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mercredi 24 septembre 2014

La minute éducative 10 : La moufette rayée

- Chéri?

- Hmmm.

- Tu vas courir ce soir?

- Non, je vais faire de l’elliptique.

- Tu as encore mal à la hanche?

- Non pas du tout.

- Non? Donc, il fait beau dehors, tu n’as pas mal à la hanche et tu préfères t’enfermer sur l’elliptique plutôt qu’aller courir dehors?

- Il fait noir de bonne heure.

- Je t’ai acheté un chandail tellement flash qu’il est sans doute visible de la station spatiale… oh! Non?!

- Quoi?!

- J’ai compris.

- Quoi?!

- La moufette.

- Ah, laisse-moi tranquille.



Cette phobie n’a pas de nom qui lui est propre. Dommage. Toujours est-il que mon chum, sans être un « tough » à proprement parler, n’est pas une mauviette. Il sort les poubelles, débouche les bocaux, va voir la nuit quand j’entends un bruit étrange (souvent dans ma tête…). Sa faiblesse, les moufettes. Il ne va pas disjoncter au volant quand il y a un cadavre ou l’odeur d’une moufette sur l’autoroute, mais si ça sent sur notre chemin de maison, il va faire de l’elliptique plutôt qu’aller faire son jogging. Je viens d’ailleurs de comprendre pourquoi le compost marine sur le patio depuis quelques jours déjà… Des trous de moufette ont été aperçus dans le secteur.

Suite à un événement ayant pris place à l’été 2013, impliquant un bébé moufette tellement petit qu’il devait faire une sieste à tous les 10 à 15 pas, certaines mesures ont été prises pour contrôler les crises de panique dues aux (mignonnes) moufettes. Notre fils, 4 ans à l’époque, avait constaté le désarroi de son père, ce héros, face aux moufettes. Il avait donc lui aussi certaines réserves concernant cet animal. Un jour qu’il était allé jouer dans son carré de sable avec ses camions, vers 18 h, je l’ai littéralement entendu hurler le Ô Canada, en regardant nerveusement de tous les côtés, tel un tordeur de laveuse à chargement classique. Curieuse, je lui ai demandé ce qu’il avait, alors qu’il revenait à l’intérieur en courant, visiblement à bout de nerfs. Il avait peur de la petite moufette, ne pouvant pourtant être aperçue nulle part. Ma parole! (Son père toussait, chantait, parlait dès qu’il avait à aller dehors en fin de journée).


Pour ceux qui souffriraient de la phobie des moufettes, voici quelques affirmations qui pourraient vous aider à mieux réagir (survivre) à la présence (une attaque) d’une moufette trop près de vous.


1. La moufette n’est pas un animal nuisible. En fait, elle est même très utile parce que 70 % de son alimentation consiste en des bestioles nuisibles au mode de vie contemporain.

2. La moufette ne se fait pas des embuscades dignes d’un ninja dans le simple but de faire suer les coureurs de fin de journée. Oui, la moufette cohabite bien avec l’homme (même le mien) et n’en a pas peur, mais elle ne se « nourrit » pas de la peur de l’homme. Elle préfère les insectes comme les sauterelles et les grosses larves dégueulasses pour lesquelles elles font plein de trous à côté de notre composteur.

3. Lorsqu’aperçue à une certaine distance de l’homme, la moufette ne l’élance pas à une vitesse hypersonique afin de venir attaquer l’homme en question (qui fait cuire des burgers sur le barbecue). Selon le site internet http://www.hww.ca : « Elle se déplace posément, sans hâte, ne cherchant son salut ni dans la fuite ni dans la dissimulation : elle compte, pour se défendre, sur ses glandes sécrétrices. » Bon, cette déclaration finit mal, mais ce qu’il faut y comprendre, c’est que la moufette ne « charge » pas.

4. Non, la moufette ne peut pas viser au millimètre près sur une distance de 50 pieds avec son jus de moufette. À 6 mètres, c’est un peu tout croche, et à 3 mètres, c’est pile-poil.

