N.B. Je viens d'ajouter un "Share" pour Facebook et Twitter! N'hésitez pas à partager quand vous aimez!
jeudi 21 août 2014
Ce soir, je tue ma blonde - Le retour
N.B. Je viens d'ajouter un "Share" pour Facebook et Twitter! N'hésitez pas à partager quand vous aimez!
jeudi 27 décembre 2012
Sexe insolite
dimanche 16 décembre 2012
N'est stupide que la stupidité
dimanche 3 juin 2012
La mort à Magnotta
lundi 28 mai 2012
Les travers de la loi 78
samedi 19 mai 2012
Misogyne
dimanche 29 avril 2012
Entendu récemment
lundi 23 avril 2012
Jean Charest, ce boute-en-train
dimanche 15 janvier 2012
Le défi alcoolo 10/15
Fait intéressant, une publicité roule ces derniers temps, laissant deviner le pourquoi des chiffres 2 et 3, 10 et 15. Après nous avoir fait languir juste assez, on nous apprend que la femme ne devrait pas avaler plus de deux consommations d’alcool par jour, pour un maximum de dix par semaine, alors que ce sont trois et quinze pour l’homme, selon Éducalcool.
J’aime l’alcool, en fait non, j’aime la bière. Je trouve ça bon au goût. Si quelqu’un venait chez moi chaque jour et me voyait prendre une bière en arrivant de travailler, il penserait que j’ai un problème d’alcool, que je fuis mes problèmes, que je suis une alcoolique de basse classe. Vu de l’extérieur, je vous dirais que j’aurais une certaine tendance à pencher en ce sens, que boire de la bière chaque jour, en dehors des vacances, c’est exagéré.
Par contre, si vous veniez chez moi chaque soir et que vous me voyiez boire une coupe de rouge, est-ce que vous penseriez de même? Honnêtement, je pense que non. Je suis presque certaine que vous ne remarqueriez pas que je bois encore de l’alcool, ou encore que vous penseriez que j’ai du goût et que je suis distinguée. Vous pourriez alors me demander ce que je bois et moi, avec nonchalance, je pourrais vous répondre que ce n’est qu’un « petit vin de semaine », mais qu’il se marie avec n’importe quoi. Je serais encore plus « classy ». Jamais il ne vous viendrait en tête que j’ai un problème de consommation, parce que c’est du vin. Encore moins si les coupes sont belles.
On avait déjà surfait la réputation de ce breuvage en lui donnant des tas de vertus intéressantes pour la santé. Pourtant, aucun alcool, quel qu’il soit, n’est bon pour la santé. On justifie la consommation sans cesse grandissante pour déculpabiliser la classe moyenne à riche, qui boit son mal de vivre, mais qui ne veut pas se l’avouer.
Je trouvais l’idée de boire une consommation par jour vraiment tirée par les cheveux, mais l’idée qu’une femme ait socialement le droit de se rendre jusqu’à dix consommations par semaine « sans risque » me coupe les jambes. Qui a fait quelles bassesses à qui pour qu’on en arrive là?
Lorsqu’on a magasiné nos premières assurances vie, on nous a demandé quelle était notre consommation d’alcool hebdomadaire et, en dessous de deux pour la femme et de trois pour l’homme, il cochait la « bonne » case. En haut de ça, nous représentions un certain risque. Est-ce que les formulaires d’assurance se sont adaptés à cette nouvelle réalité?
Il y a quelques années, dans un 5 à 7 hot-dog organisé par le club social de l’entreprise qui emploie mon conjoint, la conjointe d’un employé s’est plainte parce qu’il n’y avait pas de vin. Tout était gratuit, on se bourrait la face dans la haute gastronomie, gratis, mais ça ne valait pas un clou parce que la madame ne pouvait avoir sa coupe! Des HOT DOG!!!!! Au pire, quand tu n’aimes pas ce qu’il y a, tu te prends un Pepsi, une bouteille d’eau, ou tu sèches. Je m’égare.
Quand j’ai envie d’une bonne bière, par exemple dans un party hot dog, et que tout ce qu’il y a c’est de la Coors Light, je me prends une bonne bouteille d’eau et c’est tout. Je ne pleure pas. L’alcool, c’est un breuvage comme les autres, quand il n’y a pas ce qu’on veut, on s’en passe.
Et tant qu’à élever mes fréquences cardiaques pour rien, parlons donc des cours de dégustation de vin. Comment devenir socialement désagréable avec les gens qui n’aiment pas le vin? En faisant exactement ça. Ne vous bernez pas, j’aime bien boire une coupe de vin avec un filet mignon, je trouve que ça se marie bien. Par contre, je n’aime pas me faire dire des choses comme : « Je l’aimais bien ce vin-là moi aussi, quand je ne connaissais pas ça ». S’il fut une époque où il suffisait que le goût en bouche soit agréable pour qu’on apprécie un aliment, il faut maintenant « connaître ça », et faire chier le peuple avec.
