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jeudi 27 décembre 2012

Sexe insolite


Le temps des fêtes est haut en couleur. Je suis une personne routinière et fondamentalement coincée. C’est la vie. Disons plutôt que j’ai des principes propres à moi-même. Le temps des fêtes me perturbe à différents niveaux. Je mange peu chez moi, ce qui fait que mes bananes mûrissent sur le comptoir pendant que mon pain moisit dans l’armoire, et moi je rêve de manger ma rôtie beurre d’arachides et banane… alors qu’on m’attend ailleurs.

Nous sommes allés à un party de « bureau » chez le patron de mon chum récemment, le 22 décembre, et nous étions tous ramollis dans le salon, étendus de notre long sur les genres de popoches avec des petites boules dedans qui font qu’on s’endort si on se penche trop et on jasait, de tout et de rien. Nous étions une dizaine.

Tout à coup, celui qui est un animateur né et qui aime capter l’attention des foules s’est mis à parler d’une émission qu’il avait regardée à 5 h le matin même dans son lit, et parlait de gens qui ont une sexualité insolite. Parmi eux, il y avait cet homme paraplégique qui avait des orgasmes en se faisant tâter le pouce. Bon. Il serre la main avec le même membre qui lui procure sa satisfaction sexuelle, mais c’est mieux que rien.

De fil en aiguille, alors que notre amuseur de foule s’émoustillait de plus en plus dans son sujet, il en est venu à nous avouer qu’une fille qu’il connaissait pratiquait la zoophilie. Sur le coup, ça m’a révulsée, et je me suis dit qu’il ne se perdrait pas dans les détails et qu’il finirait par dire qu’il n’en dirait pas plus… mais non. Je préférais ne pas pousser la conversation, parce que je suis une fille imaginative et je déteste avoir ce genre d’images en tête, parce qu’elles collent. Je m’attendais à ce que les autres se scandalisent comme moi et exigent un changement de sujet, mais non.

Au final, on a su que la fille avait commencé ça très jeune quand ses parents quittaient la maison, le classique avec le beurre d’arachides, mais pas sur la rôtie, et nous avons fini par savoir que quand elle se mettait à quatre pattes par terre, le chien savait tout à fait comment gérer la situation. Vous avez raison, j’aurais pu me lever et aller discuter avec les autres dans la cuisine, mais quelque part je voulais tellement que ce ne soit pas vrai que je suis restée. À hurler mentalement tous mes arguments pourquoi c’était n’importe quoi.

Au plus fort du scandale, mon scandale personnel, parce que j’étais la seule à en souffrir, le bouffon s’est mis à dire qu’il trouvait ça génial si elle était à l’aise là-dedans, qu’il n’y avait pas de mal à ça. Euh? Vraiment? Et la fille était en couple, mais l’homme n’est pas au courant. Imaginez la scène : il arrive à la maison pendant que sa princesse se fait monter par le chien. L’émotion qui vient à un homme lorsqu’il réalise que son pénis trempe dans le même trou que celui d’un chien doit être fabuleuse. Imaginez seulement l’odeur. Un chien, même propre, ça pue. Si j’étais l’homme en question, je préfèrerais grandement trouver ma femme en train de se faire monter par un autre homme.

Ou encore, la femme vient de se faire lécher passionnément l’entrejambe par le chien, le conjoint humain arrive et a envie d’en faire autant, cinq minutes après, va-t-elle lui dire : « Attend, je vais aller me laver un peu, le chien y a déjà passé dix minutes? » Ça y est. J’écris tout ça et je suis profondément dégoûtée. Partant du principe que la loi 160 interdit la zoophilie au Canada, je pense que je ne suis pas si folle d’être si dégoûtée.

Même si le chien aime ça, ça ne signifie pas que c’est correct. C’EST DÉGUEULASSE! En conclusion, ce que cette histoire prouve, c’est que du monde fucké, il y en a vraiment partout, et que le fait d’avoir l’air normal ne garantit rien. Et Dieu sait que notre conteur a insisté sur le fait que la fille était belle, intelligente, professionnelle et parfaite. NON! Elle baise des chiens!! Bon. Bonne nuit. Et pardonnez-moi si ça vous a dégoûté. 

lundi 13 août 2012

Pauline Marois veut couper dans le gras?



S’il est encore quelques gens qui daignent me lire, malgré ma grande irrégularité et le récent vide inspirationnel, je suppose que celles-ci commencent à connaître ma position générale concernant la société, la politique, le travail, la vie quoi.

Ce faisant, je ne suis tout à fait pas du tout (c’est peu dire) péquiste, souverainiste, indépendantiste, Maroitiste. Pauline Marois, je la trouve prétentieuse, hautaine, et bien trop superficielle pour être à la tête d’un parti qui vogue entre le centre et la gauche. J’ai d’ailleurs lu l’article qui lui est consacré dans le dernier numéro de l’Actualité et, quoique très intéressant, ça ne fait pas tomber amoureux de la dame. Mais ça ne lui enlève rien non plus. Elle n’est pas pire ni mieux que les autres. Elle a au moins l’avantage d’admettre que la coquetterie est acceptable. Et je ne vise aucune femme à moustache quand j’écris ces mots.

Quand la nouvelle de madame Marois, qui a commenté l’obésité de monsieur Barrette, m’est accidentellement tombée dans l’oreille et sous les yeux simultanément, je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire. J’étais l’équivalent d’une inconsolable, mais pour ceux qui rient.

Puis, s'en est suivi la polémique. Alors que moi, pauvre utopiste que je suis, pensais que le scandale était enfin mis au jour, c’est-à-dire que le ministre de la Santé n’avait pas la « shape » de l’emploi, il n’en était rien. On accusait Marois d’avoir été méchante. WHAT!!!

Bon, il faut qu’on parle. Les amis, et les autres, je vous explique mon point. Je ne prétends pas que mon explication s’applique à toutes les situations, mais pour les choses importantes, ça marche souvent.

Je ne laisserais pas mon enfant dans une garderie où on maltraite les enfants. Je ne voudrais pas d’un entraîneur privé qui s’essoufflerait à monter un escalier d’un étage. Je ne voudrais pas d’une planificatrice financière à qui l’argent brûle les doigts. Je ne voudrais pas d’un dentiste avec une palette portée manquante. Je ne veux pas d’un ministre de la santé obèse. Il ne s’agit peut-être que de qualité perçue, mais il ne faut pas sous-estimer cet élément, qui aide grandement à la première impression.

Voilà. Et pour une fois, pour autre chose que les vêtements et les foulards, j’étais d’accord avec Pauline. Je trouve seulement terrible que le Québec tout entier l’ait obligée à ne pas tenir son bout.

Je ne vois pas pourquoi quelqu’un pour qui vivre au quotidien semble être un acte du Saint-Esprit devrait gérer la santé d’un peuple. Dire que moi, si j’étais puissante (et vous devinerez pourquoi je ne le suis pas, du tout), je ferais payer aux obèses, aux fumeurs, aux alcooliques, aux dangers routiers qui se sont fait prendre plusieurs fois en excès de vitesse, aux sexuellement infectés plus d’une fois, une partie de leur traitement en cas de cancer, de pontages, de pilules et de cirrhose. À ce que je sache, ce sont toutes des déviances par choix.

L’obésité génétique est beaucoup trop rare pour être citée en excuse. Je ne dis pas que les gros sont gros par choix, et je ne parle pas ici des légers surplus de poids, mais de l’obésité, des gens qui n’entrent pas dans les chaises publiques, qui doivent prendre deux sièges en avion, mais j’insiste sur le fait qu’ils le restent selon leur propre volonté, et comme je suis capitaliste, je trouve injuste de payer. Mais je m’éloigne du débat principal.

J’ai failli aimer madame Marois, parce qu’elle se tassait un tout petit peu à droite avec de tels propos, mais j’ai dû me rendre à l’évidence que, désirant à tout prix être la femme d’un peuple (qui refuse de l’aimer), elle se doit de céder à la tendance populaire. Pendant ce temps, puisque je ne suis qu’une simple blogueuse, je n’ai pas à coller aux fesses de personne, et je peux suivre mon propre chemin.

dimanche 3 juin 2012

La mort à Magnotta



La perverse nature humaine, dans son pire comme dans son meilleur, est en constante recherche d’émotions fortes. Soit. Parachute, Jackass, sports extrêmes ou même héroïne, les moyens pour y arriver sont nombreux. Pour les plus réservés, il reste toujours les films d’horreur, question de se faire peur comme il se doit. L’industrie du cinéma est en constante effervescence et malgré le peu de qualité, il reste de nombreux films qui peuvent satisfaire ce « besoin ».

Sinon, il reste toujours Youtube et tout ce qui s’y cache, dans le mieux comme le pire. Pour ma part, le pire que j’ai regardé, ce sont des photos de gens qui ont consommé du Crystal Meth. Pas chic. Et déjà voyez-vous, je n’étais pas fière de moi parce que je m’étais adonnée au voyeurisme, chose que je dénonce ouvertement. Mais la télépoubelle (téléréalité) en fait foi, l’humain aime ça. Il veut voir ce qui ne le regarde pas du tout. Plus c’est insignifiant, mieux c’est.

Tant que ça reste des pitounes trop bronzées avec des ongles handicapants et des dents plus blanches que la lune dans un spa avec des gars bronzés orange épilés de partout avec des muscles démesurés et déséquilibrés, c’est débilisant, mais pas dangereux. Ça ne vole pas très haut et ça rend plutôt inconfortable (à regarder), mais c’est tout doux. Encore une fois, le public jubile. Ça leur fait des affinités avec les gens du bureau.

Là où ma compréhension faille et déboule, c’est quand j’entends à la radio parler d’un être humain qui s’est filmé en train de tuer, manger, démembrer et violer un autre humain (plus ou moins dans cet ordre). C’est du disjoncté de compétition. Il est dérangé, pas de doute. Mais tous les autres qui ont VOULU voir ce vidéo, qui l’ont cherché, qui l’ont regardé, pour autre chose que le travail, pour un but autre que pour trouver des indices, ils sont à peine moins dérangés.

Moi (et devinez pourquoi ce n’est pas moi qui décide ce genre de chose) si j’avais à décider du  traitement des criminels de cette trempe, de ceux qui en plus de tuer, s’en glorifient, je ne me casserais certainement pas la tête. Premièrement, je me demande s’il est fou ou malade. Comme il n’y a pas de moyen de le savoir scientifiquement, je l’abattrais en l’attrapant, question de ne pas rater l’opération.

Pour être certain de ne pas lui abimer la tête, il faudrait viser ailleurs sur le corps. Ensuite, je sélectionnerais les plus éminents neuroscientifiques afin qu’ils puissent lui dépecer le crâne et trouver le pourquoi du comportement du dégénéré, et ainsi rassurer la population en prouvant que l’égocentrisme et le manque d’attention ne peuvent transformer un être sain en débile cannibale. Mais ça, c’est moi. Et tant qu’à faire, j’essaierais de trouver tous ceux qui se sont excités en regardant le vidéo, et je les traiterais à peine mieux. Si le fait de tuer vous dérange, il y a toujours l’option de le garder en vie, et de lui jouer dans le cerveau quand même.

Comme la gaugauche québécoise prend du galon et qu’elle risque de se retrouver au pouvoir, il faudrait vraiment éviter de ne pas le tuer. Puisque la réinsertion sociale est un point chaud de leur « mission », et que ce type de débile ne deviendra jamais moins fou, il faudrait éviter de l’enfermer, pour pouvoir lui trouver un travail et un appartement dans vingt-cinq ans, ou moins, tout en taisant son nom au public, pour éviter (ça fait beaucoup d’évitement) que les gens ne le jugent. C’est ça, la justice?

lundi 28 mai 2012

Les travers de la loi 78


À quoi bon instaurer une loi, avec des « conséquences », si lesdites conséquences ne sont finalement qu’un petit rien tout nu? écrit-elle, aux prises avec un hoquet violent et douloureux. Allez savoir.

Pour ma part, et assoyez-vous avant de lire, je trouve la loi 78 un peu abusive, et surtout très vague. En fait, je suis en train de lire la loi et je me rends compte que la section que je trouve exagérée n’y est plus. Je ne suis donc plus en désaccord. Pardonnez-moi.

Ceci étant dit, toutes ces semi-nouvelles concernant le conflit étudiant me font haïr tout ce qui ressemble à un média. Même Facebook, que je prenais la peine de consulter de temps en temps, question de lire toutes ces inutilités qui sont quotidiennement publiées, me pue légèrement au nez. C’est ça, ou encore la persistante odeur de fumier qui embaume la ville ces derniers temps.

J’aurais envie d’aller manifester contre les carrés rouges. Je ne le ferai pas, par contre, parce que le jour, je suis trop occupée à faire rouler l’économie et le soir, je suis trop occupée à jouer à moitié mon rôle de femelle, me contentant de remplir les estomacs. Mon fils l’a dit : « C’est Papa qui fait la vaisselle Maman ». Une fois que tout le monde a mangé, que la vaisselle est propre, le petit aussi, qu’on a joué avec une (ou plusieurs) des mille versions de Flash McQueen, et que le petit est au lit, je pourrais. Oui, je pourrais ramasser ma « gang » de gens straight, normaux, contribuables et propres et aller beugler plus fort que les carrés rouges, mais… Vous voyez bien que ça n’a pas de sens. Je suis une militante du sens et tout ça n’en a aucun.

Parlons-en donc du sens. J’ai une question, très pertinente, et j’aimerais qu’on y réponde. S’il vous plaît. Comment se fait-il que des étudiants puissent faire la grève? Je coche sur ce point, mais ce sera ainsi tant que je ne comprendrai pas. Les syndicats sont des ramassis de gens qui travaillent et qui sont régis par une convention collective, dans laquelle il est (sans doute) écrit qu’ils ont le droit de faire la grève. Ils paient (souvent malgré eux) ledit syndicat et doivent (souvent de force) soutenir la cause (qu’elle en soit une ou non). Soit. Ils sont au courant. Ils ont consciemment choisi un travail syndiqué.

Mais les pauvres étudiants, ceux qui entrent à l’université dans le but d’en sortir avec un diplôme et de gagner leur vie avec, qu’ont-ils fait pour mériter ça. Ici, ils ont été chanceux. Personne n’a perdu sa session. Mais tous ceux pour qui c’est le cas, POURQUOI?!!

Parfois, il m’arrive de tenter de me mettre dans leur peau et je me vois, les yeux injectés de sang, prête à arracher des ganses de chanvre et à lancer des bérets de laine organique ou recyclée au bout de mes bras. Je jurerais sans doute dans le décor, à péter un câble en plein milieu du festival du pas-propre, mais je lutterais vraiment pour mon point. Ou non. Probablement pas en fait. La liberté d’expression est un concept abstrait, et elle n’est invoquée que par ceux dont les actes sont illégaux et qui « luttent pour une cause ». Les gens comme moi n’invoquent pas la liberté d’expression. Non, les gens comme ont des responsabilités sociales, professionnelles et familiales, et c’est ce qui les retient de faire des conneries en foule.

Ce faisant, il se fait tard et évidemment, je travaille demain. Et c’est tant mieux.

lundi 23 avril 2012

Jean Charest, ce boute-en-train


Diantre! On a fait une blague. N’étant moi-même pas une adepte de la libéralité, il serait fort tentant de croire que mes yeux se seraient révulsés à la simple mention du premier ministre. Eh non. Mon fils lui aurait dit, tout naïvement : « Maman, c’est une grosse blague ». Moi, personnellement, je l’ai trouvée tout à fait drôle et appropriée, même avant que polémique il y ait. Imaginez donc ce que j’en ai pensé après que j’aie lu et entendu la présidente de la FEUQ s’en offusquer… on aurait dit qu’elle était encore plus drôle. Ça fait du bien de se marrer un peu.

Après avoir ri, parce qu’il faut bien se redresser ensuite, j’ai lu le reste de l’article et la citation suivante m’a frappée : « Faire des blagues sur le dos des étudiants, c'est franchement insultant! ». Je me pensais intelligente. Eh non. J’ai beau chercher, je ne trouve pas l’insulte dans la blague. La revoici entière.

« Le Salon Plan Nord est déjà très populaire, les gens courent de partout pour rentrer », a lancé à la blague le premier ministre. « Ceux qui frappaient à la porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi... dans le Nord, autant que possible ».

J’étais très forte en compréhension de texte pourtant, tous degrés de scolarité confondus (eh oui, je suis allée à l’école, et relativement longtemps). Est-ce moi qui suis trop tolérante quand on me fait des blagues douteuses, ou suis-je tout simplement trop à droite pour avoir des émotions?

Dans ma douche, tout à l’heure, j’ai fait un parallèle intéressant. Je peux vous expliquer pourquoi je suis à ce point de droite (surpris?). C’est purement scientifique. On ne peut y échapper. Les gens de droite sont là pour équilibrer la société, pour modérer les gauchistes qui, si on les laissait aller, interdiraient le développement des ressources, les voitures, le maquillage, et toute autre nécessité (réelle ou non) de la vie. Comme les émotions et la raison. La droite est la raison. Quand la gauche dérape, elle la ramène. Malheureusement, l’inverse est aussi vrai. Par contre, j’aime l’idée de prendre position et, fait surprenant, ma raison gagne souvent.

Dans le même ordre d’idée, la semaine dernière, l’animateur du midi de Radio X, que trop de gens appellent radio poubelle, à tort, avait Martine Desjardins en entrevue téléphonique. Elle piaillait qu’un diplôme universitaire était la nouvelle norme et que tout le monde se devait d’en avoir un. Encore là, je me pensais intelligente, mais je ne comprenais pas. Puis, plus tard, alors que je circulais dans ma polluante voiture dans la basse ville, j’ai compris. Il y avait un genre de gars qui marchait sur le trottoir. Il portait des vêtements usés, laids, et avait les cheveux sales et moches.

J’ai porté un jugement vilain, qui va comme suit : « Lui, il est certainement pour la grève ». En le dépassant, j’ai vu qu’il portait un carré rouge. Illumination. Il est convaincu que tout le monde doit avoir un diplôme universitaire, c’est certain. Une coiffeuse, ça ne sert à rien, de toute évidence. Le mécanicien automobile non plus. Et c’est là que c’est devenu encore plus clair.

La grève est à son apogée dans les grandes villes, dont Chicoutimi ne fait pas partie. Citons Montréal, puisque c’est la plus populeuse. À Montréal, il n’est pas nécessaire d’avoir une voiture. À Montréal, on peut lutter contre les usines, les milieux industriels, parce que l’argent, il est là, sans qu’on sache d’où il vient. L’exploitation des ressources est un concept abstrait, inutile et diabolique. C’est bien beau la culture, les finances, le divertissement, mais avez-vous oublié qui paie pour tout ça? Quand vous vous élevez contre un barrage, que vous condamnez les grandes entreprises, prenez-vous cinq minutes pour monter un plan d’affaires dans lequel le Québec n’exploite pas ses ressources et où tout le monde mange à sa faim?

Bon, je m’égare un tout petit peu, je refoule depuis longtemps. Mais quand je vous entends pleurer sur des peanuts, oui des peanuts, pas des arachides, parce que 90¢ par jour, on s’entend que ce n’est RIEN, je ne peux m’empêcher de penser aux 160 employés de Novelis qui se retrouvent sans emploi le premier août prochain. Ça, c’est un vrai drame. Des gens qui se retrouvent sans rien, sans même une explication. Et puis, tant qu’à refouler, Marc Maltais, qui s’en va traiter son employeur de faiseur de génocides, avec un s, est-ce qu’ils pourraient le foutre dehors. Mais non, il est syndiqué. Pourquoi les syndiqués ont le droit de voler, détruire, dormir au travail, et ce, sans jamais se faire chicaner?

Bon, je suis hors de contrôle. Je vais me coucher.

mardi 17 avril 2012

Procédurite aigüe


Dans un enchaînement d’événements tout à fait hétéroclite, il faut bien mettre un peu de piquant dans sa vie professionnelle, il s’est avéré que j’ai eu affaire avec la fonction publique des deux gouvernements dans la même semaine, et sans aucun lien avec mes impôts.

Premièrement, pour assurer une certaine cohérence avec moi-même et avec mon non-désir de voyager, j’avais une demande de passeport remplie qui traînait chez moi depuis septembre, dans le fichier « à traiter cette semaine » de l’armoire de classement finement organisée par mon chum. Puisque l’entreprise qui m’emploie fait affaire avec le monde entier, pour vendre ses machines polluantes à toutes ces usines polluantes, vilaine, on m’avait conseillé de me préparer.

Sans doute par crainte de me retrouver malgré moi seule, pour une période indéterminée, dans un pays dont je ne parle pas la langue et où le fluxxxx sans fin est non seulement envisageable, mais inévitable, je laissais traîner la chose. Jusqu’à ce qu’on me dise que ma présence serait peut-être requise à Newcastle, en Angleterre, peut-être la semaine même, pour quelques jours.

Ça se revire de bord assez vite, une fille qui veut. Par contre, ne réussit pas qui veut. Nous étions vendredi midi. Après m’être rendue en catastrophe au bureau des passeports, la madame, qui avait la main lourde sur l’étampe Annulé/Cancelled, en a sacré un grand coup dans toutes les pages que j’avais si minutieusement remplies. Quoi? Simple erreur de date.

Le lundi suivant, donc, après avoir couru après mon répondant et tout le tralala, je parvenais enfin à compléter ma demande, en règle, jusqu’à ce que, malheur, je sois née à Calgary. Non pas que l’Ouest canadien soit un vilain endroit, loin de là, mais lorsque le Directeur de l’état civil, entité provinciale, émet un certificat de naissance pour un étranger, moi, et qu’il omet d’écrire à côté de la ville « étrangère » le nom de la province, ça confond les esprits libres.

Calgary, Québec? Vraiment. J’admets que ça aurait pu être une réelle source de confusion, considérant que certains noms de villes peuvent s’avérer populaires, comme Newcastle par exemple, qu’on retrouve quinze fois aux États-Unis, trois fois au Royaume-Uni et même une fois au Canada.  Par contre, un peu de jugeote, ça n’aurait fait de mal à personne.

Sans refuser ma demande, on m’a tout de même fortement suggéré de faire une demande de correction. J’ai donc appelé, puisque le site web ne mentionnait pas mon cas, vu son excentricité. Là, on m’a dit d’envoyer le certificat original par la poste, et qu’on corrigerait la chose. Euh… Pourquoi ne pas simplement m’en envoyer une nouvelle copie, dans laquelle tous les sceptiques ne pourraient être confondus, mentionnant dans la clarté la plus divine que Calgary est en Alberta?

Non. Évidemment. Sans cela, où tous ces fonctionnaires gouvernementaux trouveraient-ils de quoi justifier leur existence en tant qu’êtres humains salariés, grassement payés par nos impôts? Nulle part, sans doute.

Puisque les plus belles histoires sont celles qui ont une fin, il s’est avéré que je n’irai pas en Angleterre, finalement. Mais jeudi, croyez-moi que j’irai le chercher, mon premier passeport, qu’ils sont parvenus à produire en quatre jours, pour 30 $ de plus.

Bonne fin de soirée.

mercredi 21 mars 2012

Frais de scolarité - la suite

Si mes propos crus de la veille ont semblé choquer certains lecteurs, sachez tous que j’en suis fort heureuse. Non, je ne suis pas en profond manque d’attention, mais tous les débats sont positifs, dans le sens qu’ils permettent de pousser la réflexion à un niveau supérieur.

Mon opinion n’a pas changé, je suis toujours d’avis que beaucoup trop de programmes d’études universitaires ne méritent pas d’être financés. Je ne reviendrai pas là-dessus. Je trouve aussi étrange que les manifestants principaux de la présente bataille soient pour la plupart des disciples de ces mêmes programmes.

Je me suis égarée du sujet d’origine hier, l’émotion sans doute, et je trouve que je n’ai pas assez parlé de l’augmentation des frais en tant que telle. Cette hausse, elle est facilement absorbable par quiconque travaille après ses études. Fin.

En réponse aux deux commentaires que j’ai reçus, merci en passant, voici ce que j’ai à rajouter. Si je ne suis vraiment pas d’accord avec l’importance qu’a réellement la culture, c’est une question d’opinion, et je ne m’attarderai pas puisqu’il n’y aura jamais de fin, je suis complètement bornée.

Pour ce qui est de ne pas pouvoir tous être comptable ou ingénieur, soit. Je comprends. Moi-même, si j’avais suivi mes émotions, mon désir profond, je me serais lancée à l’aveugle en littérature. Ingénieure, ça fait aussi, et je m’y plais réellement. J’écris et je lis quand j’arrive chez moi. Je dessine aussi, et très bien en plus. C’est mieux comme ça. En plus, je peux me permettre d’utiliser un français bas de gamme dans mon blogue et me dire que je ne sais rien faire de mieux. (Blague). Puisque je ne sais pas trop ce que le terme « technique » englobe, je me risquerai à dire qu’il y a bien d’autres choix. Infirmière, psychologue (avec une certaine réserve), n’importe quoi en administration, design industriel, les choix sont nombreux.

Pour ce qui est de payer les cours de yoga, l’activité physique à la population, j’usais de sarcasme. Je ne suis apparemment pas libérale, et je suis plutôt capitaliste. Mon travail, mes affaires, mes choix, mon argent. Tout comme je ne voulais pas que ma mère entre dans ma chambre à l’adolescence, je ne veux pas que la société me torche. Question de principes personnels, je suppose. La société n’est pas faite pour les simples travailleurs comme moi. Je ne suis pas folle, je ne contribue pas au divertissement collectif et je suis dans la classe moyenne donc je passe mon temps à payer pour les autres.

Autre point, j’ai du mal à comprendre en quoi mon opinion ne fait que renforcer les stéréotypes. Quels stéréotypes? Je suis un antistéréotype. Vous avez sans doute raison sur un point, j’idéalise beaucoup tout ce qui est technique. Je m’assume pleinement. Nous manquons d’ailleurs cruellement de main-d’œuvre, à ceux que ça intéresse, et ceci est en grande partie dû au fait que les études techniques demandent des efforts qui vont au-delà du plaisir absolu, ce qui tend à dissuader ceux qui étudient « pour le fun ». Les résultats sont réels, mais les années que ça dure, elles peuvent sembler longues. J’imagine que j’avais une vision.

Contrairement à ce qu’il peut sembler, je n’encourage pas les études universitaires à tout prix. Pompier, policier, mécanicien, coiffeur (vous voyez, si j’encourageais les stéréotypes, j’aurais dit coiffeuse), secrétaire, cuisinier, plastreur, menuisier, ébéniste, tous des métiers qui peuvent être stimulants. Tous des contribuables aussi.

Je sais qu’une bonne partie des gens qui suivent les blogues sont aux antipodes de mes opinions, qu’ils croient aux syndicats, qu’ils encouragent la culture, le transport en commun et qu’ils pensent que le développement économique en région ne sert qu’à polluer. Pourtant, je veux encore que ces personnes me lisent, si peu nombreuses soient-elles, parce qu’il n’y a rien d’intéressant à plaire à tous, j’aime qu’on me contrarie, tant que c’est poli.

Je tenais donc à m’excuser de vous décevoir, si c’est le cas, mais je vous avertis que de temps en temps, il se peut que vous soyez choqués. C’est comme ça.

lundi 19 mars 2012

Payer pour avoir un avenir, non?

Quoi de pire pour l’humeur et l’état général que d’être bombardé d’informations sur un sujet avec lequel nos convictions font des flammèches?

Afin de ne pas sombrer dans l’exagération et de ne pas devenir l’ennemie publique numéro un, je vais opter pour la modération. Je vais centraliser mes opinions politiques, si peu fournies puissent-elles être.

Seraient-ce mes lunettes roses, ou aurais-je constaté que parmi mes semblables, le débat qui nous intéresse n’en est même pas un? Malgré toute ma bonne volonté d’être objective dans mes écrits, je dois immédiatement arrêter de me brimer, car il ne ressortira rien de ce texte vide, je ne fais qu’y aligner des mots.

Ceci étant dit, je cherche encore et encore, mais je ne trouve pas de réponse à ma question : comment se fait-il, diantre, que tous les diplômés des domaines techniques pertinents que je connais et fréquente soient en accord avec l’augmentation des frais de scolarité, moi y comprise?

Sommes-nous, mon peuple et moi, des égoïstes sans cœur qui ne se préoccupent pas des étudiants sans avenir (par leur choix) ou sommes-nous simplement réalistes?

Quel réalisme? Me hurlez-vous trop près de l’oreille, à m’en donner l’envie de vous battre. Lorsque j’avais sept ans et que j’allais chercher un deux litres de lait bleu au dépanneur, je payais avec un deux dollars en papier, et il me revenait un 10 ¢. Maintenant, quand je fais de même, il m’en coûte 3.33 $, ou quelque chose du genre. En vingt-deux ans (ouch) donc, le lait a subi une augmentation de coût de 43 %. Les exemples sont nombreux. Le salaire minimum par exemple, est tout près de 10 $ l’heure.

Main dans la main avec une ligne du temps, les produits et services ont pris du coffre, se sont remplumé du derrière. Les ingénieurs sortants gagnent 10 000 $ de plus par année que moi, il y a de cela sept ans.

Qu’en est-il donc de l’éducation? Et certains iront jusqu’à dire que l’éducation devrait être gratuite. Êtes-vous bien? « Are you high? » comme le dirait si bien cette chère Penny dans je ne sais plus lequel des excellents épisodes de Big Bang Theory. Je pense que oui…

Je sais ce que vous voulez entendre, et je vais vous le dire… Oui! Je suis d’accord avec la gratuité des études. Vous êtes tellement étonnés! Vous sentez le chien mouillé jusqu’ici et, croyez-moi, Chicoutimi, c’est loin! Je crois sincèrement que les jeunes ne devraient pas avoir à payer pour leurs études. À certaines conditions. Les voici.

Tous les programmes d’études sans avenir réel tel que les arts, lettres, sciences politiques (quel salissage du mot science), travail social, théologie, plein air, histoire et j’en passe, devraient être payants et fortement contingentés, voir limités d’accès aux enfants de familles riches qui comptent se faire vivre par leurs parents pour une période prolongée. Ces programmes, mes chers amis, ne sont que pur divertissement et culture personnelle. Pourquoi nous, simples mortels, devrions-nous payer pour que certaines personnes puissent faire chier le peuple en ayant l’air brillant dans les partys de famille, mais en ne foutant rien de concret de leur vie, et prenant un malin plaisir à détester publiquement les méchants capitalistes pollueurs et inconscients? C’est un peu comme les artistes qui sucent les ressources de l’État pour se faire vivre, mais en ne rapportant pas un clou.

Tant qu’à y être, pourquoi ne me payez-vous pas des ateliers de yoga, et pourquoi mon conjoint a-t-il dû payer de sa poche ses cours de guitare?

Le gouvernement a les priorités aux mauvaises places, certes, et l’éducation devrait préoccuper davantage. Mais personne n’arrivera à convaincre quiconque a pris en main son futur que les programmes d’étude à faible teneur en crédibilité devraient être payés par monsieur et madame tout le monde, et ne jamais rien rapporter collectivement. Je serais curieuse de savoir combien de finissants sont capables de vivre de leurs études, dans les domaines cités plus haut. Je suis ouverte à la discussion.

J’ai entendu, ces dernières semaines, lors de la défaite d’un vote de grève, que c’était le vote technique qui avait tout fait foirer. C’est dire qu’il y a encore de l’espoir.

lundi 12 mars 2012

Journée de la femme, mais encore

À l’aube de la trentaine, ô la vilaine trentaine, qui est à moins d’un quart d’année de me frapper en pleine gueule, je tente encore de me positionner par rapport à la condition féminine. Pays industrialisé, éducation convenable, classe moyenne, intelligence moyenne à élevée. Tous des facteurs qui facilitent la condition de la femme. Génération aidant, je ne me sens pas du tout interpelée par les « attaques » féministes et les sorties publiques des femmes à barbe.

Dans ma tête à moi, le féminisme à proprement parler est désuet au Canada. Les femmes sont devenues égales aux hommes, ce qui est une absurdité, un non-sens, et les hommes ont été réduits à l’état de… je ne trouve même pas de mot tellement on les ridiculise sans gêne. Ils ont perdu leurs avantages sociaux, comme le droit à la mâlitude et d’être galant, courtois, et de complimenter sans se faire traiter de porc.

Le combat a été mené avant moi me direz-vous, et ce qu’elles ont accompli nous a donné ce que nous avons? Soit, mais c’est du passé, qu’on en revienne maintenant. Le monde est devenu ce qu’il est, il n’est pas nécessaire de tenter de convaincre la femme qu’elle se réduit à l’état d’objet parce qu’elle dépense (gaspille) des dollars si chèrement gagnés pour un tube de mascara à 30 $. Nous sommes assez évolués pour trouver l’équilibre, non?

Si on m’avait dit que, quelque part en l’an de grâce 2012, on me démontrerait hors de tout doute que certains hommes, soi-disant virils et intelligents, croient dur comme fer que la femme n’est qu’un réceptacle qui se doit de savoir torcher et cuisiner, j’aurais esquissé un sourire et j’aurais imaginé un homme de soixante-dix ans qui a bûché toute sa vie pendant que sa tendre épouse torchait, cuisinait et se faisait remplir quand c’était requis, par l’orifice du choix de monsieur. L’image aurait été un peu troublante, j’en conviens, mais je me serais au moins convaincue que cette espèce était en fin de règne et que ce combat était de l’histoire ancienne. Jamais, au grand jamais, je n’aurais cru que de telles pensées et paroles puissent naître et se propager dans des cerveaux qui ont vu le jour au Québec alors que le combat des femmes était déjà bien gagné, qu’elles votaient depuis longtemps et qu’il était déjà dépassé de rester à la maison avec les enfants.

Ouf, pouvez-vous croire que dans ce texte, je me prononce contre le féminisme, tout en prouvant qu’il aurait encore sa place? Je ne pense toujours pas qu’il est réaliste ni souhaitable que la femme soit l’égale de l’homme, parce qu’elle n’est pas et ne sera jamais un homme. Par contre, je dois admettre qu’il est fort inquiétant de penser que je pourrais un jour me retrouver sous les ordres (professionnels – sinon au risque de sa vie) d’un homme qui me prend pour un cruchon géant. Le futur nous parlera, quand il saura quoi nous dire.

Bonne nuit.

dimanche 20 février 2011

En rafale et... allez donc ch*** (prise 3)!

Nous sommes dimanche soir. Demain, ce n’est pas un lundi ordinaire. C’est le lundi de mon « nouveau départ ». Je commence mon nouvel emploi. Au menu : De la conception de machines. Ça vous semble vague? Moi aussi.

Je suis étrangement calme. Pas d’angoisse, pas de stress, pas de scénarios terribles. Pourtant, je suis une fille de scénarios. Je vis dans ma tête, et j’invente. Cette fois, rien. Est-ce le signe que j’ai fait le bon choix? Ou suis-je tout simplement plus mature qu’avant?

Je mens. En fait, je suis totalement effrayée, j’ai peur de ne pas être assez bonne, que mon cerveau se soit trop atrophié après deux ans sans « réfléchir ». J’ai peur de toutes ces hormones mâles dans lesquelles je vais baigner près de 40 heures par semaine pour les années à venir. Je serai la première femme dans l’équipe technique. Ouf.

Du même coup, je suis dans un état de sérénité quasi absolu, une sérénité qui ne survient que lorsque l’on est entre deux étapes, entre deux tableaux, entre deux mondes. Je n’ai pas de soucis (professionnels), rien à terminer, rien à me rappeler. Ce que j’ai fait est derrière moi, ce que je ferai est devant. Ça semble simpliste et évident, mais ça ne l’est pas.

Ma vie sera complètement différente de ce que j’ai vécu ces deux dernières années, et surtout ces huit derniers mois. Elle est finie l’époque où j’avais tellement de temps à perdre à mon travail que je pouvais alimenter mes blogues, et lire ceux des autres, tout en étant payée.

Finis, les vendredis après-midi de congé, la rigolade à tout moment, le deuxième déjeuner payé par le patron, les visites dans la « shop » pour me faire croire que je sers à quelque chose, finie la sensation de malaise à chaque fois qu’on me présente par mon titre professionnel, parce que je n’ai pas l’impression de l’honorer.

À l’opposé, je risque de me retrouver en présence d’ego très imposants, d’hommes en manque d’attention, qui tentent de m’intimider. Mais peut-être pas non plus, et j’aime mieux ne pas y penser tout de suite, ça froisse légèrement ma sérénité.

Sur une autre note, j’ai besoin de me vider le cœur sur certains sujets, surtout que j’ai toujours cette envie d’envoyer promener qui ne me lâche pas… Dressons une liste des gens que j’aurais envie d’envoyer ch***

Ceux qui pensent tout savoir.

Ceux qui ne comprennent rien, qui interprètent tout au premier degré, qui ne savent pas lire entre les lignes.

Celles qui détestent systématiquement les femmes qui sont plus belles qu’elles.

Celles qui ont l’air de saucissons par leur entêtement à suivre la mode.

Celles qui sont toujours à dix livres du bonheur, et qui sont donc convaincues que les femmes minces sont plus heureuses qu’elles.

Les accros des régimes. Heille, j’ai un super truc pour vous autres : Quand vous n’avez plus faim, arrêtez de manger, les résultats sont surprenants!

Ceux qui pensent qu’un enfant d’un an et demi, c’est mal élevé parce que ça bouge sans cesse, que ça parle fort et que ça se couche par terre. Heille!

Ceux qui n’ont pas d’opinions, et pire, qui moulent les miennes.

Ceux qui pensent que le bonheur est gratuit, et qu’ils ne devraient jamais avoir à faire d’efforts pour être heureux.

C’est ça. Pour l’instant.

lundi 14 février 2011

Le 14 février... SO WHAT!!!

Non, je ne suis pas fâchée contre l’univers, je ne suis pas non plus victime de l’amour, blessée, seule et amère. Je suis amoureuse depuis bien des années et je suis très heureuse. Pourtant, en ce 14 février, un parmi tant d’autres, mon vingt-neuvième, je me questionne sur l’ampleur du canular.

Je suis en vacances forcées, à la maison, assise à ta table de la cuisine, dans une position anti ergonomique, un chat en boule sur mes genoux, et j’écoute la radio, Radio X pour être exacte. On m’a dit, pendant la fin de semaine passée, alors que j’étais « en ville », que les gens n’aiment pas les « Radios de chialeux » à Montréal. Moi, ici, en région, retirée, assise en indien dans mon tipi, juste en dessous de ma hache de guerre familiale, j’aime ça, ce genre de radio. Je n’aime pas la musique pop et ils n’en passent pas, alors c’est parfait et ils ont tendance à toucher des sujets qui m’intéressent d’une façon qui me touche. Sauf la nouvelle émission réseau Maurais Live, mais ça, c’est une autre histoire. Toujours est-il que, présentement, Gary Daigneault (l’animateur) parle de la Saint-Valentin.

Dieu merci, eux, ils en rient, de la « Fête de l’amour ». Si j’écoutais NRJ, ou Rock Détente, ce serait l’inverse, je le sais (je les écoutais, avant). On parlerait de l’importance de donner LE bon cadeau, d’y penser, de faire un effort, de mettre le paquet, de s’épiler comme il faut, d’avoir jeuné toute la semaine pour ne pas avoir de plis disgracieux.

Quelqu’un, dans un passé incertain, demandait à mon chum ce qu’il faisait pour la fameuse Saint-Valentin, ce qu’il me donnerait, quelle connerie il ferait pour m’impressionner. Nonchalant, il avait répondu qu’il ne me donnait rien du tout, qu’on s’en sacrait, nous. L’autre avait été bien étonné. En arrivant à la maison, nous avions élaboré sur le sujet, en riant.

À la base, je ne suis pas très fervente des fêtes en général. Mon anniversaire de naissance et de mariage ne font pas exception à cela. Dans ma tête à moi, la maudite Saint-Valentin, ça ne sert qu’à créer des attentes de cadeaux inutiles dans la tête de la fille et des attentes sexuelles dans la tête du gars. Si, par malheur, le (ou les) cadeau n’est pas à la hauteur, la fille est inévitablement déçue et forcément, elle ne se sentira pas particulièrement ouverte, donc le gars sera aussi déçu. Finalement, le 14 février est davantage une fête de déception qu’une fête d’amour.

Moi, personnellement, j’ai tendance à aimer à l’année, donc, rendue à la Saint-Valentin, comme je n’ai rien à me reprocher, je ne ressens pas le besoin de me faire pardonner. Idem pour mon chum. De ce fait, nous n’avons pas besoin d’attendre cette insignifiante date pour nous dire qu’on s’aime et pour nous faire des soupers d’amoureux. Est-ce que je suis bizarre? En conclusion, la Saint-Valentin, c’est une fête qui permet aux enfants d’avoir un prétexte pour faire des bricolages. Mon Bisou était très mignon, en revenant de la garderie ce midi, avec sa couronne en cœur, barbouillée par ses propres mains!!!

samedi 15 janvier 2011

Parlons seins, c'est toujours gagnant


Parlons seins, c’est toujours gagnant

Vous le savez déjà, je suis un peu grano sur les bords. Pas beaucoup aux yeux des vrais granos, mais énormément aux yeux de bien des gens. Une des choses qui me « trahit »? Mon point de vue face à l’allaitement. Moi, personnellement, ça ne me scandalise pas, une femme qui allaite. Au contraire, j’ai tendance à ne pas comprendre ceux qui ne le font pas. Mais je ne juge pas, chacun ses choix. Mieux vaut s’abstenir que de vouloir mourir à force de détester la chose.

Récemment, j’ai eu vent d’un genre de (pas de) scandale sur une femme qui a allaité dans un magasin de jouets et qui s’est fait avertir et bla bla bla. Il y a des clans. Ben oui, les gens prennent position sur ce genre de fait divers. Je ne suis pas pire que les autres, alors je suis capable aussi.

D’un côté, les granos et pro-allaitement hurlent à l’injustice! À mort les puritains! Qu’on lapide tous ces pudiques! De l’autre côté, on se défend en disant que la femme avait le sein qui pétait au vent, qu’elle l’exhibait au gré de sa montée laiteuse.

Sans blagues, je ne suis pas du tout l’actualité, je ne sais donc strictement rien de l’histoire, mais je me ferai un plaisir de me faire un scénario et de le commenter. Posons des hypothèses, dans qu’à se faire du fun!

Mettons que la pauvre fille allaitait son bébé de deux mois qui criait sa faim au monde entier, et qu’elle l’a fait en désespoir de cause, laissant peut-être deviner un sein derrière tout ça, mais sans le faire exprès. Dans ce cas, le débat n’en est pas un. Endurez-vous gang de mal baisés!

Si par contre, la femme s’est effectivement laissé balloté le sein, le nibard, la boule, le toton, au pire, et qu’elle se l’est fait éventé un tout petit peu avant (ou pendant) qu’elle procédait au transfert de l’air, donnant une chance à tous les refoulés, scrupuleux (ses), chialeux, « ouèreux » (voyeurs) qui ne pouvaient s’empêcher de regarder là, justement, de voir un peu de chair, qui sait, peut-être même un mamelon, MAMELON, dans ce cas, c’est différent. On sait tous que les seins ne sont réservés qu’à un usage exclusivement sexuel et qu’il est vicieux, déplacé, déviant, de les mettre dans la bouche d’un enfant (dit comme ça, j’avoue que c’est weird). C’est bien pire que de se laisser émoustiller (ou même déranger) par un gros sein plein de lait, veiné bleu et déformé par l’usage. Au pire, si ça vous picote dans le bas-ventre, rincez-vous l’œil puis passez à autre chose!

Si, au comble de la stupidité, ça avait été une femme qui allaite un enfant de plus de deux ans, en public, sans gêne, là, il aurait certainement été question de provocation. Quel toupet! Mais celle-là, je vous jure qu’elle s’en tape de votre point de vue!

Sérieusement, à tous ceux qui ont une opinion là-dessus, qui se scandalisent de si peu, pitié, contenez-vous! Vous contribuez à promouvoir l’image puritaine de notre pays! Oui, ce même pays peuplé de gens qui vont sur internet pour regarder des gens de chier dans la figure, ou se faire enculer par des chiens et, qui isole les violeurs et les pédophiles dans les prisons pour les protéger. Je suis crue, n’est-ce pas? Tant mieux si vous le trouvez, c’est que le message passe.

Moi, ce qui m’écoeure, ce sont les filles avec des surplus de poids qui s’obstinent à suivre la mode, à s’ensaucisser dans des pantalons trop petits, qui ne leur vont pas, laissant virevolter un ventre mou et dévoilant une disgracieuse craque de fesses et des hommes, souvent des monsieurs, sales, odorants, et qui regardent les jeunes filles avec un air maniaque. Ça, c’est dégueulasse. Ou encore les petites pitounes de 14 ans qui se penchent devant leurs enseignant, à l’école, dévoilant leur chair fraîche et s’insultant de les voir regarder. S’insulter de voir un sein en public, c’est tellement 1950! En Europe, il y en a dans les pubs télévisés en plein jour, et ce n’est pas de l’allaitement! L’allaitement en public, « come on »!

dimanche 10 octobre 2010

Ah ah ah, je LOL!

En partant du principe que le mot « LOL » peut aussi être un verbe, « loller » et qu’on peut le conjuguer, tel n’importe lequel des verbes du premier groupe, je ne lolle pas. Je n’ai personnellement rien contre les gens qui lollent mais je n’adhère tout simplement pas au mouvement. Le mouvement entier, tous les autres acronymes ou mots bizarres, désolé, je ne suis pas. Quand je pouffe de rire devant un énoncé, un vidéo, ou même devant la simple existence de quelqu’un, je suis plutôt de type « ahahahah! » que LOL. Son collègue français, « mdr », ne me rejoint pas tellement plus. En fait, c’est presque pire.

Je ne sais pas si cela est dû au fait que je suis quand même relativement rapide sur le clavier ou encore que j’ai un certain respect pour la langue française mais j’aime bien l’idée d’écrire les mots dans leur totalité. J’aime cette harmonie. Au bout du compte, c’est peut-être un défaut, puisque je remarque un peu trop les fautes des autres. J’en échappe bien quelques unes de temps en temps, moi aussi, mais au moins, je ne les affiche pas sur un menu de restaurant ou sur une « panfiche » format géant d’une entreprise sur la rue principale.

Pour en revenir au lollisme, je crois sincèrement qu’on en abuse. C’est presque devenu une marque de politesse ou tout simplement une façon de dire qu’on a pris connaissance de l’affirmation, de la blague, ou du commentaire, sans pour autant vouloir y ajouter quelque chose de consistant. Est-ce comparable au « salut » de convenance qu’on adresse systématiquement à notre voisin lorsqu’on a le malheur de sortir de la maison en même temps que lui, mais qu’on n’a pas envie de lui parler?

Si je faisais une excellente blague et qu’on y répondait par un simple « lol » tout nu, sans rien d’autre, j’aurais le sentiment d’avoir échoué. Même chose pour un billet. Est-ce que le lollisme vient de pair avec le séparatisme? Ou encore, suis-je tout simplement vieux jeu? À moins que je n’aie tout simplement pas de sens de l’humour, ce qui m’étonnerait parce que j’aime bien rire. Et vous, chers lecteurs, pensez-vous que je suis complètement à côté de la plaque en ne lollant pas?

Si un jour le mot « lol » devient partie intégrante de notre dictionnaire, j’essaierai peut-être, d’ici là, j’aime mieux laisser cela aux habitués.

Une dernière chose, même si je ne lolle pas, un des mes sites web favoris est un site de LOL. Lolcats. Sur ce site, que vous connaissez peut-être déjà, c’est le festival de la connerie. http://icanhascheezburger.com/ La barre de menus bleue (incluant « All sites ») recèle des petits bijoux. Je vous suggère Lolcats (si vous aimez les chats), Failblog (si vous aimez rire) et Very Demotivational (All sites) mais il y en a des dizaines d'autres. Il s’en rajoute à chaque jour et met du soleil dans les journées grises. À découvrir!

samedi 18 septembre 2010

Facebook

J’aime bien Facebook. En fait, rares sont les journées où je ne m’y mets pas le nez du tout. J’aime le concept, je trouve sympa de pouvoir savoir comment se portent mes « amis », ce qui les turlupine (dans une certaine mesure) et de leur voir la bette ou celle de leur fierté, soit leurs animaux, leurs enfants, ou eux-mêmes. J’adore les liens vers des vidéos stupides et des articles inusités. En bref, j’ai un petit côté voyeur, et Facebook me permet aisément de satisfaire ce « besoin ».

Là où les nerfs et la patience commencent à manquer, c’est pour les personnes dont le « Status » ne m’intéresse jamais. JAMAIS. La solution est simple, vous dites-vous, se débarrasser illico de « l’ami » en question et enfin être heureux. Hélas, comme dans la vraie vie, il y a des choses qui ne se font pas. Des actions « politically incorrect ». De la famille, des collègues, parfois, on est pris avec la personne. Vive la fonction « Hide » (mon Facebook est en anglais)!!! Je l’ai par contre découverte trop tard. J’ai enduré trop longtemps des « Post », du jeudi au dimanche qui parlent d’un atroce lendemain de veille, et du lundi au mercredi qui rêvent au jeudi à venir pour se défoncer enfin. HIDE!

Il y a ceux aussi qui font croire qu’ils vivent une vie de rêve, photos, détails et preuves à l’appui, alors que tout est arrangé. Et ceux qui détaillent tout ce qu’ils ont, pour montrer qu’ils ont quelque chose. Et ceux qui inventent (ou agrémentent) des faits pour être mieux que tout le monde. Et aussi, lorsque votre « post » ne s’adresse qu’à une ou deux personnes, un message personnel, un courriel, un coup de téléphone, ça vous dit? Ou au pire, l’écrire directement sur le « Wall » de la personne concernée. Nous, on s’en torche.

Le pire, et j’hésite à en parler, au cas où la personne me lirait, ce qui est fort peu probable, c’est la personne qui « post » sans barrière aucune des détails assez explicites de sa santé (ou de son manque de santé) intestinale. En détails. Avec l’état physique (liquide, solide ou gazeux, je vous laisse deviner) de ses déchets organiques. Et des « post » récurrents jusqu’à ce que le tout soit de nouveau sous contrôle. Miam!

Une autre personne (ou la même peut-être, qui sait?) qui parle de la mort d’un proche, et qui met des photos. Les gens meurent, c’est un fait, je ne m’en cache pas, mais selon moi, Facebook est une façon d’informer les gens et de se divertir. On peut bien-sûr y inscrire qu’on s’est enfoncé un clou de trois pouces dans un doigt, mais il faut s’attendre à avoir des commentaires stupides. On peut aussi parler de notre état de santé, pour que ceux qui sont loin sachent ce qu’on vit, mais certains détails peuvent rester en suspens. Un jardin secret, ça vous allume une lumière? Mort, fausse couche, diarrhée, ça nous rend mal à l’aise, et on ne sait pas quoi répondre. Merci, maintenant que c’est dit, je vais mieux.

Bonne soirée!

RIP Pat

Ne vous emballez pas trop vite. Je ne suis pas AUSSI déconnectée qu’il n’y paraît. Je sais que Pat Burns n’est pas vraiment mort. Pas encore disons. Cruelle, vous dites-vous? J’en ai une bonne à vous raconter, vous allez mourir vous aussi. Ceci étant dit, pour ceux qui ignorent ce que je tente de vous dire, je veux parler de la nouvelle qui est sortie hier, vendredi, à 11 h 9, voulant que Pat Burns soit mort.

À tous ceux qui ne savent pas qui est Pat Burns, tant pis, et à ceux qui ne savent pas où je veux en venir, Pat Burns a dû appeler lui-même le réseau de télévision TSN, hier, pour leur dire qu’il n’était pas mort. Bon, le type est malade, très malade. Sa mort n’avait donc rien de surprenant. Triste, d’accord, surprenant, non. Mais annoncer la mort de quelqu’un sur des « peut-être » ou des « il semblerait que », pas fort.

Quand le vent a-t-il tourné? À quel moment précis la nouvelle, le sensationnalisme, le scoop, la cote d’écoute, ont-ils supplanté le respect et le bon sens? On ne prend pas de chance, pour être certain d’être « prêt » quand la personne va casser sa pipe, on prépare tout de suite un hommage et on la déclare officiellement morte dès qu’elle n’entend pas son réveil sonner. Merde, mon chum est mort?

Récemment, dans les dernières semaines, lorsque le ministre Claude Béchard est mort, LCN a complètement perdu sa crédibilité, sa raison d’être, parce qu’ils ont annoncé ladite mort vingt minutes après son officialisation (au moins il était vraiment mort). SCANDALE! Et Mario Dumont qui n’en a pas parlé pendant son émission. Quel sans cœur. Avis à tous, NE PAS parler de la mort de quelqu’un est un péché. Mortel? AHAHAH!

mardi 14 septembre 2010

À la une

L’actualité m’emmerde. En fait, c’est un peu extrémiste de vous annoncer ça, comme ça, à froid, sans même vous y avoir préparé un petit peu… Permettez-moi de me reprendre.

Prise 2! Depuis toujours, les « nouvelles » sont un mal nécessaire dans ma vie. Je sais qu’il est important de savoir, ne serait-ce qu’un tout petit peu, ce qui se passe dans notre monde mais en même temps, je ne veux pas passer mon temps à m’inquiéter pour le reste du monde, alors qu’il y a des tas de gens tout près que je néglige. De plus, quoi que très intelligente, j’ai un cerveau plus que sélectif, ce qui signifie qu’il m’arrive fréquemment de ne pas comprendre l’essence de la nouvelle dont il est question.

Parfois, je prends la résolution de commencer à m’informer. Sûre de moi, motivée, décidée à prendre en main ma culture sociale, économique et politique (et tout le reste), je me lance, cœur et âme dans ma « mission » et pendant quelques jours, rarement plus d’une semaine, je me force à aller consulter cyberpresse.ca. De là, je me laisse inspirer par les grands titres, et je me rends à la section régionale, pour savoir ce qui se passe chez nous. J’écoute la radio le matin, dans la voiture, mais je comme je travaille à deux kilomètres de chez moi, je n’ai souvent droit qu’à une poignée de niaiseries plutôt qu’à des propos « pertinents » (j’adore les niaiseries de l’animateur, en passant).

Souvent, toujours sur le site de Cyberpresse, dans un élan d’enthousiasme, je m’informe sur les grands sujets de l’heure, sur les actualités nationales et internationales (qui sont trop souvent politiques) et après une dizaine de ligne, je décroche, puisque je ne comprends pas ce dont il est question (manque d’intérêt quasi-absolu) et je finis par retourner sur le site de RDS, là où les nouvelles m’intéressent, lorsqu’il est question de hockey et un peu de football. Et même du reste dans le fond. Sauf le baseball.

J’ai donc décidé, aujourd’hui, en direct, « live », maintenant, d’aller sur cyberpresse.ca et de vous commenter ce que j’y vois, comment évolue mon intérêt quand je tente de m’informer, et ce, en lisant seulement le titre, sans aller plus loin.

Tour Eiffel : l’alerte à la bombe est levée : C’est fini? Alors quel est mon intérêt de lire l’article? Next!

Commission Bastarache… Charest… blablabla : Sérieusement, je n’y comprends rien à cette commission. Je sais que rien d’intéressant ne s’y passe, que Jean-René Dufort en a ri, mais sinon, BORING.

Le viol, l’un des crimes les moins punis au États-Unis : Quelle surprise. Ce doit être la même chose au Canada d’ailleurs. J’irai peut-être le lire plus tard.

Arts : Je n’ai même pas pris la peine de lire le titre de la nouvelle.

Wow, seulement quatre titres et je ne suis déjà plus là. Remarquez, j’ai eu une journée difficile, je suis brûlée. Normalement, les gens qui, comme moi, n’en ont rien à cirer de l’actualité, s’intéressent au Showbizz, aux potins poches de stars en dépression, qui se séparent, qui sont en désintox, qui ont couché avec chose, qui ont perdu du poids, qui se sont fait couper les cheveux et toutes ces insignifiances. Pas moi. En fait, je pense que ça m’intéresse encore moins que tout le reste, à la différence que je me rappelle généralement le contenu longtemps après l’avoir entendu, contrairement au conflit dans le domaine de la construction (mon domaine, en passant) et la Commission Bastarache.

Finalement, ma « bonne idée » initiale, qui était sérieusement de vous faire part de ma vision des nouvelles du jour, par leur titre seulement, est un échec. Ça m’ennuie tellement que j’en perds ma joie de vivre, et du même coup, je deviens plate à mort. Pas que je me trouve particulièrement drôle d’habitude (ça arrive parfois, et je ris même mes blagues, comme si elles ne venaient pas de moi, je n’ai vraiment pas toujours l’air brillante…) mais l’actualité me coupe les jambes. Parlant de jambes coupées, j’ai très bien compris la nouvelle de la fille qui s’est fait passer dessus par un train alors qu’elle n’avait pas à se trouver là, il y a quelques mois. L’amie d’une amie d’une amie d’une amie. Je me souviens aussi de l’homme qui l’a sauvée, le héros, qui s’est fait arrêter trois fois la fin de semaine suivante, pour harcèlement et conduite avec facultés affaiblies. Comment se fait-il que je ne comprenne rien à la maudite Commission Bastarache? Je pense que mon cerveau essaie de me lancer un message…

Bonne soirée!

mercredi 9 juin 2010

Ce n’est qu’une question de perception

Je viens de lire un texte qui m’a fait réfléchir. Du coup, j’ai réalisé que j’avais plus d’impact sur les autres que je ne l’aurais cru. Ce texte, qui traitait de l’injustice m’a fait réaliser par la bande que je laisse aux autres une impression de tristesse, ce qui est complètement faux!

J’ai tendance, dans des moments d’égoïsme aigus, à trouver que la vie est injuste envers moi. Pourtant, à la lecture de ce texte, j’ai découvert qu’il n’en est rien. Non, la vie n’est pas injuste. La vie est la vie. De toute façon, qu’est-ce que l’injustice? Se faire emprisonner lorsqu’on est innocent? Avoir un cadeau de Noël de 128$ quand notre frère en a un de 145$ (je ne sais pas, je suis enfant unique, je suppose simplement)? Être quelconque? Avoir des parents qui ne nous désiraient pas? N’avoir pas droit à de l’assurance-emploi et de pas se trouver d’emploi?

Tout est relatif en fait. Des faits que j’ai cités plus haut, seul le premier me semble réellement injuste. Pour le reste, tout n’est qu’une question de perception. De toute façon, dans la vie, tout n’est réellement qu’une question de perception. L’amour, la beauté, la laideur, la lâcheté, la richesse, la haine. Se pourrait-il que, dans mes élans de déception et de frustration, j’aie mis mes émotions incontrôlables sur le compte de l’injustice? Peut-être. Je m’en excuse.

En fait, là où je veux en venir, c’est que malgré le ton parfois triste et lourd de mes textes, je suis heureuse. Non, je ne suis pas triste. Non, je ne me sens pas persécutée par la vie. C’est simplement que certaines épreuves plus difficiles me font parfois perdre ma rigueur. J’avoue m’être laissée découragée suite à mes cinq échecs consécutifs d’emploi.

J’ai quitté mon poste de gardienne, j’ai laissé tomber mes défenses l’espace de quelques jours. Mais ce n’est que passager. C’est de la fausse injustice. S’ils ne me veulent pas dans leur entreprise, c’est qu’ils ne me méritent pas. Je suis une personne spéciale (dans les deux sens du terme). Je ne suis pas à la portée de tous. Je suis comme un chat, je ne supporte pas d’être immobile dans un très petit espace. J’ai besoin d’un minimum de liberté pour régner sur mon territoire. De deux choses l’une. Soit je suis vraiment une incompétente dont personne ne veut, ou je n’ai tout simplement pas encore trouvé ma niche.

Et dès que je pense aux réelles injustices dans le monde, dans mon monde disons, je me sens superficielle. Je me plains d’une situation qui m’a permis de vivre les premiers pas de mon fils, de développer une amitié sincère et gratuite avec une personne extraordinaire, d’apprendre à vivre avec moi-même, seule et dans le silence (chose que je n’avais jamais été apte à faire), de découvrir de merveilleux monde des blogues, d’apprendre à vivre avec moins, de penser à autre chose qu’à mon simple bien-être.

Cette situation, que j’ai qualifiée d’injuste, finalement, n’est qu’une étape essentielle de ma vie, qui me permet de devenir encore meilleure. Merci, cher blogueur, de m’avoir fait prendre conscience de ce fait. Ton texte sur l’injustice m’a secouée parce que je m’y retrouvais.

Tu as eu raison, ta nouvelle était réellement meilleure que l’autre, à mon avis, mais ce n’était pas de l’injustice. Après tout, tout n’est qu’une question de perception?

lundi 5 avril 2010

Mais où s'en va le monde?

Ça y est, une nouvelle ère est en train de commencer. Nous entrons officiellement et de plein fouet dans l'époque de la facilité et de moment présent. Tout ce qui compte, c'est d'avoir du plaisir, maintenant, et de ne faire aucun effort pour atteindre nos buts. J'ai toujours pensé que la génération de mes parents en montant était un attroupement de vieux jeu "radoteux".

Plusieurs années plus tard, maintenant que je suis une adulte accomplie, je regarde les plus jeunes et je me rends compte qu'on finit tous par être des vieux jeux, à moins d'agir comme des enfants. Ceux qui ne le sont pas sont les amis de leurs enfants. Je n'ai que 28 ans et déjà, je trouve les jeunes terribles! Et les pas tellement plus jeunes que moi!

Ils veulent avoir des gros muscles, être "cut", mais ils se foutent bien d'être en forme ou non. Alors ils prennent toutes sortes de pilules miracles de testostérone et autres trucs inutiles. La santé dans tout ça? C'est le présent qui compte, le futur est encore loin!

Je suis nouvellement maman. J'adore la maternité. Je ne me serais jamais cru comme ça d'ailleurs. J'allaite mon bébé depuis 10 mois. Nous sommes en 2010 et, depuis mon accouchement, on me demande constamment pourquoi j'allaite, comme si c'était du domaine de l'étrange d'allaiter un bébé. Surtout, comment est-ce possible de continuer d'allaiter un si grand bébé?

J'adore les chats. J'en ai deux. Ils ont leurs griffes. On me demande toujours : Pourquoi tes chats ne sont pas dégriffés? On ajoute parfois à l'insulte en me disant : C'est trop cher, c'est ça?

Nous vivons désormais dans un monde où il est normal d'acheter du lait commercial pour les bébés plutôt que de donner le sein et où il est étrange de ne pas faire couper la première phalange de chaque doigt chez un chat. Trouvez l'erreur.

J'aime bien le vin. Je trouve qu'un bon repas de samedi soir en amoureux s'accompagne très bien d'une bonne bouteille, tout comme un bon souper entre amis. Pourtant, je ne comprends pas le principe du "vin de semaine". Avoir un vin de semaine, n'est-ce pas une forme d'alcoolisme?

Quand j'étais ado, la mode pour les filles était horrible. On voulait les jeans les plus grands possible, tout comme les chandails. Et c'était des espadrilles ou rien du tout. C'était laid, mais au moins, nous n'avions pas l'air de se préparer pour un concours de pipes, de toute façon, ça n'existait pas et c'était parfait comme ça!

Espérons qu'il y aura un revirement de situation dans les prochaines années. Je suis fière d'avoir donné la vie mais j'ai peur du monde dans lequel mon fils grandira. En attendant, voici la fin de ce billet.