Remarquez que j’ai utilisé deux systèmes de mesure différents, c’est afin de rassurer mon chum. Imaginez si j’avais dit : À 19.7 pieds, c’est un peu tout croche, et à 9.8 pieds, c’est « su’a coche ». Conclusion, si la moufette est à 10 pieds de vous (c’est quand même beaucoup, 10 pieds), elle peut vous arroser direct dans un œil. Par contre, puisqu’elle n’abuse pas des substances à mode que les hommes consomment pour prendre du muscle vite et sans effort (qui rendent agressif), elle ne voit pas des complots partout (comme mon chum avec lesdites moufettes, et ce, même sans stéroïdes).

5. Non, la moufette n’arrose pas « pour la fun » (référence Radio Radio). En fait, son petit jus qui pue, il ne s’autogénère pas en continu à raison de trois litres à l’heure. C’est presque de l’or puant son affaire. En fait, elle réussit à fabriquer une dizaine de millilitres par semaine. Elle emmagasine environ 15 ml au total et peut faire 5-6 jets avec ça. Le problème c’est que c’est un peu comme du Chanel numéro 5, il en faut si peu pour que ça sente sur 1 km de rayon… Toujours sur le site internet cité plus haut : « Le musc est fabriqué assez lentement, au rythme d’environ un tiers d’once par semaine, et n’est expulsé qu’en désespoir de cause, après des avertissements répétés. »

6. La moufette n’est donc pas une bombe à retardement qui arrose dès qu’elle voit mon chum à une distance de 1 km ou moins. Faute d’être très attentif quand je lui parle (c’est pas si pire, mais ça se plaçait tellement bien…), il devra apprendre à « écouter » la moufette.

Je pourrais trouver une façon humoristique de décrire le processus, mais comme c’est une question de vie ou de mort pour les nerfs du père de mes enfants, je me contenterai de citer, pour être certaine de bien transmettre l’information : « La moufette n’est pas belliqueuse et préférera toujours battre en retraite devant l’être humain ou un autre ennemi de taille. Lorsqu’elle est irritée, elle se met à gronder ou à siffler et à taper rapidement de ses pattes de devant; elle peut même marcher quelques instants sur ses pattes de devant, la queue dressée dans les airs. La moufette rayée ne peut lancer son liquide dans cette posture. Pour utiliser cette arme, elle fait généralement le gros dos et arque son corps en forme de U de façon à présenter à la fois la tête et la queue à l’ennemi. »

Donc? Quand tu vois une moufette, chéri, « écoute là ». Si tu es en train de courir, change de côté de rue, elle ne va pas te courir après. Elle a autre chose à faire. Admetterions que tu la trappes quelque part, que tu as réussi à trouver un cul-de-sac dans notre coin et que malgré ta peur phobique de la jolie petite moufette rayée tu t’y es quand même engagé, tu as le temps de t’en retourner.

Si jamais tu es au compost et qu’elle est là, reviens à la maison, tranquillement, en respirant. On ira le porter une autre fois…

mercredi 2 janvier 2013

La minute éducative 9 : Survivre au premier -1000 de la saison


J’ai dit, et je cite, le 30 décembre 2012, soit il y a trois jours : « on n’a plus les veilles de jour de l’An à -1000 qu’on avait quand on était petits », me remémorant la salle du clairon à St-Ambroise et toutes les voitures qui rotaient en fin de soirée, à l’époque où laisser tourner la voiture pendant une heure n’était pas un problème, que ce soit pour le prix de l’essence ou pour l’environnement. Je n’avais pas regardé la météo à venir en disant ça, fait rare.

Lors de votre retour au travail, disons un 2 janvier, après des fêtes déroutinantes, si vous êtes la première et seule personne à devoir sortir de la maison, il est une idée discutable de vous lever à la même heure que dans des conditions normales, parce que le risque est d’être prêt à partir trop tôt, qu’il soit inadéquat de vous installer pour relaxer (par peur de faire hurler le chat ou de faire du bruit, ce qui réveillerait les autres), et d’arriver au travail à 6 h 45, ce qui est inutilement tôt.

Faire tourner la voiture jusqu’à ce qu’elle soit chaude est peut-être tentant, mais ça risque de réveiller ceux qui dorment (quand vous entrerez pour attendre) et, tant qu’à attendre dans ladite voiture qui vous garroche de l’air froid en pleine gueule, aussi bien partir tout de suite, surtout que vous avez seulement deux kilomètres à faire. Si jamais votre voiture principale fuit le « prestone », vous devrez peut-être prendre le « truck ». Attention, à ces températures, la pédale d’embrayage revient T-R-A-N-Q-U-I-L-L-E-M-E-N-T (c’est plus long à écrire qu’il n’y paraît) et il se peut également qu’une vitesse, je vous souhaite la quatrième, refuse d’obtempérer.

À votre arrivée au bureau, beaucoup trop tôt, la porte d’entrée non déneigée, en étant évidemment le premier, à sept heures moins quart le 2 janvier, assurez-vous de vous rappeler votre code de système d’alarme. Toujours pratique. Je m’en souvenais.

Une fois à l’intérieur, vous serez content d’être enfin au chaud. C’est un mirage! Avec votre manteau, vos mitaines de plumes et le contraste entre le dehors et le dedans, vous CROIREZ qu’il fait chaud. Une fois tout enlevé, vous constaterez que le bleu sur vos ongles colle et que votre nez ne cesse de couler comme un robinet. À ce moment, vous comprendrez que ce n’est pas parce qu’il fait plus chaud que dehors qu’il fait chaud. L’inhabituelle couche de givre sur le bord de la fenêtre vous convaincra qu’il fait vraiment (trop) froid et là, vous penserez à vérifier si votre chauffage personnel (oui, vous êtes chanceux) a, par hasard, été baissé un tout-ti-peu. Shit oui! Alors là, vous monterez ça de six beaux degrés et tout le monde dans le bâtiment entier vous enviera votre belle chaleur, qui sortira chaque fois que la porte du bureau ouvrira. Au moins, vous n’aurez pas à aller voler la chaufferette d’un collègue qui s’est dit que le 2 janvier, c’était trop tôt pour recommencer. Mais c’est toujours mieux que travailler avec son manteau d’hiver.

Finalement, la journée finira par finir, et la bonne nouvelle c’est que, c’était la pire. Demain, vous penserez à vous lever plus tard, et tout ira mieux.


jeudi 20 décembre 2012

En rétrospective


Puisque ce billet se trouve à être le 252e que je publie, je me suis dit qu’il serait bon de faire une rétrospective, notamment pour donner la chance à mes nouveaux lecteurs, s’il en est, de lire ce que j’ai fait de mieux, sans avoir à se taper inutilement les tranches de vie qui ont démodé avant même d’être lues.

Oui, j’ai produit, au fil des mois, de vrais bijoux. Mon style n’est pas très littéraire, j’en conviens, mais c’est le mieux alors autant l’exploiter comme il se doit. Je suis passée par une foule de cycles émotionnels depuis, et c’est ce qui donne une « richesse » à ce que j’écris.

En faisant ce tri, j’ai constaté que mes meilleurs écrits ont eu lieu dans la première année de mon blogue, tout comme les pires, mais que la baisse de débit a inévitablement entraîné une baisse de qualité…

Si vous n’en avez qu’un à lire, je vous suggèrerais LME 1 : Introduction 

Sur ce, n’hésitez pas à les lire et à les commenter, même s’ils sont vieux.

Voici donc mes suggestions :

Pour mes moments déprime intense, j’ai été capable de faire de la littérature de dépression :

L’imposture  Pas pire celui-là



Humour animalier :

Vie de mouche Vraiment bon!
Air de mort Corde et instructions pour les nœuds en sus.
Question de survie La suite de l’autre…

Réseaux sociaux et Facebook, surtout


Un poème! Mon seul, je crois!Le temps, cet instable

Humour, tout simplement :



Délire!

La minute éducative (LME), série de billets humoristiques sur toutes sortes de sujets :

LME 1 : Introduction
LME 2 : Lechat 









mardi 11 décembre 2012

La minute éducative 8 : Survivre à la première tempête blanche de l’année


Si cette affirmation peut sembler anodine ou sans « punch » pour certains, ceux des grands centres par exemple, je vous assure qu’ici, dans le presque Nord, où les gens conduisent comme ils le peuvent, ou plutôt comme ils le sentent, ça fait moins péjoratif, c’est quelque chose.

Oui, la planète se réchauffe, mais un fait demeure, nous serons aux prises avec une satanée première tempête pendant plusieurs années encore. Autant tenter de s’y préparer, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Premièrement, il est impératif de s’entendre sur la définition de tempête. Il s’agit ici de volume de neige, oui, mais aussi de la façon dont la neige tombe. Il faut du vent en quantité pour dire que c’est une tempête. Sinon, c’est une bonne « bordée ». Donc, si par votre fenêtre de bureau vous voyez la neige tomber par en haut, à l’horizontale et en tourbillon pendant plusieurs heures d’affilée, vous pouvez dire que c’est une tempête, à condition que la neige tombe vraiment du ciel, et non des toits.

Si la tempête est en cours à votre arrivée au travail, et que vous prévoyez repartir seulement en fin de journée, sachez qu’une pelle de voiture de qualité au moins moyenne est un achat à considérer, surtout si vous êtes un homme. En effet, même si dans votre propre fenêtre, les autos des autres vous semblent exemptes de neige, il serait préférable de ne pas vous y fier, ou au moins de regarder comme il faut, parce que la tempête a ça de spécial que la neige se cache contre certaines surfaces. En sortant au soir venu, vous pourriez constater avec désarroi que votre voiture s’est emmitouflée confortablement de tous les côtés sauf un, et c’est malheureusement le dessus, ce qui veut dire que le dessous est aussi rempli à pleine capacité, et que seuls les bons vieux « 4 x 4 » aiment s’y faire prendre, pas votre compacte.

Une fois ladite situation constatée, en vous souhaitant à la fois de ne pas être un homme ET de ne pas être le dernier à quitter le bureau, vous pourrez faire pitié et vous faire aider si vous êtes une femme ou sortir votre pelle au moins de qualité moyenne si vous êtes un homme. Quitter le bureau tôt (et être une femme) peut même être bénéfique au point que quelqu’un pellette à votre place et que quelqu’un d’autre vous pousse pendant que vous tentez de vous sortir de votre bourbier. Si c’est le cas, prenez au moins la peine de sortir de votre voiture pour remercier les gens. Si jamais ce geste d’appréciation vous vaut de rester pris une fois de plus, ils seront toujours là et comprendront que vous avez voulu bien faire, et vous aideront une deuxième fois. Pas plus.

Une fois le bureau loin derrière, vous verrez que seules les artères extrêmement principales ont été entretenues convenablement et que non, les gens ne sont pas prêts à affronter la neige, même si tous savaient qu’elle arrivait. Vous resterez plus longtemps que de coutume aux feux de circulation, mais ça fait partie des joies de l’hiver. Vous comprendrez pourquoi quand vous vous préparerez à arrêter à un feu rouge imminent, mais qu’un bref regard dans votre rétroviseur vous convaincra de continuer d’avancer, au risque de vous faite emboutir par un gros « pickup » qui se pensait meilleur que lui-même. À cause de vous, qui serez passé sur une « rouge » pour sauver votre peau, les autres devront attendre plus longtemps sur leur coin. Et c’est une roue qui tourne.

Tant que vous circulerez sur les rues principales, tout ira relativement bien. Par contre, vous êtes au Saguenay et vous n’habitez pas sur une artère alors vous devrez inévitablement vous engager dans un quartier et vous vous souviendrez à cet instant précis de la vision de votre maire du déneigement en cas de chute importante de neige. Si ça se trouve, en plus de devoir engager votre Civic au ras du sol dans une rue où le tapis de neige excède l’espace entre le dessous de votre véhicule et la rue, vous aurez peut-être aussi à négocier avec un groupe de gens qui attendent au milieu de la rue, dans le seul espace où vous étiez certain que votre véhicule ne se serait pas enlisé, vous forçant ainsi à vous élancer dans la « grosse neige », afin de ne pas laisser le derrière de la voiture dépasser sur le boulevard, en proie aux camions chargés qui roulent trop vite. Soyez indulgents, il se peut que ces gens soient en mode urgence parce que leur véhicule est également coincé quelque part. Collez-vous à cette idée parce qu’aujourd’hui, l’idée de voyager « vert » par des conditions pareilles vous enragera plus qu’autrement, et que vous n’aimeriez pas mourir pour quelqu’un qui aurait pu se trouver ailleurs qu’en pleine rue.

Finalement, vous vous rendrez sans doute à destination sain et sauf, mais en constatant malheureusement que votre déneigeur, si bien intentionné et payé soit-il, ne peut pas empêcher la neige de revenir à toute vitesse dans votre entrée fraîchement déneigée. Hop, quelques coups de pelles et vous pourrez enfin vous dire que pour ce soir, c’en est fait de la tempête!

lundi 3 décembre 2012

La minute éducative 7 : Magasiner sur « les Internet »


Depuis que mon coloc de bureau m’a dit que sa copine « panique » quand quelqu’un dit « Les Internet », j’ai juste envie de le dire sans cesse. Le piège avec cela c’est qu’on le dit à la blague pendant un temps, en utilisant le terme avec une parcimonie relative, et puis la fréquence augmente peu à peu jusqu’à ce que le vrai terme soit remplacé et qu’on finisse par avoir l’air attardé (surtout aux yeux des jeunes qui croient qu’on pense réellement que c’est ça le mot) parce qu’on ne s’entend même plus le dire.

C’est le temps des fêtes, le festival du méchant capitaliste et à go, tout le monde dépense! Mon conjoint et moi on se fait une « poche » de Noël, dix thèmes, un cadeau pour chaque thème. La méthode facile? Les magasins virtuels, diantre! Ça n’a l’air de rien, mais c’est tout un sport, le magasinage sur Internet! Voyons un peu comment ça se passe.

Premièrement, pour acheter quelque chose, il faut au moins avoir une idée, un point de départ. Non, pas un point, un mot. C’est la clé avec le web. Les mots. Et idéalement, il faut les connaître dans les deux langues parce que se limiter au français, c’est comme… limitatif. Or donc, un mot. Plus il est précis, plus on risque de trouver ce qu’on cherche, ou de ne surtout pas le trouver.

Disons par exemple que dans nos dix thèmes on ait « Écolo ». On se fait mentalement une liste de mots clés tels que « vert, green, eco-friendly ». Ensuite, on les cherche, avec « gift » dans la phrase parce que sinon, ça n’a pas de fin. Ni de début d’ailleurs. Tout à coup, on trouve des choses. Quand tous les « dons » qui sont soi-disant des cadeaux pour la planète sont éliminés du tri et qu’on finit vraiment par trouver un site qui a des « gogosses » écolos, on soupire, et on est tenté de commencer tout de suite à regarder tous les items à vendre. C’est un piège!!!

La première chose à faire est de trouver la section qui parle des frais de transport, et qui mentionne s’ils envoient au Canada. N’allez pas croire que je me suis déjà monté un « panier » tout plein de choses les plus géniales les unes que les autres, pour me rendre compte juste au moment de cracher le blé que ça coûtait un demi-million de dollars en transport ou pire, qu’ils livreront « bientôt » au Canada. Mais je ne voudrais pas que ça vous arrive.

Si jamais vous ne trouvez pas l’information, ou plus choquant encore, qu’on vous demande de créer un compte pour l’obtenir, sachez que c’est une trappe! Fuyez pauvres fous, fuyez! Vous allez trouver mieux ailleurs, et ailleurs, on vous permettra de vous enregistrer au moment de payer seulement, et on vous aura dit le secret (le prix de « shipping »). Ils vous permettront peut-être même de ne pas vous enregistrer et d’acheter quand même. Ne vous fiez jamais à ceux qui veulent trop en savoir avant que vous soyez certain de ce que vous êtes en train de faire.

Un autre truc, quand vous trouvez quelque chose de vraiment trop intense que vous voulez vraiment trop acheter, allez fureter un peu ailleurs, question de voir si l’herbe n’est pas un peu plus verte sous d’autres cieux. J’ai économisé de précieux dollars comme ça. Attention par contre au vilain transport. Parfois, c’est la moitié du prix d’ailleurs, mais au total, avec les taxes, le transport et peut-être les douanes (surprise!), ça peut aisément égaler ou même dépasser le prix du même item acheté chez Canadian Tire…

Finalement, pour avoir une expérience heureuse d’achats sur Internet, il faut avoir du temps et de la patience. On peut trouver des merveilles, mais on peut aussi se faire entuber juste comme il faut.

Pour ceux qui auraient l’envie folle de me réprimander sur mon item « écolo », sachez aussi que je ne compte pas l’acheter sur Internet parce que même moi je sais que l’avion, ce n’est pas très écolo comme type de transport pour une « bébelle ». On a une règle pour ce thème, acheter régional.

Bon temps des fêtes à tous!

lundi 25 juin 2012

La minute éducative 6 : Ruiner l’enfance


Entendu chez Costco récemment : « Comment ça tu as une mauvaise journée? Sois donc positive un peu. Dans la vie, les gens négatifs attirent rien que de la marde. »

Quoique pas complètement faux, cette affirmation hurlée dans un endroit aussi public que l’entrepôt Costco peut faire peur. Ou rendre mal à l’aise. C’est selon. Mais des gens un peu craqués mentaux qui agissent en foule comme s’ils étaient seuls, ça attire le regard. Encore plus quand la personne qui hurle, l’émettrice, est une maman hystérique à bout de patience qui est, de toute évidence, écoeurée de gérer sa vie, et que la personne sermonnée, la réceptrice, est une pauvre fillette d’au plus six ans.

Évidemment, puisqu’il est impossible de m’empêcher d’être moi, à moins de me bourrer de pilules, j’imagine, une tonne d’idées me sont venues en tête. J’ai tout simplement « vu » la maman faire de son magasinage un scénario représentant sa propre dure réalité d’être humain.

En passant devant l’allée des friandises, la petite aurait mentionné son attrait pour les délicieux M&M’s, et la maman se serait empressée de lui dire qu’il vaut mieux se contenter de regarder les emballages, que c’est sain tant qu’on n’y touche pas. Quand on s’y met, on ne peut plus s’arrêter, le derrière nous élargit et les seuls hommes qui veulent de nous, c’est ceux qui veulent du sexe à tout prix.

En passant devant les serviettes hygiéniques, la maman aurait dit à la petite de bien regarder les paquets, parce qu’elle serait prise avec ça pour le reste de sa vie, et que c’est vraiment de la merde d’être une femme.

En passant devant les piles, la mère aurait pris un paquet, deux même, et les aurait collés sur son cœur. Elle aurait ensuite regardé sa fille dans les yeux en lui disant que les piles sont précieuses, que les hommes sont tellement poches et égoïstes que sa satisfaction passerait toujours par un jouet à piles.

En passant devant les condoms, la petite aurait demandé ce que c’est, et la mère se serait esclaffé, disant que les condoms étaient essentiels pour éviter de se faire engrosser par un trou de cul, qui foutrait le camp une fois le problème en route.

Serait-il possible que cette femme ait finalement été vraiment frustrée contre les hommes? Disons seulement que c’est l’impression qu’elle laissait… En tout cas, même si seule la première phrase a existé, j’ai plaint la pauvre gamine. L’enfance est si pure, mais tellement courte, que cet excès de naïveté, l’incapacité de comprendre les doubles sens est précieuse comme de l’or. J’aurais tellement  voulu hurler à cette mère qu’elle était indigne, qu’il était inacceptable de parler de la sorte à un enfant, mais elle n’aurait pas compris. Elle était tellement dépassée. Malgré tout, ce fut une belle leçon. Je sais encore plus qu’avant que je suis une bonne mère. Je laisse mon fils être un enfant. J’arrêterai quand il faudra. