jeudi 27 décembre 2012
Sexe insolite
lundi 13 août 2012
Pauline Marois veut couper dans le gras?
dimanche 3 juin 2012
La mort à Magnotta
lundi 28 mai 2012
Les travers de la loi 78
lundi 23 avril 2012
Jean Charest, ce boute-en-train
mardi 17 avril 2012
Procédurite aigüe
mercredi 21 mars 2012
Frais de scolarité - la suite
Si mes propos crus de la veille ont semblé choquer certains lecteurs, sachez tous que j’en suis fort heureuse. Non, je ne suis pas en profond manque d’attention, mais tous les débats sont positifs, dans le sens qu’ils permettent de pousser la réflexion à un niveau supérieur.
Mon opinion n’a pas changé, je suis toujours d’avis que beaucoup trop de programmes d’études universitaires ne méritent pas d’être financés. Je ne reviendrai pas là-dessus. Je trouve aussi étrange que les manifestants principaux de la présente bataille soient pour la plupart des disciples de ces mêmes programmes.
Je me suis égarée du sujet d’origine hier, l’émotion sans doute, et je trouve que je n’ai pas assez parlé de l’augmentation des frais en tant que telle. Cette hausse, elle est facilement absorbable par quiconque travaille après ses études. Fin.
En réponse aux deux commentaires que j’ai reçus, merci en passant, voici ce que j’ai à rajouter. Si je ne suis vraiment pas d’accord avec l’importance qu’a réellement la culture, c’est une question d’opinion, et je ne m’attarderai pas puisqu’il n’y aura jamais de fin, je suis complètement bornée.
Pour ce qui est de ne pas pouvoir tous être comptable ou ingénieur, soit. Je comprends. Moi-même, si j’avais suivi mes émotions, mon désir profond, je me serais lancée à l’aveugle en littérature. Ingénieure, ça fait aussi, et je m’y plais réellement. J’écris et je lis quand j’arrive chez moi. Je dessine aussi, et très bien en plus. C’est mieux comme ça. En plus, je peux me permettre d’utiliser un français bas de gamme dans mon blogue et me dire que je ne sais rien faire de mieux. (Blague). Puisque je ne sais pas trop ce que le terme « technique » englobe, je me risquerai à dire qu’il y a bien d’autres choix. Infirmière, psychologue (avec une certaine réserve), n’importe quoi en administration, design industriel, les choix sont nombreux.
Pour ce qui est de payer les cours de yoga, l’activité physique à la population, j’usais de sarcasme. Je ne suis apparemment pas libérale, et je suis plutôt capitaliste. Mon travail, mes affaires, mes choix, mon argent. Tout comme je ne voulais pas que ma mère entre dans ma chambre à l’adolescence, je ne veux pas que la société me torche. Question de principes personnels, je suppose. La société n’est pas faite pour les simples travailleurs comme moi. Je ne suis pas folle, je ne contribue pas au divertissement collectif et je suis dans la classe moyenne donc je passe mon temps à payer pour les autres.
Autre point, j’ai du mal à comprendre en quoi mon opinion ne fait que renforcer les stéréotypes. Quels stéréotypes? Je suis un antistéréotype. Vous avez sans doute raison sur un point, j’idéalise beaucoup tout ce qui est technique. Je m’assume pleinement. Nous manquons d’ailleurs cruellement de main-d’œuvre, à ceux que ça intéresse, et ceci est en grande partie dû au fait que les études techniques demandent des efforts qui vont au-delà du plaisir absolu, ce qui tend à dissuader ceux qui étudient « pour le fun ». Les résultats sont réels, mais les années que ça dure, elles peuvent sembler longues. J’imagine que j’avais une vision.
Contrairement à ce qu’il peut sembler, je n’encourage pas les études universitaires à tout prix. Pompier, policier, mécanicien, coiffeur (vous voyez, si j’encourageais les stéréotypes, j’aurais dit coiffeuse), secrétaire, cuisinier, plastreur, menuisier, ébéniste, tous des métiers qui peuvent être stimulants. Tous des contribuables aussi.
Je sais qu’une bonne partie des gens qui suivent les blogues sont aux antipodes de mes opinions, qu’ils croient aux syndicats, qu’ils encouragent la culture, le transport en commun et qu’ils pensent que le développement économique en région ne sert qu’à polluer. Pourtant, je veux encore que ces personnes me lisent, si peu nombreuses soient-elles, parce qu’il n’y a rien d’intéressant à plaire à tous, j’aime qu’on me contrarie, tant que c’est poli.
Je tenais donc à m’excuser de vous décevoir, si c’est le cas, mais je vous avertis que de temps en temps, il se peut que vous soyez choqués. C’est comme ça.
lundi 19 mars 2012
Payer pour avoir un avenir, non?
Quoi de pire pour l’humeur et l’état général que d’être bombardé d’informations sur un sujet avec lequel nos convictions font des flammèches?
Afin de ne pas sombrer dans l’exagération et de ne pas devenir l’ennemie publique numéro un, je vais opter pour la modération. Je vais centraliser mes opinions politiques, si peu fournies puissent-elles être.
Seraient-ce mes lunettes roses, ou aurais-je constaté que parmi mes semblables, le débat qui nous intéresse n’en est même pas un? Malgré toute ma bonne volonté d’être objective dans mes écrits, je dois immédiatement arrêter de me brimer, car il ne ressortira rien de ce texte vide, je ne fais qu’y aligner des mots.
Ceci étant dit, je cherche encore et encore, mais je ne trouve pas de réponse à ma question : comment se fait-il, diantre, que tous les diplômés des domaines techniques pertinents que je connais et fréquente soient en accord avec l’augmentation des frais de scolarité, moi y comprise?
Sommes-nous, mon peuple et moi, des égoïstes sans cœur qui ne se préoccupent pas des étudiants sans avenir (par leur choix) ou sommes-nous simplement réalistes?
Quel réalisme? Me hurlez-vous trop près de l’oreille, à m’en donner l’envie de vous battre. Lorsque j’avais sept ans et que j’allais chercher un deux litres de lait bleu au dépanneur, je payais avec un deux dollars en papier, et il me revenait un 10 ¢. Maintenant, quand je fais de même, il m’en coûte 3.33 $, ou quelque chose du genre. En vingt-deux ans (ouch) donc, le lait a subi une augmentation de coût de 43 %. Les exemples sont nombreux. Le salaire minimum par exemple, est tout près de 10 $ l’heure.
Main dans la main avec une ligne du temps, les produits et services ont pris du coffre, se sont remplumé du derrière. Les ingénieurs sortants gagnent 10 000 $ de plus par année que moi, il y a de cela sept ans.
Qu’en est-il donc de l’éducation? Et certains iront jusqu’à dire que l’éducation devrait être gratuite. Êtes-vous bien? « Are you high? » comme le dirait si bien cette chère Penny dans je ne sais plus lequel des excellents épisodes de Big Bang Theory. Je pense que oui…
Je sais ce que vous voulez entendre, et je vais vous le dire… Oui! Je suis d’accord avec la gratuité des études. Vous êtes tellement étonnés! Vous sentez le chien mouillé jusqu’ici et, croyez-moi, Chicoutimi, c’est loin! Je crois sincèrement que les jeunes ne devraient pas avoir à payer pour leurs études. À certaines conditions. Les voici.
Tous les programmes d’études sans avenir réel tel que les arts, lettres, sciences politiques (quel salissage du mot science), travail social, théologie, plein air, histoire et j’en passe, devraient être payants et fortement contingentés, voir limités d’accès aux enfants de familles riches qui comptent se faire vivre par leurs parents pour une période prolongée. Ces programmes, mes chers amis, ne sont que pur divertissement et culture personnelle. Pourquoi nous, simples mortels, devrions-nous payer pour que certaines personnes puissent faire chier le peuple en ayant l’air brillant dans les partys de famille, mais en ne foutant rien de concret de leur vie, et prenant un malin plaisir à détester publiquement les méchants capitalistes pollueurs et inconscients? C’est un peu comme les artistes qui sucent les ressources de l’État pour se faire vivre, mais en ne rapportant pas un clou.
Tant qu’à y être, pourquoi ne me payez-vous pas des ateliers de yoga, et pourquoi mon conjoint a-t-il dû payer de sa poche ses cours de guitare?
Le gouvernement a les priorités aux mauvaises places, certes, et l’éducation devrait préoccuper davantage. Mais personne n’arrivera à convaincre quiconque a pris en main son futur que les programmes d’étude à faible teneur en crédibilité devraient être payés par monsieur et madame tout le monde, et ne jamais rien rapporter collectivement. Je serais curieuse de savoir combien de finissants sont capables de vivre de leurs études, dans les domaines cités plus haut. Je suis ouverte à la discussion.
J’ai entendu, ces dernières semaines, lors de la défaite d’un vote de grève, que c’était le vote technique qui avait tout fait foirer. C’est dire qu’il y a encore de l’espoir.
lundi 12 mars 2012
Journée de la femme, mais encore
À l’aube de la trentaine, ô la vilaine trentaine, qui est à moins d’un quart d’année de me frapper en pleine gueule, je tente encore de me positionner par rapport à la condition féminine. Pays industrialisé, éducation convenable, classe moyenne, intelligence moyenne à élevée. Tous des facteurs qui facilitent la condition de la femme. Génération aidant, je ne me sens pas du tout interpelée par les « attaques » féministes et les sorties publiques des femmes à barbe.
Dans ma tête à moi, le féminisme à proprement parler est désuet au Canada. Les femmes sont devenues égales aux hommes, ce qui est une absurdité, un non-sens, et les hommes ont été réduits à l’état de… je ne trouve même pas de mot tellement on les ridiculise sans gêne. Ils ont perdu leurs avantages sociaux, comme le droit à la mâlitude et d’être galant, courtois, et de complimenter sans se faire traiter de porc.
Le combat a été mené avant moi me direz-vous, et ce qu’elles ont accompli nous a donné ce que nous avons? Soit, mais c’est du passé, qu’on en revienne maintenant. Le monde est devenu ce qu’il est, il n’est pas nécessaire de tenter de convaincre la femme qu’elle se réduit à l’état d’objet parce qu’elle dépense (gaspille) des dollars si chèrement gagnés pour un tube de mascara à 30 $. Nous sommes assez évolués pour trouver l’équilibre, non?
Si on m’avait dit que, quelque part en l’an de grâce 2012, on me démontrerait hors de tout doute que certains hommes, soi-disant virils et intelligents, croient dur comme fer que la femme n’est qu’un réceptacle qui se doit de savoir torcher et cuisiner, j’aurais esquissé un sourire et j’aurais imaginé un homme de soixante-dix ans qui a bûché toute sa vie pendant que sa tendre épouse torchait, cuisinait et se faisait remplir quand c’était requis, par l’orifice du choix de monsieur. L’image aurait été un peu troublante, j’en conviens, mais je me serais au moins convaincue que cette espèce était en fin de règne et que ce combat était de l’histoire ancienne. Jamais, au grand jamais, je n’aurais cru que de telles pensées et paroles puissent naître et se propager dans des cerveaux qui ont vu le jour au Québec alors que le combat des femmes était déjà bien gagné, qu’elles votaient depuis longtemps et qu’il était déjà dépassé de rester à la maison avec les enfants.
Ouf, pouvez-vous croire que dans ce texte, je me prononce contre le féminisme, tout en prouvant qu’il aurait encore sa place? Je ne pense toujours pas qu’il est réaliste ni souhaitable que la femme soit l’égale de l’homme, parce qu’elle n’est pas et ne sera jamais un homme. Par contre, je dois admettre qu’il est fort inquiétant de penser que je pourrais un jour me retrouver sous les ordres (professionnels – sinon au risque de sa vie) d’un homme qui me prend pour un cruchon géant. Le futur nous parlera, quand il saura quoi nous dire.
Bonne nuit.
dimanche 20 février 2011
En rafale et... allez donc ch*** (prise 3)!
Nous sommes dimanche soir. Demain, ce n’est pas un lundi ordinaire. C’est le lundi de mon « nouveau départ ». Je commence mon nouvel emploi. Au menu : De la conception de machines. Ça vous semble vague? Moi aussi.
Je suis étrangement calme. Pas d’angoisse, pas de stress, pas de scénarios terribles. Pourtant, je suis une fille de scénarios. Je vis dans ma tête, et j’invente. Cette fois, rien. Est-ce le signe que j’ai fait le bon choix? Ou suis-je tout simplement plus mature qu’avant?
Je mens. En fait, je suis totalement effrayée, j’ai peur de ne pas être assez bonne, que mon cerveau se soit trop atrophié après deux ans sans « réfléchir ». J’ai peur de toutes ces hormones mâles dans lesquelles je vais baigner près de 40 heures par semaine pour les années à venir. Je serai la première femme dans l’équipe technique. Ouf.
Du même coup, je suis dans un état de sérénité quasi absolu, une sérénité qui ne survient que lorsque l’on est entre deux étapes, entre deux tableaux, entre deux mondes. Je n’ai pas de soucis (professionnels), rien à terminer, rien à me rappeler. Ce que j’ai fait est derrière moi, ce que je ferai est devant. Ça semble simpliste et évident, mais ça ne l’est pas.
Ma vie sera complètement différente de ce que j’ai vécu ces deux dernières années, et surtout ces huit derniers mois. Elle est finie l’époque où j’avais tellement de temps à perdre à mon travail que je pouvais alimenter mes blogues, et lire ceux des autres, tout en étant payée.
Finis, les vendredis après-midi de congé, la rigolade à tout moment, le deuxième déjeuner payé par le patron, les visites dans la « shop » pour me faire croire que je sers à quelque chose, finie la sensation de malaise à chaque fois qu’on me présente par mon titre professionnel, parce que je n’ai pas l’impression de l’honorer.
À l’opposé, je risque de me retrouver en présence d’ego très imposants, d’hommes en manque d’attention, qui tentent de m’intimider. Mais peut-être pas non plus, et j’aime mieux ne pas y penser tout de suite, ça froisse légèrement ma sérénité.
Sur une autre note, j’ai besoin de me vider le cœur sur certains sujets, surtout que j’ai toujours cette envie d’envoyer promener qui ne me lâche pas… Dressons une liste des gens que j’aurais envie d’envoyer ch***
Ceux qui pensent tout savoir.
Ceux qui ne comprennent rien, qui interprètent tout au premier degré, qui ne savent pas lire entre les lignes.
Celles qui détestent systématiquement les femmes qui sont plus belles qu’elles.
Celles qui ont l’air de saucissons par leur entêtement à suivre la mode.
Celles qui sont toujours à dix livres du bonheur, et qui sont donc convaincues que les femmes minces sont plus heureuses qu’elles.
Les accros des régimes. Heille, j’ai un super truc pour vous autres : Quand vous n’avez plus faim, arrêtez de manger, les résultats sont surprenants!
Ceux qui pensent qu’un enfant d’un an et demi, c’est mal élevé parce que ça bouge sans cesse, que ça parle fort et que ça se couche par terre. Heille!
Ceux qui n’ont pas d’opinions, et pire, qui moulent les miennes.
Ceux qui pensent que le bonheur est gratuit, et qu’ils ne devraient jamais avoir à faire d’efforts pour être heureux.
C’est ça. Pour l’instant.
lundi 14 février 2011
Le 14 février... SO WHAT!!!
Non, je ne suis pas fâchée contre l’univers, je ne suis pas non plus victime de l’amour, blessée, seule et amère. Je suis amoureuse depuis bien des années et je suis très heureuse. Pourtant, en ce 14 février, un parmi tant d’autres, mon vingt-neuvième, je me questionne sur l’ampleur du canular.
Je suis en vacances forcées, à la maison, assise à ta table de la cuisine, dans une position anti ergonomique, un chat en boule sur mes genoux, et j’écoute la radio, Radio X pour être exacte. On m’a dit, pendant la fin de semaine passée, alors que j’étais « en ville », que les gens n’aiment pas les « Radios de chialeux » à Montréal. Moi, ici, en région, retirée, assise en indien dans mon tipi, juste en dessous de ma hache de guerre familiale, j’aime ça, ce genre de radio. Je n’aime pas la musique pop et ils n’en passent pas, alors c’est parfait et ils ont tendance à toucher des sujets qui m’intéressent d’une façon qui me touche. Sauf la nouvelle émission réseau Maurais Live, mais ça, c’est une autre histoire. Toujours est-il que, présentement, Gary Daigneault (l’animateur) parle de la Saint-Valentin.
Dieu merci, eux, ils en rient, de la « Fête de l’amour ». Si j’écoutais NRJ, ou Rock Détente, ce serait l’inverse, je le sais (je les écoutais, avant). On parlerait de l’importance de donner LE bon cadeau, d’y penser, de faire un effort, de mettre le paquet, de s’épiler comme il faut, d’avoir jeuné toute la semaine pour ne pas avoir de plis disgracieux.
Quelqu’un, dans un passé incertain, demandait à mon chum ce qu’il faisait pour la fameuse Saint-Valentin, ce qu’il me donnerait, quelle connerie il ferait pour m’impressionner. Nonchalant, il avait répondu qu’il ne me donnait rien du tout, qu’on s’en sacrait, nous. L’autre avait été bien étonné. En arrivant à la maison, nous avions élaboré sur le sujet, en riant.
À la base, je ne suis pas très fervente des fêtes en général. Mon anniversaire de naissance et de mariage ne font pas exception à cela. Dans ma tête à moi, la maudite Saint-Valentin, ça ne sert qu’à créer des attentes de cadeaux inutiles dans la tête de la fille et des attentes sexuelles dans la tête du gars. Si, par malheur, le (ou les) cadeau n’est pas à la hauteur, la fille est inévitablement déçue et forcément, elle ne se sentira pas particulièrement ouverte, donc le gars sera aussi déçu. Finalement, le 14 février est davantage une fête de déception qu’une fête d’amour.
Moi, personnellement, j’ai tendance à aimer à l’année, donc, rendue à la Saint-Valentin, comme je n’ai rien à me reprocher, je ne ressens pas le besoin de me faire pardonner. Idem pour mon chum. De ce fait, nous n’avons pas besoin d’attendre cette insignifiante date pour nous dire qu’on s’aime et pour nous faire des soupers d’amoureux. Est-ce que je suis bizarre? En conclusion, la Saint-Valentin, c’est une fête qui permet aux enfants d’avoir un prétexte pour faire des bricolages. Mon Bisou était très mignon, en revenant de la garderie ce midi, avec sa couronne en cœur, barbouillée par ses propres mains!!!
samedi 15 janvier 2011
Parlons seins, c'est toujours gagnant

Parlons seins, c’est toujours gagnant
Vous le savez déjà, je suis un peu grano sur les bords. Pas beaucoup aux yeux des vrais granos, mais énormément aux yeux de bien des gens. Une des choses qui me « trahit »? Mon point de vue face à l’allaitement. Moi, personnellement, ça ne me scandalise pas, une femme qui allaite. Au contraire, j’ai tendance à ne pas comprendre ceux qui ne le font pas. Mais je ne juge pas, chacun ses choix. Mieux vaut s’abstenir que de vouloir mourir à force de détester la chose.
Récemment, j’ai eu vent d’un genre de (pas de) scandale sur une femme qui a allaité dans un magasin de jouets et qui s’est fait avertir et bla bla bla. Il y a des clans. Ben oui, les gens prennent position sur ce genre de fait divers. Je ne suis pas pire que les autres, alors je suis capable aussi.
D’un côté, les granos et pro-allaitement hurlent à l’injustice! À mort les puritains! Qu’on lapide tous ces pudiques! De l’autre côté, on se défend en disant que la femme avait le sein qui pétait au vent, qu’elle l’exhibait au gré de sa montée laiteuse.
Sans blagues, je ne suis pas du tout l’actualité, je ne sais donc strictement rien de l’histoire, mais je me ferai un plaisir de me faire un scénario et de le commenter. Posons des hypothèses, dans qu’à se faire du fun!
Mettons que la pauvre fille allaitait son bébé de deux mois qui criait sa faim au monde entier, et qu’elle l’a fait en désespoir de cause, laissant peut-être deviner un sein derrière tout ça, mais sans le faire exprès. Dans ce cas, le débat n’en est pas un. Endurez-vous gang de mal baisés!
Si par contre, la femme s’est effectivement laissé balloté le sein, le nibard, la boule, le toton, au pire, et qu’elle se l’est fait éventé un tout petit peu avant (ou pendant) qu’elle procédait au transfert de l’air, donnant une chance à tous les refoulés, scrupuleux (ses), chialeux, « ouèreux » (voyeurs) qui ne pouvaient s’empêcher de regarder là, justement, de voir un peu de chair, qui sait, peut-être même un mamelon, MAMELON, dans ce cas, c’est différent. On sait tous que les seins ne sont réservés qu’à un usage exclusivement sexuel et qu’il est vicieux, déplacé, déviant, de les mettre dans la bouche d’un enfant (dit comme ça, j’avoue que c’est weird). C’est bien pire que de se laisser émoustiller (ou même déranger) par un gros sein plein de lait, veiné bleu et déformé par l’usage. Au pire, si ça vous picote dans le bas-ventre, rincez-vous l’œil puis passez à autre chose!
Si, au comble de la stupidité, ça avait été une femme qui allaite un enfant de plus de deux ans, en public, sans gêne, là, il aurait certainement été question de provocation. Quel toupet! Mais celle-là, je vous jure qu’elle s’en tape de votre point de vue!
Sérieusement, à tous ceux qui ont une opinion là-dessus, qui se scandalisent de si peu, pitié, contenez-vous! Vous contribuez à promouvoir l’image puritaine de notre pays! Oui, ce même pays peuplé de gens qui vont sur internet pour regarder des gens de chier dans la figure, ou se faire enculer par des chiens et, qui isole les violeurs et les pédophiles dans les prisons pour les protéger. Je suis crue, n’est-ce pas? Tant mieux si vous le trouvez, c’est que le message passe.
Moi, ce qui m’écoeure, ce sont les filles avec des surplus de poids qui s’obstinent à suivre la mode, à s’ensaucisser dans des pantalons trop petits, qui ne leur vont pas, laissant virevolter un ventre mou et dévoilant une disgracieuse craque de fesses et des hommes, souvent des monsieurs, sales, odorants, et qui regardent les jeunes filles avec un air maniaque. Ça, c’est dégueulasse. Ou encore les petites pitounes de 14 ans qui se penchent devant leurs enseignant, à l’école, dévoilant leur chair fraîche et s’insultant de les voir regarder. S’insulter de voir un sein en public, c’est tellement 1950! En Europe, il y en a dans les pubs télévisés en plein jour, et ce n’est pas de l’allaitement! L’allaitement en public, « come on »!
dimanche 10 octobre 2010
Ah ah ah, je LOL!
En partant du principe que le mot « LOL » peut aussi être un verbe, « loller » et qu’on peut le conjuguer, tel n’importe lequel des verbes du premier groupe, je ne lolle pas. Je n’ai personnellement rien contre les gens qui lollent mais je n’adhère tout simplement pas au mouvement. Le mouvement entier, tous les autres acronymes ou mots bizarres, désolé, je ne suis pas. Quand je pouffe de rire devant un énoncé, un vidéo, ou même devant la simple existence de quelqu’un, je suis plutôt de type « ahahahah! » que LOL. Son collègue français, « mdr », ne me rejoint pas tellement plus. En fait, c’est presque pire.
Pour en revenir au lollisme, je crois sincèrement qu’on en abuse. C’est presque devenu une marque de politesse ou tout simplement une façon de dire qu’on a pris connaissance de l’affirmation, de la blague, ou du commentaire, sans pour autant vouloir y ajouter quelque chose de consistant. Est-ce comparable au « salut » de convenance qu’on adresse systématiquement à notre voisin lorsqu’on a le malheur de sortir de la maison en même temps que lui, mais qu’on n’a pas envie de lui parler?
Si je faisais une excellente blague et qu’on y répondait par un simple « lol » tout nu, sans rien d’autre, j’aurais le sentiment d’avoir échoué. Même chose pour un billet. Est-ce que le lollisme vient de pair avec le séparatisme? Ou encore, suis-je tout simplement vieux jeu? À moins que je n’aie tout simplement pas de sens de l’humour, ce qui m’étonnerait parce que j’aime bien rire. Et vous, chers lecteurs, pensez-vous que je suis complètement à côté de la plaque en ne lollant pas?
Si un jour le mot « lol » devient partie intégrante de notre dictionnaire, j’essaierai peut-être, d’ici là, j’aime mieux laisser cela aux habitués.
Une dernière chose, même si je ne lolle pas, un des mes sites web favoris est un site de LOL. Lolcats. Sur ce site, que vous connaissez peut-être déjà, c’est le festival de la connerie. http://icanhascheezburger.com/ La barre de menus bleue (incluant « All sites ») recèle des petits bijoux. Je vous suggère Lolcats (si vous aimez les chats), Failblog (si vous aimez rire) et Very Demotivational (All sites) mais il y en a des dizaines d'autres. Il s’en rajoute à chaque jour et met du soleil dans les journées grises. À découvrir!
samedi 18 septembre 2010

J’aime bien Facebook. En fait, rares sont les journées où je ne m’y mets pas le nez du tout. J’aime le concept, je trouve sympa de pouvoir savoir comment se portent mes « amis », ce qui les turlupine (dans une certaine mesure) et de leur voir la bette ou celle de leur fierté, soit leurs animaux, leurs enfants, ou eux-mêmes. J’adore les liens vers des vidéos stupides et des articles inusités. En bref, j’ai un petit côté voyeur, et Facebook me permet aisément de satisfaire ce « besoin ».
Là où les nerfs et la patience commencent à manquer, c’est pour les personnes dont le « Status » ne m’intéresse jamais. JAMAIS. La solution est simple, vous dites-vous, se débarrasser illico de « l’ami » en question et enfin être heureux. Hélas, comme dans la vraie vie, il y a des choses qui ne se font pas. Des actions « politically incorrect ». De la famille, des collègues, parfois, on est pris avec la personne. Vive la fonction « Hide » (mon Facebook est en anglais)!!! Je l’ai par contre découverte trop tard. J’ai enduré trop longtemps des « Post », du jeudi au dimanche qui parlent d’un atroce lendemain de veille, et du lundi au mercredi qui rêvent au jeudi à venir pour se défoncer enfin. HIDE!
Il y a ceux aussi qui font croire qu’ils vivent une vie de rêve, photos, détails et preuves à l’appui, alors que tout est arrangé. Et ceux qui détaillent tout ce qu’ils ont, pour montrer qu’ils ont quelque chose. Et ceux qui inventent (ou agrémentent) des faits pour être mieux que tout le monde. Et aussi, lorsque votre « post » ne s’adresse qu’à une ou deux personnes, un message personnel, un courriel, un coup de téléphone, ça vous dit? Ou au pire, l’écrire directement sur le « Wall » de la personne concernée. Nous, on s’en torche.
Le pire, et j’hésite à en parler, au cas où la personne me lirait, ce qui est fort peu probable, c’est la personne qui « post » sans barrière aucune des détails assez explicites de sa santé (ou de son manque de santé) intestinale. En détails. Avec l’état physique (liquide, solide ou gazeux, je vous laisse deviner) de ses déchets organiques. Et des « post » récurrents jusqu’à ce que le tout soit de nouveau sous contrôle. Miam!
Une autre personne (ou la même peut-être, qui sait?) qui parle de la mort d’un proche, et qui met des photos. Les gens meurent, c’est un fait, je ne m’en cache pas, mais selon moi, Facebook est une façon d’informer les gens et de se divertir. On peut bien-sûr y inscrire qu’on s’est enfoncé un clou de trois pouces dans un doigt, mais il faut s’attendre à avoir des commentaires stupides. On peut aussi parler de notre état de santé, pour que ceux qui sont loin sachent ce qu’on vit, mais certains détails peuvent rester en suspens. Un jardin secret, ça vous allume une lumière? Mort, fausse couche, diarrhée, ça nous rend mal à l’aise, et on ne sait pas quoi répondre. Merci, maintenant que c’est dit, je vais mieux.
Bonne soirée!
RIP Pat
Ne vous emballez pas trop vite. Je ne suis pas AUSSI déconnectée qu’il n’y paraît. Je sais que Pat Burns n’est pas vraiment mort. Pas encore disons. Cruelle, vous dites-vous? J’en ai une bonne à vous raconter, vous allez mourir vous aussi. Ceci étant dit, pour ceux qui ignorent ce que je tente de vous dire, je veux parler de la nouvelle qui est sortie hier, vendredi, à 11 h 9, voulant que Pat Burns soit mort.
À tous ceux qui ne savent pas qui est Pat Burns, tant pis, et à ceux qui ne savent pas où je veux en venir, Pat Burns a dû appeler lui-même le réseau de télévision TSN, hier, pour leur dire qu’il n’était pas mort. Bon, le type est malade, très malade. Sa mort n’avait donc rien de surprenant. Triste, d’accord, surprenant, non. Mais annoncer la mort de quelqu’un sur des « peut-être » ou des « il semblerait que », pas fort.
Quand le vent a-t-il tourné? À quel moment précis la nouvelle, le sensationnalisme, le scoop, la cote d’écoute, ont-ils supplanté le respect et le bon sens? On ne prend pas de chance, pour être certain d’être « prêt » quand la personne va casser sa pipe, on prépare tout de suite un hommage et on la déclare officiellement morte dès qu’elle n’entend pas son réveil sonner. Merde, mon chum est mort?
Récemment, dans les dernières semaines, lorsque le ministre Claude Béchard est mort, LCN a complètement perdu sa crédibilité, sa raison d’être, parce qu’ils ont annoncé ladite mort vingt minutes après son officialisation (au moins il était vraiment mort). SCANDALE! Et Mario Dumont qui n’en a pas parlé pendant son émission. Quel sans cœur. Avis à tous, NE PAS parler de la mort de quelqu’un est un péché. Mortel? AHAHAH!
mardi 14 septembre 2010
À la une
L’actualité m’emmerde. En fait, c’est un peu extrémiste de vous annoncer ça, comme ça, à froid, sans même vous y avoir préparé un petit peu… Permettez-moi de me reprendre.
Prise 2! Depuis toujours, les « nouvelles » sont un mal nécessaire dans ma vie. Je sais qu’il est important de savoir, ne serait-ce qu’un tout petit peu, ce qui se passe dans notre monde mais en même temps, je ne veux pas passer mon temps à m’inquiéter pour le reste du monde, alors qu’il y a des tas de gens tout près que je néglige. De plus, quoi que très intelligente, j’ai un cerveau plus que sélectif, ce qui signifie qu’il m’arrive fréquemment de ne pas comprendre l’essence de la nouvelle dont il est question.
Parfois, je prends la résolution de commencer à m’informer. Sûre de moi, motivée, décidée à prendre en main ma culture sociale, économique et politique (et tout le reste), je me lance, cœur et âme dans ma « mission » et pendant quelques jours, rarement plus d’une semaine, je me force à aller consulter cyberpresse.ca. De là, je me laisse inspirer par les grands titres, et je me rends à la section régionale, pour savoir ce qui se passe chez nous. J’écoute la radio le matin, dans la voiture, mais je comme je travaille à deux kilomètres de chez moi, je n’ai souvent droit qu’à une poignée de niaiseries plutôt qu’à des propos « pertinents » (j’adore les niaiseries de l’animateur, en passant).
Souvent, toujours sur le site de Cyberpresse, dans un élan d’enthousiasme, je m’informe sur les grands sujets de l’heure, sur les actualités nationales et internationales (qui sont trop souvent politiques) et après une dizaine de ligne, je décroche, puisque je ne comprends pas ce dont il est question (manque d’intérêt quasi-absolu) et je finis par retourner sur le site de RDS, là où les nouvelles m’intéressent, lorsqu’il est question de hockey et un peu de football. Et même du reste dans le fond. Sauf le baseball.
J’ai donc décidé, aujourd’hui, en direct, « live », maintenant, d’aller sur cyberpresse.ca et de vous commenter ce que j’y vois, comment évolue mon intérêt quand je tente de m’informer, et ce, en lisant seulement le titre, sans aller plus loin.
Tour Eiffel : l’alerte à la bombe est levée : C’est fini? Alors quel est mon intérêt de lire l’article? Next!
Commission Bastarache… Charest… blablabla : Sérieusement, je n’y comprends rien à cette commission. Je sais que rien d’intéressant ne s’y passe, que Jean-René Dufort en a ri, mais sinon, BORING.
Le viol, l’un des crimes les moins punis au États-Unis : Quelle surprise. Ce doit être la même chose au Canada d’ailleurs. J’irai peut-être le lire plus tard.
Arts : Je n’ai même pas pris la peine de lire le titre de la nouvelle.
Wow, seulement quatre titres et je ne suis déjà plus là. Remarquez, j’ai eu une journée difficile, je suis brûlée. Normalement, les gens qui, comme moi, n’en ont rien à cirer de l’actualité, s’intéressent au Showbizz, aux potins poches de stars en dépression, qui se séparent, qui sont en désintox, qui ont couché avec chose, qui ont perdu du poids, qui se sont fait couper les cheveux et toutes ces insignifiances. Pas moi. En fait, je pense que ça m’intéresse encore moins que tout le reste, à la différence que je me rappelle généralement le contenu longtemps après l’avoir entendu, contrairement au conflit dans le domaine de la construction (mon domaine, en passant) et la Commission Bastarache.
Finalement, ma « bonne idée » initiale, qui était sérieusement de vous faire part de ma vision des nouvelles du jour, par leur titre seulement, est un échec. Ça m’ennuie tellement que j’en perds ma joie de vivre, et du même coup, je deviens plate à mort. Pas que je me trouve particulièrement drôle d’habitude (ça arrive parfois, et je ris même mes blagues, comme si elles ne venaient pas de moi, je n’ai vraiment pas toujours l’air brillante…) mais l’actualité me coupe les jambes. Parlant de jambes coupées, j’ai très bien compris la nouvelle de la fille qui s’est fait passer dessus par un train alors qu’elle n’avait pas à se trouver là, il y a quelques mois. L’amie d’une amie d’une amie d’une amie. Je me souviens aussi de l’homme qui l’a sauvée, le héros, qui s’est fait arrêter trois fois la fin de semaine suivante, pour harcèlement et conduite avec facultés affaiblies. Comment se fait-il que je ne comprenne rien à la maudite Commission Bastarache? Je pense que mon cerveau essaie de me lancer un message…
Bonne soirée!
mercredi 9 juin 2010
Ce n’est qu’une question de perception
J’ai tendance, dans des moments d’égoïsme aigus, à trouver que la vie est injuste envers moi. Pourtant, à la lecture de ce texte, j’ai découvert qu’il n’en est rien. Non, la vie n’est pas injuste. La vie est la vie. De toute façon, qu’est-ce que l’injustice? Se faire emprisonner lorsqu’on est innocent? Avoir un cadeau de Noël de 128$ quand notre frère en a un de 145$ (je ne sais pas, je suis enfant unique, je suppose simplement)? Être quelconque? Avoir des parents qui ne nous désiraient pas? N’avoir pas droit à de l’assurance-emploi et de pas se trouver d’emploi?
Tout est relatif en fait. Des faits que j’ai cités plus haut, seul le premier me semble réellement injuste. Pour le reste, tout n’est qu’une question de perception. De toute façon, dans la vie, tout n’est réellement qu’une question de perception. L’amour, la beauté, la laideur, la lâcheté, la richesse, la haine. Se pourrait-il que, dans mes élans de déception et de frustration, j’aie mis mes émotions incontrôlables sur le compte de l’injustice? Peut-être. Je m’en excuse.
En fait, là où je veux en venir, c’est que malgré le ton parfois triste et lourd de mes textes, je suis heureuse. Non, je ne suis pas triste. Non, je ne me sens pas persécutée par la vie. C’est simplement que certaines épreuves plus difficiles me font parfois perdre ma rigueur. J’avoue m’être laissée découragée suite à mes cinq échecs consécutifs d’emploi.
J’ai quitté mon poste de gardienne, j’ai laissé tomber mes défenses l’espace de quelques jours. Mais ce n’est que passager. C’est de la fausse injustice. S’ils ne me veulent pas dans leur entreprise, c’est qu’ils ne me méritent pas. Je suis une personne spéciale (dans les deux sens du terme). Je ne suis pas à la portée de tous. Je suis comme un chat, je ne supporte pas d’être immobile dans un très petit espace. J’ai besoin d’un minimum de liberté pour régner sur mon territoire. De deux choses l’une. Soit je suis vraiment une incompétente dont personne ne veut, ou je n’ai tout simplement pas encore trouvé ma niche.
Et dès que je pense aux réelles injustices dans le monde, dans mon monde disons, je me sens superficielle. Je me plains d’une situation qui m’a permis de vivre les premiers pas de mon fils, de développer une amitié sincère et gratuite avec une personne extraordinaire, d’apprendre à vivre avec moi-même, seule et dans le silence (chose que je n’avais jamais été apte à faire), de découvrir de merveilleux monde des blogues, d’apprendre à vivre avec moins, de penser à autre chose qu’à mon simple bien-être.
Cette situation, que j’ai qualifiée d’injuste, finalement, n’est qu’une étape essentielle de ma vie, qui me permet de devenir encore meilleure. Merci, cher blogueur, de m’avoir fait prendre conscience de ce fait. Ton texte sur l’injustice m’a secouée parce que je m’y retrouvais.
Tu as eu raison, ta nouvelle était réellement meilleure que l’autre, à mon avis, mais ce n’était pas de l’injustice. Après tout, tout n’est qu’une question de perception?
lundi 5 avril 2010
Mais où s'en va le monde?
Plusieurs années plus tard, maintenant que je suis une adulte accomplie, je regarde les plus jeunes et je me rends compte qu'on finit tous par être des vieux jeux, à moins d'agir comme des enfants. Ceux qui ne le sont pas sont les amis de leurs enfants. Je n'ai que 28 ans et déjà, je trouve les jeunes terribles! Et les pas tellement plus jeunes que moi!
Ils veulent avoir des gros muscles, être "cut", mais ils se foutent bien d'être en forme ou non. Alors ils prennent toutes sortes de pilules miracles de testostérone et autres trucs inutiles. La santé dans tout ça? C'est le présent qui compte, le futur est encore loin!
Je suis nouvellement maman. J'adore la maternité. Je ne me serais jamais cru comme ça d'ailleurs. J'allaite mon bébé depuis 10 mois. Nous sommes en 2010 et, depuis mon accouchement, on me demande constamment pourquoi j'allaite, comme si c'était du domaine de l'étrange d'allaiter un bébé. Surtout, comment est-ce possible de continuer d'allaiter un si grand bébé?
J'adore les chats. J'en ai deux. Ils ont leurs griffes. On me demande toujours : Pourquoi tes chats ne sont pas dégriffés? On ajoute parfois à l'insulte en me disant : C'est trop cher, c'est ça?
Nous vivons désormais dans un monde où il est normal d'acheter du lait commercial pour les bébés plutôt que de donner le sein et où il est étrange de ne pas faire couper la première phalange de chaque doigt chez un chat. Trouvez l'erreur.
J'aime bien le vin. Je trouve qu'un bon repas de samedi soir en amoureux s'accompagne très bien d'une bonne bouteille, tout comme un bon souper entre amis. Pourtant, je ne comprends pas le principe du "vin de semaine". Avoir un vin de semaine, n'est-ce pas une forme d'alcoolisme?
Quand j'étais ado, la mode pour les filles était horrible. On voulait les jeans les plus grands possible, tout comme les chandails. Et c'était des espadrilles ou rien du tout. C'était laid, mais au moins, nous n'avions pas l'air de se préparer pour un concours de pipes, de toute façon, ça n'existait pas et c'était parfait comme ça!
Espérons qu'il y aura un revirement de situation dans les prochaines années. Je suis fière d'avoir donné la vie mais j'ai peur du monde dans lequel mon fils grandira. En attendant, voici la fin de ce billet.