Avant, un homme était viril et attirant parce qu’il buvait sa bière au goulot. Maintenant, je ne sais plus que penser des douchebags qui existent dans les bars avec une coupe. Avant, c’était les marginaux qui buvaient du vin, parce que la bière était réservée à la masse et aux gens comme les autres. Moi personnellement, je trouve ça fif. Et avis à tous, le mot fif pour moi (et c’est MON blogue), n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. C’est comme de la plaque d’acier 1/8’’. C’est fif.
Bon, je me suis égarée en cours de route, mais le fait est que la société est en train d’adapter le corps humain a une plus grande consommation d’alcool parce que le vin est en vogue. Si vous voulez vraiment être dans le coup, suivez ces quatre simples conseils et je vous promets du succès :
- Faites du vélo de route avec l’équipement complet (le kit de lycra);
- Faites de la photo avec un appareil au-dessus de vos moyens avec trop de fonctions;
- Achetez-vous un quelconque appareil électronique Apple;
- Buvez beaucoup de vin, et assurez-vous de ne boire vos bouteilles de 20 $ et moins que les soirs de semaine en regardant vos émissions de cuisine!
jeudi 15 décembre 2011
Ces mots qu'on a salis
dimanche 17 juillet 2011
Dsl cpr po
Alors que nous subissions cette idée de génie, d’aller marcher par cette belle journée four préchauffé pas de vent, plein soleil, absence d’énergie, le petit garçon plus qu’amorphe dans sa poussette pour cause de pas-de-sieste, nous sommes passés devant une maison où une « pitoune » en bikini, la bouche entrouverte, le regard vide, le bronzage exagéré, textait. Son chum, du moins le mâle de service, lavait la voiture pas très loin.
J’ai bien eu une pensée sur son désir apparent de se montrer en bikini, tant mieux pour elle si elle aime son corps, mais j’ai surtout amorcé une réflexion sur les maudits téléphones cellulaires et la nouvelle tendance texto.
Si j’avais un cellulaire, je texterais sans doute, et beaucoup parce que je déteste parler au téléphone. J’aime beaucoup écrire, et j’ai toujours quelque chose à dire. Par contre, je ne détruirais pas les mots. Je n’ai pas vraiment les diminutifs de mots et, pour ceux qui se rappellent ce billet, je ne suis pas une utilisatrice du LOL. Pas plus que sa version française MDR. Je ne peux pas non plus dire comment je me comporterais en public avec mon cellulaire, mais je suppose que ce serait comme je le fais avec le téléphone.
Je n’ai pas de téléphone cellulaire, par contre, j’ai un téléphone à la maison (quand même), et je sais que ça fonctionne sensiblement de la même façon. La petite boîte de plastique émet un signal, sonore ou vibratoire, signalant que quelqu’un tente de nous rappeler qu’il (ou elle) existe. La majorité des gens ont un afficheur, et savent quel ton prendre pour répondre. Pour ma part, par choix, je n’ai pas d’afficheur à la maison, donc je réponds presque toujours avec un ton ennuyé et interrogateur. Si c’était le cas, je filtrerais tellement mes appels que je ne répondrais plus.
Quand on entend ledit signal, on prend l’appareil dans notre main, à moins qu’on soit accro au point de ne pouvoir le lâcher (pathétique), on regarde l’afficheur, on prend une décision quant à notre action de répondre ou non, on s’excuse aux personnes avec qui l’on échangeait, puis on répond de notre plus belle voix : Allô? Oui, allô? Oui, bonjour?! Oui? Pour ma part, j’aime les trois premiers choix. Je suis moins adepte du « Oui » sec à la mécanicien automobile.
Moi, je m’excuse. MOI. Quand je suis avec quelqu’un et que, sans m’avertir, cette personne répond à son cellulaire, qui a vibré et que je n’ai pas entendu, pendant que je parle, comme si je n’étais pas là, les fils se touchent. Pourtant, je manifeste plus ma frustration parce que je me rends compte que je ne suis « pas évoluée ». Il m’arrive de ne même pas répondre au téléphone quand j’ai de la visite chez moi. Pour moi, c’est secondaire. La personne devant moi compte beaucoup plus.
Quand quelqu’un texte en me parlant, c’est une envie de tuer que je développe. Que voulez-vous, je suis née à la mauvaise époque. En passant, puisque je vous ai en ligne, je tiens à vous dire que je ne me reconnais pas dans la pub de Bud Light. J’ai vu la pub plusieurs fois cette fin de semaine et non, c’est définitif, je ne peux pas participer au concours. Pour en revenir aux textos, je suis tombée des nues hier sur la route quand j’ai constaté que le gars qui zigzaguait à côté de moi textait… Ben coudonc. Et vous, vous sacrez-vous des autres quand votre téléphone vous parle? Juste une question comme ça.
lundi 11 juillet 2011
Principes de base
Les enfants en très bas âge tendent à rire de toutes sortes de choses, parfois étonnantes. En effet, même s’ils ne comprennent pas, ils rient. Récemment, alors que je posais une question totalement absurde à mon fils de deux ans, Patus, il m’a répondu par l’affirmative, sèchement, sans aucune hésitation. Son ton était presque nerveux. Alors, je lui ai rétorqué : « S’il y a une chose que tu dois apprendre dans la vie, mon homme, c’est qu’une femme “dans sa semaine” (pour les cœurs sensibles ou les autres, qui craignent les vrais termes), tu dois toujours lui répondre ce qu’elle veut entendre. » Et là, comme ça, il a éclaté d’un rire franc, et il riait tellement qu’il en perdait le souffle.
Puisque mon anecdote est finie, je vais en profiter pour dire n’importe quoi. Ma garderie est fermée pour cause de stupidité humaine, que dis-je, d’absence d’intelligence sociale, depuis près de trois semaines. Ce soir, alors que j’apprenais qu’elle rouvrirait sans doute mercredi, pour deux petits jours avant de fermer pour trois semaines, en vacances, l’électricité a cru bon me rappeler qu’un téléphone à fil, ça avait ses avantages. La ligne a donc été coupée brusquement, violemment même, et c’en était fait.
Penaude, je me suis dirigée vers le sous-sol, en quête d’un téléphone à fil, sans doute poussiéreux. Patus a reconnu la chose et a dit, naïvement, qu’il voulait appeler Marie-Andrée, la fille de la garderie. Il demande ses amis tous les jours depuis près de trois semaines, l’idée de l’appeler lui a sans doute semblé excellente. J’ai fini par réussir à rappeler, et à savoir ce qui en était réellement. Puis, heureusement, nous avons évité la catastrophe, car nous mangions du réchauffé, et le tout l’était partiellement. Du spaghetti tiède, c’est plus que respectable.
Après une longue marche, à chercher des camions de pompiers, puisque nous en avions entendu passer, au loin, nous sommes revenus à la maison, dans une obscurité en devenir. J’ai donc pris l’initiative d’aller nous chercher des cafés glacés chez McDo, puisque notre machine à espresso fonctionne malheureusement à l’aide d’une fiche enfoncée dans une prise. C’est la vie. Je déteste l’électricité. Je ne comprends absolument pas ce qui se trame entre l’interrupteur et l’action demandée. Ce que je sais apprécier par contre, c’est que ça fonctionne. Quand ça « crash », c’est le chaos.
En arrivant chez McDo, la chance m’a souri. Premièrement, j’ai constaté que l’architecte qui a fait les plans n’a pas tenu compte de la possible interférence entre le camion de livraison et le service au volant. Je suis donc passée par la voie lente. Pas grave, la soirée était jeune. J’ai définitivement eu l’air plus brillante que celui qui a tenté de commander malgré le camion. J’espère qu’il n’y est plus, le pauvre. Puis, une fois entrée, j’ai constaté le peu d’achalandage. Puis, les caisses qui ne fonctionnaient pas, puis qu’il n’y avait pas de café de prêt. Je voulais mes cafés, j’ai donc patienté.
Comme je suis perpétuellement en ébullition, que mon cerveau fonctionne à vitesse grand V, j’ai discuté, en moi-même, de notre dépendance à cette abstraction qu’est l’électricité. J’ai pensé que nous n’avions jamais acheté la lampe de secours qu’il nous faut, que nous n’avons pas d’horloge murale, ni de radio qui fonctionne à pile. Nous avons des chandelles, mais nous avons également des chats, et eux, ils aiment bien les chandelles. Étrangement, faute d’être sournoises comme l’électricité, les chandelles sont d’une franchise tout avouée. Tu approches trop, les moustaches (ou cils) te frisent. On parle de chat, souvenez-vous. Je n’ai pas de moustache. Je vendrais ma voiture pour m’en départir si c’était le cas.
Finalement, l’électricité est revenue. En fait, elle est revenue avant le café glacé. Tout est vrai, c’est l’ordre qui est douteux.
En conclusion, mon fils est drôle, il y a des cons, vraiment très cons, qui sont vraiment cons, nous avons entendu les pompiers, mais sans les voir, sans électricité, c’est le chaos, et le café McDo, il m’a réveillée à un point où je me demande si je pourrai dormir.
Bien à vous, lecteurs.
dimanche 3 juillet 2011
Rapaces
J’avais en tête de vous entretenir de la mémorable fin de semaine, de notre virée éclair au pays des baleines, et j’étais très inspirée. J’ai fait une grosse erreur, je n’ai pas mis cette expérience par écrit hier. Mais pourquoi pas ce soir, vous entends-je déjà crier, à pleins poumons, pour que je vous entende d’ici? Parce ce soir, alors que je faisais le plein « d’air pur » en poussant mon fils dans sa poussette bleue, pas très loin dans le quartier, il s’est passé quelque chose.
Après avoir traversé le boulevard, celui qui sépare mon quartier de son voisin immédiat, des sirènes de pompier se sont fait entendre. Mon fils, Patus (selon ses dires), adore tout ce qui a des roues, avec ou sans moteur, spécifiquement les « gros gros gros pamions de pompiers ». J’ai pensé rebrousser chemin pour les voir passer à vive allure, mais je me suis dit que j’étais pathétique de courir après la misère des gens. J’ai donc continué ma route en lui expliquant que les camions passaient loin loin.
Soudainement, les sirènes ont plutôt semblé se rapprocher de l’autre rue passante, celle qui compléterait mon trajet habituel jusqu’à mon quartier. Alors que nous tournions sur ladite rue, les camions sont arrivés, en trombe, toutes sirènes criantes. À leurs trousses, des marcheurs, des automobilistes, des gens qui, contrairement à moi et à quelques marcheurs habituels, n’étaient pas là pour profiter du paysage.
En les voyant, tous, trop nombreux, j’ai aperçu l’épais nuage de fumée qui s’échappait d’une maison que je ne voyais pas. Je suis sensible. Beaucoup trop. Pendant que je tentais d’expliquer à Patus pourquoi les pompiers allaient si vite vers la fumée, ma voix tremblotante, non fonctionnelle m’a trahie. Après lui avoir expliqué qu’il y avait un feu, et que les pompiers allaient mettre de l’eau dessus, j’ai fait une parenthèse, insistant sur le fait que tous ces gens étaient là pour mettre l’emphase sur la détresse de ceux dont la maison se consumait.
Nous avancions toujours, et mon chum, qui joggait, nous a rejoints. C’est là que, de notre nouveau point de vue, nous avons vu les flammes qui montaient dans le ciel. Beaucoup trop haut pour être un feu de barbecue ou de remise. Au loin, d’autres sirènes. Des renforts pour les quatre camions déjà en place. Les curieux étaient si nombreux que j’en ai eu la nausée. Oui, j’ai arrêté pour regarder, parce que la violence de l’incendie était prenante, mais jamais je n’aurais osé aller me stationner, sortir de mon véhicule, m’installer avec la meilleure vue possible du spectacle et regarder avec une curiosité sale la détresse de ces gens.
« Comme ma maison est en pleine forme et que j’ai du temps à gaspiller, je me suis dit, pourquoi pas aller regarder une famille en détresse de voir sa maison partir en fumée? ». Si ça n’avait été qu’un cabanon, ces gens auraient-ils poussé l’audace jusqu’à dire « Ah, ce n’est que ça? » plutôt que « Ouf! »?
Pendant le reste de notre marche, alors que je hoquetais de tristesse et de rage, parce que ça me touche de vivre dans ce monde, et de savoir que des gens ont passé de leur maison à la rue, j’ai détesté mon choix d’itinéraire, parce que pour tous les autres qui marchaient, j’étais comme eux, une senteuse quand, en fait, c’est tout le contraire.
Finalement, mes belles baleines ont été surclassées, mais j’y reviendrai, cette semaine, quand j’aurai conquis le ménage de ma maison. Je tente encore de m’adapter à mon statut « sans femme de ménage ». J’y parviendrai. Mais quand? Une question comme ça, est-ce qu’on finit par aimer ça, torcher, ou est-ce que c’est uniquement inné?
mardi 14 juin 2011
Le syndrome de Dieu
Pros dans l’art de briser le moment, de tuer l’ambiance, de détruire le moral des troupes, de raconter des anecdotes dont on se torche, de toujours se mettre le nez dans ce qui ne les regardent pas, ces gens, appelons-les les gourous de Dieu, puisqu’au fond, ils en savent bien plus que Lui, sont partout.
Je porte fièrement quelques maladies mentales légères, socialement acceptables, dont celle qui nous intéresse aujourd’hui, la large bulle à trois faces. On a tous une bulle, nous devrions, du moins, qui nous permet d’avoir une certaine intimité, d’être confortable en public. Pour certains, cette bulle est élastique, moulante même, et laisse aisément place aux rapprochements, désirés ou non. Pour ma part, ma bulle est obèse, morbide même, et est munie d’un détecteur de présence humaine sur la face arrière, dans un rayon assez grand, ce qui m’empêche, psychologiquement et physiquement d’être dos à un groupe de face (position communément appelée « dans le milieu » d’un groupe). J’essaie, j’essaie, mais je ne suis pas capable. Tout comme je suis incapable d’être « trappée » dans un coin où des gens m’encerclent. Même de bons amis. Outre mon mari et mon fils, personne ne peut.
Parmi les autres particularités de ma bulle, il y a le fait qu’elle est adaptative. Elle sait détecter les esprits psychologiquement malveillants, et je fige en leur présence, telle une perdrix, afin d’éviter qu’ils n’aient le goût de me parler. Les gourous de Dieu agissent de façon instantanée sur ma bulle adaptative. Lorsque mon camouflage n’a pas fonctionné, que le gourou a senti ma présence, qu’il m’a vue et que, pire encore, il a envie de me parler, je passe en mode « condescendance ». Pas fine, pas intéressée, pas de service, comme dirait ma grand-mère. Si le gourou en présence est disciple du sarcasme, il tend à se rétracter et à se sauver, faute de bonne volonté de ma part, mais sinon, ce qui est trop souvent le cas, il reste là à accepter mes « Ah ouiiiiiiiiiiii… », « pas sérieux » et mon absence d’intérêt comme s’il était un roi de la scène.
Les gourous de Dieu ne sont jamais « méchants », mais ils ne sont pas sympathiques non plus. Peu importe le sujet, le petit bonheur qu’on veut partager, la bonne nouvelle, la découverte, ils ont tout vu, tout goûté, tout touché et Eux-mêmes savent à quel point ils ont les sens plus aiguisés que tout le monde. C’était plus beau, meilleur et plus doux. Un d’entre eux, un jour, m’a même remise à ma place à propos d’accouchement et de menstruations. Il connaissait ça, lui.
Il y a un de ces gourous à mon travail. Hier, il a mangé à côté de moi. Dans MA bulle. À une époque, je l’aurais gossé jusqu’à ce qu’un de nous deux meure au bout de ses souffrances. Hier, je me suis sauvée, je ne lui ai même pas laissé le temps de m’entendre parler. J’ai acheté la paix « pas cher pas cher ». J’ai eu l’air antisociale et impolie, sans plus.
J’ai un oncle du genre. Il a environ cinq « pas de diplôme », d’études abandonnées parce qu’il en savait plus que le professeur. Ces gens-là m’écoeurent. Le pire dans tout ça, c’est que si vous êtes un de ces gourous, vous ne vous reconnaissez sans doute même pas dans ces lignes. Étrangement, il semble n’y avoir aucune solution. Quelqu’un à une idée?
dimanche 3 avril 2011
Face à la mort
La mort, seule fatalité à laquelle on ne peut échapper, est capable de transformer les gens qui restent, ou resteront, en bêtes féroces et imprévisibles.
Si certaines personnes vivent normalement la tristesse, de façon civilisée, posée et avec respect, d’autres y voient une opportunité en or pour semer la pagaille, pour injecter dans le cœur des gens tristes, en plus de leur deuil, de la frustration et de la haine.
Certaines familles semblent prédisposées à ce genre d’événements. Les familles nombreuses, dont les membres sont majoritairement baby-boomers, sont spécialement sujettes à l’éclatement de conflits en périodes de deuil.
Alors que certains prennent des décisions difficiles et souffrent, pour le bien des personnes concernées, les autres creusent un trou bien profond dans le sable pour s’y enfoncer la tête le plus profondément possible et, du même coup éviter tout contact avec ladite prise de décision.
Il y en a, pour qui la prise de décision étant une activité très douloureuse, le fait que les autres décident pour eux est une source de réconfort, puisqu’ils savent qu’ils sont inaptes à le faire. Ceux-là, dans toutes les sphères de leur vie, souffrent de quelconquisme, maladie qui fait d’eux des personnes quelconques, faciles à oublier et effacées.
Cependant, il y a l’autre type de personne. Celui-là, le pire, regroupe des gens trouillards, refoulés et à la répartie tardive. Il nous est tous arrivé de faire face à une situation et d’y repenser, avec du recul, en se disant qu’on aurait bien dû dire ou faire telle ou telle chose. Eux, quand ils y repensent, avec le temps, ils s’inventent de l’intelligence et disent et font les telles ou telles choses en question. Mais c’est comme d’expliquer une blague, ça ne se fait pas.
Le problème, c’est qu’il est bien trop tard. Un exemple pour simplifier cet amas de mots? Prenez par exemple une grand-mère mourante qu’on aurait récemment « placée » dans un foyer, contre son gré, parce que son état de santé était devenu une menace pour elle et pour son environnement immédiat.
Supposons, tant qu’à supposer, que cette grand-mère soit, en plus d’être malade, insupportable et méchante avec les gens en général. Puisqu’elle est difficile et têtue, ses enfants hésitent à faire le saut, à prendre le chemin qu’il faut, jusqu’à ce qu’un d’entre eux, aidé d’une de ses sœurs, plonge. Certaines rechignent, pendant que d’autres sont enfoncés dans leur trou, mais le fait est que la décision est prise.
Quelques semaines plus tard, la grand-mère, toujours insupportable, de plus en plus difficile et méchante, comme si c’était possible, commence à mourir. Ah! Son autre fille, celle qui n’avait pas daigné levé ne serait-ce qu’un sourcil lorsqu’il le fallait, trop occupée à être elle-même, s’allume telle une ampoule fluocompacte, doucement au début, puis d’un coup sec.
Et là, comme si elle avait des choses à se reprocher, comme si elle réalisait qu’il lui reste peu de temps pour accomplir quelque chose pour sa mère, peu de temps pour pouvoir dire, dans un futur quelconque, qu’elle aura fait quelque chose. Un peu paniquée, ou stressée, ou blessée dans son orgueil, je ne saurais le dire, elle conteste, dès que l’allumage est complété, les décisions qui ont été prises pendant qu’elle vaquait stupidement à sa vie.
Comment se faisait-il qu’on ne lui eût JAMAIS demandé son avis? Placer sa mère était une décision stupide, elle s’en serait occupée, elle! AHAHAHAHAH!!! Quel meilleur moyen qu’un réseau social tel que Facebook pour contacter tous les petits enfants afin de les tenir au courant de la situation, et de leur offrir gracieusement un peu de culpabilité (qu’elle est généreuse), en leur disant que ça lui ferait tellement plaisir (à la grand-mère) si ceux-ci lui rendaient visite une dernière fois!
Je suis curieuse de savoir s’il est réellement possible de transférer des remords sur les autres, en se soulageant réellement, ou si le résultat n’est pas plutôt épidémique, c’est-à-dire que personne n’est soulagé, mais que plus de gens souffrent.
Toujours est-il que, il est légitime de se demander combien de gens elle aura réussi à infecter, de la cousine qui s’est fait traiter de lesbienne par ladite grand-mère à la tante qu’elle a toujours traitée de « guidoune », en passant par moi, qu’elle n’a jamais acceptée dans la famille, faute de preuves. Oups… C’était censé être hypothétique.
Ma réaction, en consultant ma page Facebook n’a pas été « Oh non! Grand-maman meurt! » mais plutôt : « Voyons, elle est conne celle-là de mettre ça sur Facebook. » Chacun son point de vue, je suppose.
Quand on lui reprochera d’avoir été conne, d’avoir été méchante et réactive plutôt qu’aimante et proactive, elle pourra toujours faire comme tant de gens le font, et mettre tout cela sur le dos de la tristesse. Être triste, c’est comme être vieux, on peut tout se permettre, et il suffit de s’excuser ensuite, sous prétexte qu’on est vieux ou triste.
vendredi 18 février 2011
J’ai encore le goût de tous vous envoyer ch***
Pourquoi censurer un mot si facile, si doux (on s’entend que ça pourrait être pire) alors que les gens sont si familiers avec la grossièreté, en général, et que les bonnes manières sont en train de disparaître? Parce que je suis en train de prendre un genre de virage « vert », mais version littéraire. C’est-à-dire? J’ai bien beau vivre dans un tipi, manger d’une main, et me « nettoyer » de l’autre (l’hiver, les feuillages se font rares), parler comme une bûcheronne, surtout au retour de chez le dentiste, le côté droit de la bouche complètement descendu et endormi, ce n’est pas une raison valable pour négliger mes écrits (et je me rends compte que n’importe qui peut nous lire alors…). Ceci étant dit, j’aurais même envie de changer mon titre pour « J’ai encore envie de vous envoyer paître », mais dans un souci de continuité avec mon billet précédent, je vais conserver celui-ci.
Je « relève » ce matin. En effet, pour compenser mon 5@7 d’hier qui n’a pas eu lieu, faute d’intérêt envers moi, je suppose, j’ai décidé de fêter à ma manière. Oui, une délicieuse Labatt 50 froide en soupant, une eau minérale à 21 h 30 et une bonne heure de ma vie perdue à consulter la page Facebook de ma radio favorite, Kyk 957.
J’ai déjà mentionné que j’aime la radio parlée. J’aime aussi l’idée que l’animateur (du matin) soit très provocateur (surtout ces derniers temps, ça compense pour moi) et j’aime les débats qu’il fait naître. Je le trouve intelligent. Par contre, je peux vous dire que les autres auditeurs (pas tous, évidemment) sont… jambons. D’autres termes culinaires, tels que «concombre » et « raisins » pourraient également être utilisés pour qualifier ces êtres au cerveau aussi gros qu’un petit pois.
Pour faire une histoire courte, hier, l’animateur (du matin), appelons-le CM pour ne pas lui faire de pub gratuite, a soudainement commenté la photo de profil Facebook d’une auditrice dont le commentaire (sur l’histoire du maire) était plutôt épais, et a utilisé des termes tels que « pute », « mains sur les boules » et peut-être « salope », mais je ne suis pas certaine du dernier. Mais « pute » était là. De ce fait, la mère de cette dernière, dont la photo de profil laissait deviner (montrait clairement) une « craque » infinie, s’est mise à faire des « post » sur la page de la station, en MAJUSCULES et écrits au son, pour traiter CM de tous les noms. Sa fille a aussi embarqué et ça dure encore. Le commentaire de la fille disait quelque chose comme « Je ne peux pas croire que vous donnez de l’argent au maire pendant que je suis monoparentale avec mes quatre enfants, donnez-moi du cash à moi à la place ».
Là, les menaces de poursuites fusent de toutes parts, et les insultes écrites (sur Facebook) se succèdent allègrement. Mon avis n’a pas changé. C’est pathétique. OK, CM n’avait pas à utiliser le terme « pute », mais la photo avec les bas en résille, les talons de 4 pouces et la bouche invitante, ça éveille l’animal intérieur des âmes sensibles. La mère est en train d’enfoncer la fille. Bref, au risque de me répéter, c’est pathétique.
Ce qui me fait rire dans ce débat, c’est que les gens, ils adorent CM (ceux qui écoutent, sinon, c’est quoi l’objectif?), le défendent et, dès qu’on érafle un peu leur orgueil (ou leur ego, la ligne est souvent mince entre les deux), ils entrent en mode « guerre » et tirent à bout portant. Leur défense, elle est toujours plus vulgaire, plus méchante que le propos d’origine. On pleure qu’on déteste se faire frapper dessus, et on frappe encore plus fort sur l’Assaillant. Brillant.
Le principe de la vengeance n’est pas compliqué à comprendre, mais le fait est que c’est con. Peut-être suis-je plus intelligente que la majorité des auditeurs de Kyk (je serais tentée de dire OUI), parce que moi, si on m’attaque (surtout sur Facebook ou sur mes blogues), j’ai tendance à trouver une défense « surprenante ». De plus, par écrit, on a le temps d’y réfléchir, de choisir les mots, pourquoi alors laisser parler nos émotions primaires, lorsqu’on a le choix?
Puisque je considère que j’ai assez perdu de temps sur internet aujourd’hui, je vais aller faire quelque chose d’utile, comme l’épicerie, et je vous reviendrai d’ici la fin de semaine, pour un dernier billet avant ma nouvelle « vie ».
jeudi 17 février 2011
Et si je vous envoyais tous ch***?
Il y a des journées, comme ça, sans savoir pourquoi, où j’ai envie de provoquer. Provoquer quoi? Je ne sais pas exactement, mais provoquer quelque chose, ou mieux, quelqu’un. J’aborde les conversations d’une manière arrogante, hostile même, et j’espère que ce sera assez pour atteindre la température d’ignition.
Malheureusement pour moi, je suis un peu trop civilisée. Peut-on l’être? Oui, certainement. En plus du problème précédent, je sors peu, voir pas du tout, en dehors de mon travail et de l’épicerie, donc j’ai vite fait le tour des personnes à provoquer. Et tout le monde n’est pas provocable non plus. Il y en a pour qui ça ne me viendrait même pas à l’esprit.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, c’était une de ces journées. On pourrait aisément vulgariser en disant que je « feelais pour m’obstiner ». Hier, c’était autre chose. Mon chat a testé ma patience en hurlant pendant près d’une heure complète, à différents niveaux de volumes, pendant la sieste de mon fils. Pendant cette période, j’ai eu envie de tuer. Le terme est fort, selon vous? Non.
La deuxième personnalité de mon adorable félin, celui qui est un vrai pot de colle, qui roucoule pour qu’on s’installe sur le divan afin qu’il vienne se lover contre nos jambes, celui qui est doux comme un agneau (c’est vraiment doux un agneau?) me rend dingue. Soudainement, son regard devient encore plus vide et, sans raison apparente, il se met à hurler, en errant dans la maison, et rien ne peut l’arrêter. Après une dizaine de minutes, quand j’ai tout tenté pour le faire fermer, normalement l’envie de tuer embarque. Les fils se touchent dans ma tête et j’entre en mode « contrôle ». Il est encore vivant, et il m’aime encore. C’est donc mission accomplie.
Revenons à aujourd’hui, à mon envie de provoquer. Je pense que c’est arrivé vers 14 h, juste après une contrariété. Je devais avoir un 5@7 de départ et ça a foiré. Je me suis sentie abandonnée et mon cerveau a cru bon transformer cette tristesse en provocation. Tout ce que j’ai trouvé pour me « soulager », ce fut de faire un commentaire « pas fin » (mais tellement léger) sur la page Facebook de la station de radio que j’écoute. Houuuuuuuuuuuu!!! Je suis déchaînée. J’ai eu droit à un « blast ». Et j’ai pu en rajouter un peu.
Sérieusement, je me trouve un peu pathétique. Au fond, se défouler sur Facebook, c’est minable. Et la fille qui m’a répondu, tout en majuscule, était encore plus minable. Et ceux qui ont fait « Like » à une ou à l’autre, ils sont encore pire, mais ils s’assument encore moins.
Finalement, il ne me reste qu’à espérer que mon envie de provoquer passera cette nuit, parce que tout bien réfléchi, ça ne sert à rien.
Ah, un autre finalement, à l’origine, je voulais pleurer que je trouvais ça moche que mes textes intelligents soient les moins lus. C’est peut-être de là que vient cette envie d’envoyer ch*** l’univers. Ça va passer, ça aussi.
lundi 17 janvier 2011
Party Fails
Internet est une source intarissable de preuves de la connerie humaine. Chez moi, nous sommes fan du réseau « Cheezburger Network » qui contient des petites merveilles de divertissement instantané tel que Lol Cats, Very Demotivational Poster et le très populaire Fail Blog.
De nouvelles sections apparaissent sans qu’on ne les attende vraiment et l’une d’entre elle, que nous avons découverte ce soir, Party Fails, est particulièrement juteuse. En effet, on y voit des photos de Party, des partys complètement « wild », où les gens sont tellement pleins qu’ils s’endorment partout, avec un « rond de pisse » sur les pantalons, ou la face dans l’urinoir, en train de propulser du vomi et bien des photos embarrassantes d’homme trop vieux qui enlace une jeune poulette par derrière, « doggy style ». La grande classe.
À savourer dans vos temps libres.
mardi 7 décembre 2010
La chasse aux cons
Je ne sais pas ce que j’ai ces temps-ci, j’en veux aux cons, on dirait. J’ai toujours pensé que ce type de personnes ne valait pas la peine qu’on s’y attarde mais là, il faut que j’en parle.
Hier, j’ai écrit un billet sur mon autre blogue. J’avais un sujet ET une petite envie de créer de la controverse. Rien de sérieux, juste envie de faire bouger l’eau un tout petit peu. Un manque d’attention peut-être? Peut-être.
Le sujet traité était le suivant : Une équipe d’analystes sportifs qui se sont fait prendre en ondes alors qu’ils n’étaient pas censés l’être. Un classique. Ils ont dit des vulgarités, parlé de « cul » et sacré gros comme le bras pendant la minute et quelques que ça dure. Bon, moi, personnellement, je les trouve cons. J’ai du mal à comprendre qu’ils prennent la chance de se laisser aller à des répliques telles que : « Se pomper le dard » ou encore « la calèche du sexe » quelques secondes à peine avant d’entrer en ondes à une émission en direct. Tout cela entrecoupé de maints « calisse » et « tabarnak ».
Mon billet était bon. Je suis fan de mon écriture, c’est bien. Là où ça me gosse, ce sont tous les idiots qui m’ont fait des commentaires me traitants de Sainte-nitouche, féministe, oreilles sensibles et ceux disant : « Au moins, ça prouve qu’ils sont humains », « Ils se font du fun, ils ont bien le droit » ou encore « en dehors des ondes, c’est leur vie privée, ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent ». Ben oui, et quoi encore?
Je ne suis pas scandalisée, outrée, offensée. Non, tous ces mots que j’ai entendus (excepté se pomper le dard, ça c’était nouveau), je les connais et les ai entendus très souvent. Je travaille dans un domaine propice, avec bien des hommes. Je les trouve juste pathétiques. Épais. Irréfléchis.
Je pourrais aisément invoquer tous les saints à mon travail, à chaque minute que Dieu fait (c’est un thème) sur mes heures de travail. Je pourrais aussi parler de sexe fort et sans aucun respect pour les autres. Je pourrais, et personne ne pourrait remettre en question mes compétences. Par contre, ils pourraient se demander si je sais vivre, et avoir sérieusement peur de me voir agir devant des gens « importants ». Bon, je fais peur, mais c’est pour d’autres raisons…
Pourtant, quand je parle avec des gens, au travail, j’élève mon niveau de langage d’un cran par rapport à la maison, et je choisis mes sujets. Je dois être vraiment conne pour me soucier de ça, non? Ce que les gens ont retenu de ce billet? Je ne suis pas capable d’entendre les gens parler de sexe et sacrer. Et vous, qu’en pensez-vous? Je devrais vous mettre le lien… Voilà!
mercredi 24 novembre 2010
Elle
Elle n’était pas telle que je la connaissais. Elle n’était certainement pas mieux, mais était-elle pire? Je ne le savais pas encore. Jusqu’à ce que je le sache. À une autre époque, nous étions presqu’égales. J’étais inférieure, bien-sûr, comme tout le monde, mais nous étions au moins du même côté. Maintenant, je suis devenue une simple sous-couche de la société.
Le temps a passé, les choses ont changé, le vent a tourné, je suis devenue sage, mieux, meilleure et elle, a pourri. Encore plus.
Méchante, vilaine, hautaine, prétentieuse, snob, injuste, braillarde, elle l’était déjà mais maintenant, elle l’est encore plus. Devenue maîtresse dans l’art de traiter les autres comme des moins-que-rien. Si moi je suis snob, elle, est le sommet universel du snobisme.
Le syndrome de l’ego démesuré? Encore trop faible pour la décrire.
L’humour? Interprété comme une attaque personnelle à coup sûr et instantanément reviré contre l’émetteur de la blague. Sauf si la blague est lancée par une personne qui a la chance, ou pire, le malheur d’être dans ses bonnes grâces. Je les plains, ces pauvres.
Il y a de ces gens qui nous dérangent, mais qui ne sont qu’une simple mousse qu’on enlève d’un pantalon sans même se donner la peine d’avoir une opinion, un sentiment à ce propos. Il y a ces autres par contre qui sont comme un pincement intense de la peau entre des doigts moites et raides, la sensation est insupportable, rien n’y fait. La patience ne tient plus, on ne pense qu’à ça, on veut que ça arrête, et vite. Une fois que c’est passé, la douleur s’estompe, tranquillement, selon la durée et l’intensité du pincement, pour ne devenir qu’un souvenir désagréable, qui remonte à la surface au moindre petit pincement, si inoffensif puisse-t-il être.
Elle, elle est comme ça.