte. Mais il est tellement mignon…

Quand mon chat hurle. J’ai tout essayé pour le faire taire quand ça lui prend. Rien de fonctionne. RIEN. Il hurle fort, longtemps et à des heures discutables. Il s’exprime. C’est une forme d’intelligence. Ça ne dure que quelques minutes à la fois.

Plier un drap contour. WTF!?

L’odeur de creton-swing. C’est certain que cette odeur-là a été créée pour me mettre à l’épreuve. Ces temps-ci, ça sent autour de la bâtisse le matin quand j’arrive au travail.

Les rouleaux de papier de toilette qui ne veulent pas… Je cherche une façon d’exprimer ma pensée… Qui ne veulent pas, tout simplement. Quand on est l’heureux élu qui change le rouleau et qu’il faut gosser 5 minutes et dérouler (ou « échiffer ») 50 tours avant d’avoir la largeur en entier… moyennant une petite montagne de retailles à côté de la toilette. C’est encore pire quand c’est en pleine nuit et qu’on n’a pas pris la peine d’allumer pour ne pas trop se réveiller. FAIL.

L’horrible sonorité de la guitare-jouet que mon garçon a reçue de son grand-père à Noël. En fait, c’est plutôt la manie de mon chum de se mettre à en « jouer » dès qu’il la voit… Ça donne l’impression de l’ambiance d’un bistrot égyptien un peu comme dans le film OSS 117 : Le Caire, nid d’espion.

En terminant, je commence à m’habituer à mon clavier de portable. Lentement, mais sûrement.


lundi 13 décembre 2010

J’aime

Plier des serviettes. C’est géométriquement conçu pour être plié et faire une belle pile. Rien à voir avec les diaboliques draps contours.

Les sandwichs au beurre d’arachides et bananes. Tellement. Avec un bon verre de lait froid. Le summum de la gastronomie. Miam.

Les boîtiers d’ombres à paupières. J’ai eu droit à une prime avec achat la semaine dernière et c’était un beau boîtier de huit couleurs différentes. Elles sont nacrées et scintillantes. À chaque fois que je passe à côté, je les regarde quelques secondes. J’ai honte de vous en parler.

Trier les vêtements que j’étends sur le sèche-linge selon un système qui varie d’une fois à l’autre. Pour les couches, c’est par modèle ET par type de couleur (chaude ou froide). Quand je les mets sur la corde à linge (qui a arraché la dernière fois que je l’ai utilisée), j’essaie de faire « matcher » les épingles à linge avec les couleurs. Non, je ne prends pas de pilules pour ça.

Me mettre du Vicks dans le nez pour dormir. On dirait que ça dort mieux. Quand je le fais trop longtemps (quelques semaines), j’ai de la misère à arrêter.

Manger mes céréales dans un verre. C’est plus compliqué, ça met du punch.

Mon grill-cheese avec du ketchup. Je trempe. J’aime le ketchup.

L’humour absurde. Je connais toutes les chansons du premier album des Denis Drolet par cœur. Et Jean-Thomas Jobin aussi. Ah! J’oubliais Marc Labrèche! Un génie!

Utiliser certains mots qui n’existent pas comme panfiche (panneau-affiche) ou gourdasse (gourde). J’aime bien rajouter le suffixe « asse » à la fin des mots, quand ils s’y prêtent.

Savez-vous, on dirait que « je n’aime pas » plus de choses que j’en aime… Est-ce ce qui fait de moi une « chialeuse »?

mercredi 27 octobre 2010

La minute éducative 3 : Les calories liquides

À l’origine, la calorie (cal) était une unité de mesure de quantité de chaleur. En fait, une calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour élever 1 gramme d’eau de 1°C, à une pression atmosphérique normale. Pourquoi je dis « à l’origine » ? Parce que notre « culture » alimentaire, et l’opinion populaire ont fait de la calorie une unité de mesure d’engraissement uniquement. Tout le monde connait les calories parce qu’elles font engraisser. La mode est d’ailleurs aux cochonneries à 100 calories par sac.

La semaine dernière, ou était-ce avant, j’ai peine à me rappeler, j’ai eu une discussion calorique avec des collègues qui avaient, ma foi, des préjugés surprenants au sujet des calories et du sucre. Allez savoir pourquoi, c’est seulement aujourd’hui que l’envie folle de vous en parler m’a assaillie. Mieux vaut tard que pas « pantoute », n’est-ce pas ?

Ce jour-là, alors que nous étions tous trois attablés pour engloutir nos repas respectifs, du réchauffé pour ma part, une casserole de lentilles et chou-fleur au cari (dire que j’ai insisté pour dire que je n’étais pas vraiment grano) et des délices de cabane à patate pour eux deux, le plus jeune des deux, mon ami, appelons-le B, s’est mis à élaborer sur son désir de changer son alimentation. Quoi de mieux qu’un combo cheeseburger-poutine pour en parler ?

Alors qu’il élaborait les moyens concrets qu’il comptait prendre pour y arriver, nous en sommes venus à parler de jus d’orange. Je pense que nous en sommes venus là en regardant le contenu « nutritionnel » du thé glacé de B et du Coca Cola de M (l’autre collègue). B pensait qu’il était mieux que M par son choix de boisson jusqu’à ce que j’intervienne, avec mon grand savoir à ce sujet, et je les raisonne tous deux. C’est là, sans doute, que B a dit qu’à l’avenir il prendrait du vrai jus d’orange, pour couper le sucre. Oui, c’est en plein ce qui s’est passé, à deux ou trois anecdotes inventées près.

En vérité, le jus d’orange contient presqu’autant de sucre que ses homologues désaltérants thé glacé et boisson gazeuse. Vous ne le saviez pas ? Je vous entends d’ici me rétorquer que ce n’est pas le même sucre, que le sucre du jus 100% pur est bien meilleur pour la santé… C’est faux ! Tout faux ! Vous êtes désillusionnés ? Vous qui vous forciez à boire ce nectar suret par bonne conscience exclusivement ? Au diable, vous retournerez à votre Pepsi matinal alors ? Pas si vite ! Le jus d’orange, contrairement au Pepsi, ne fait point éructer… Pour le reste… Il y a la vitamine C. Sinon, vous êtes franchement mieux de manger une orange, ou encore un kiwi, qui est pour sa part meilleur qu’une orange, nutritionnellement parlant…

Un peu de théorie, encore ? D’accord, puisque nous y sommes, mais juste un peu, parce que je n’y connais pas grand-chose, de toute façon. Le sucre, les glucides simples, leurs dérivés, ceux qui finissent souvent en « ose » (lactose, fructose…) sont tous transformés en glucose pour être utilisés par le corps au besoin (effort physique) ou entreposés sous forme de graisse lorsqu’ils sont trop ou qu’il y a un manque d’exercice. Devrions-nous donc tous arrêter d’ingérer du sucre ? Vous n’êtes pas sérieux avec cette question quand même. Bien sûr que non ! Le corps en a besoin pour fonctionner, mais il n’a pas nécessairement besoin d’une boisson gazeuse de 710 ml par jour ni d’un dessert sucré à tous les repas. Mais c’est à vous de gérer votre alimentation, moi je ne fais que vous introduire le sujet.

De retour à nos moutons, ou à mes moutons, c’est-à-dire aux calories liquides. Pour être très honnête, ce sont souvent ces calories-là qui font engraisser. Ou qui empêchent de maigrir, selon vos objectifs. Pourquoi ? Parce qu’une petite bière, suivie d’une autre, et d’une autre, c’est donc facile à ingérer… et mine de rien, c’est environ 150 calories de l’unité, presque exclusivement en sucre, ou glucides si vous préférez. « Oui mais c’est même pas sucré… » C’est ça quand même ! Idem pour tous les délicieux petits cocktails si appréciés des femmes (pas moi, je n’aime pas les cocktails).

Mais que vous reste-t-il pour satisfaire à la fois l'envie de boire, la soif et le plaisir gustatif, tout en étant nutritif ? Excellente question, j’aime votre intérêt, je m’en nourris. La réponse est fort simple, ou plutôt complexe, selon mon inspiration à venir. Le lait contient du sucre, son propre sucre, le lactose, et est très nutritif et bon au goût (bon pour mon goût, en tout cas). Étrangement, son homologue « excentrique », le lait au chocolat, est aussi un excellent choix. Un litre par jour serait sans doute exagéré, tout comme un litre de lait blanc, mais le lait au chocolat est un choix plus santé que le jus d’orange 100%. Pourquoi ? Parce que pour une quantité semblable de sucre, il fournit en plus des protéines et du calcium, et goûte le chocolat. Mmmm.

Bon, on s’amuse, je n’en doute guère, mais ce n’est jamais une bonne idée de s’éterniser. On s’appelle ! Et n’hésitez pas à joindre ma page Facebook ! Parlez-en à vos amis !

Ah, une dernière chose, c’est trop mignon, il faut que je le dise. Mon fils, qui parle de plus en plus et de mieux en mieux en est à nommer ce qui se trouve dans sa chambre. Il y a des autocollants de papillons sur un des murs et il dit « Papigne ». Je pense sérieusement entreprendre des démarches pour que le mot « papillon » soit officiellement et définitivement remplacé par « Papigne ».

samedi 9 octobre 2010

Québec, Canada

Il me semble bien en avoir déjà fait mention de mon amour pour mon pays, peut-être ici, ou ailleurs, mais j’ai eu soudainement, en lisant un billet, sur un autre blogue, d’un bon ami, d’en reparler.

Lors du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec, en 1995, j’avais 13 ans. Quel âge insignifiant! Pas autant que 15 ans, mais tout de même. J’étais jeune, je voulais des amis, et je voulais aussi faire comme tout le monde, tout en étant bien différente. Je voulais être et ne pas être tout à la fois. Tellement adolescent. Je me souviens m’être dit, à cette époque, qu’il fallait être complètement fou pour ne pas vouloir que le Québec devienne un pays et j’ai même pensé que nous aurions dû avoir le droit de vote en entrant au secondaire. Qu’on en sait des choses, à cet âge!! Imaginez la catastrophe…

Ai-je pleuré, le soir de la défaite? Je ne m’en souviens pas, mais je sais que j’en voulais à tous ceux qui se satisfaisaient de leur victoire. Pourquoi voulais-je tant cette souveraineté? Aucune espèce d’idée. Quelqu’un que j’admirais devait m’avoir dit son avis un jour, et je l’avais suivi. Point.

Maintenant, 15 ans plus tard, je suis bien moins insignifiante, et je suis désormais dotée d’une opinion qui m’appartient, je n’ai donc plus besoin des autres pour m’orienter dans mes convictions politiques. Remarquez, je ne comprends pas grand-chose à la politique et c’est un sujet qui m’emmerde (je suis ben fine quand même), mais je suis tout de même apable de me faire ma propre idée.

Donc, en 2010 (bientôt 2011), je ne suis plus la souverainiste écervelée que j’étais à l’époque. Je n’ai rien contre les souverainistes, qu’on se le dise une fois pour toutes, mais je ne les appuie pas. Je me souviens d’une fois, il y a environ cinq ans, où un collègue m’a dit (avec conviction) que tout le monde était séparatiste (de notre âge, du moins), me vomissant presque à la figure lors de ma réplique! J’avais répondu tout simplement : « Pas moi ». D’où son haut-le-cœur.

Où voulais-je en venir déjà? Ah, c’était le début de la saison de hockey 2010-2011 jeudi dernier et, même si j’ai manqué les cinq premières minutes de la première période, j’ai quand même pris le temps d’aller chanter le Ô Canada avant le match. Comme toujours, ça m’a émue… Avouez que vous êtes déçus, séparatistes qui m’êtes fidèles… Tout ça pour dire que je suis fière d’être Canadienne, mais que rien ne serait pareil sans les séparatistes (respectueux et ouverts d’esprit).

Les Canadiens viennent justement de gagner.

Bye là.

mercredi 6 octobre 2010

La minute éducative 2 : Le chat

Le chat est un animal… surprenant. Certaines mauvaises langues diront qu’il est indépendant, imbécile, stupide, lâche, hypocrite ou même inutile. Moi, en tant qu’amie des chats (j’ai déjà entendu « Folle aux chats » aussi), et en tant que symbole d’éducation (pour les chats et mon fils… et pour vous), je vous dirai, tout simplement, que c’est faux.

En fait, le chat est tout sauf indépendant. Le chat est… sélectif. Vous le voyez souvent faire la fine bouche devant ses croquettes sèches ? Pourquoi en serait-il autrement avec la visite ? Ou avec vous-mêmes ? Il viendra à vous, un jour, ne vous en faites pas. Il se peut que le moment vous semble inopportun. Ça, c’est votre problème, pas le sien. Il était prêt. Pas vous.

Le chat est très loin d’être imbécile et stupide (en fait, quelle est la différence de définition entre ces deux termes ?). Le chat est un génie. Pourtant, il grimpe sur la table dès que vous avez le dos tourné et il s’empresse de lécher les assiettes sur le comptoir dès que vous le quittez des yeux ? Il n’est pas stupide, il est FUTÉ ! Il attend que vous soyez tourné. Qu’est-ce sinon de l’intelligence ? On pourrait également le qualifier de tenace, parce qu’il peut arriver qu’il remonte une ou deux (ou quatre ou douze) fois avant de comprendre. Il sait ce qu’il veut ! C’est une qualité !

Le chat, lâche ? Sûrement pas ! Il vous semble peut-être mou et flasque, étendu dans la flaque de soleil sur le plancher, mais il n’en est rien ! Vous pourriez être surpris de constater la vigueur qu’il peut dégainer, si vous toucher la porte de l’armoire où se cache sa nourriture (dans le cas où c’est un glouton, ou une gloutonne, comme la mienne) ou encore la vitesse à laquelle il peut déguerpir dans une situation d’urgence comme par exemple un petit garçon qui arrive à vive allure du couloir (où il a pris toute sa vitesse) en poussant son énorme camion tombereau (un tonka) et en hurlant de joie. Ça va vite vite vite. Et en plus, un chat, ça va dans la litière. Bon, j’avoue que parfois, ça gratte un peu trop vigoureusement, ce qui résulte en une montagne de sable par terre (et même une ou deux petites boules sèches de temps à autre…), mais c’est toujours mieux que de se mettre la face (et le reste du corps) au vent la nuit l’hiver ?! Surtout quand ce n’est pas nous qui nettoyons la litière en question (merci Chéri !). Je vous jure, il n’y a aucune lâcheté là-dedans.

Hypocrite maintenant. Mais au fait, qu’est-ce que l’hypocrisie ? Selon le-dictionnaire.com, il s’agit d’un « défaut consistant à cacher ses véritables sentiments et à feindre des opinions et des vertus que l’on n’a pas ». Il ne faut pas chercher bien loin pour se rendre compte qu’aucun chat n’est hypocrite, finalement. Je suis quand même satisfaite d’avoir contribué à la destruction de ce mythe. Vous doutez toujours ? J’attends des preuves tangibles que les chats ont, tel que mentionné dans la définition précédente, des sentiments (à ne pas confondre avec faim et besoin de chaleur et de confort), des opinions (à ne pas confondre avec les oreilles par en-arrière en cas de contrariété) et des vertus (je ne sais pas vraiment ce que c’est… Euh… je viens de vérifier et le chat n’en a pas).

Finalement, inutile le chat ? Vous êtes fou ou quoi ? Sans mes chats (et mon petit garçon) je n’aurais aucune raison valable de passer l’aspirateur. Les minous (tas de poils de chat) sont la seule indication visuelle du besoin de passer l’aspirateur (le petit garçon, de son côté, nous donne des repères sensoriels de particules molles qui roulent sous les pieds). Grâce à mes chats, notamment ma femelle, je comprends l’anglais de mieux en mieux. Elle a de si grandes oreilles qu’elle me cache les sous-titres (sa place est sous la télé). Grâce à mon mâle, je suis maintenant tolérantes aux hurlements d’enfants dans les endroits publics (c’est un ultime hurleur qui hurle souvent, longtemps et pour rien et ce, depuis près de 4 ans). Depuis que j’ai des chats (depuis toujours finalement), je suis une inconditionnelle de la vaisselle. Si nous ne la faisions pas immédiatement après le repas, ils passeraient leur vie à la lécher dans l’évier et sur le comptoir, ce qui me tape sur les nerfs (pas si tolérante finalement…). C’est aussi partiellement grâce à eux que je suis si matinale (un bébé, rien à voir). Je vous ai mentionné la gloutonne ? Eh bien elle tient à son déjeuner !

Vous voyez, les chats ne sont certainement pas inutiles ! Ils peuvent vous rendre bien meilleur, plus patient, plus ordonné et aussi, ils peuvent vous faire rire parce que je vous jure, ça en fait des niaiseries, ces petites bêtes-là !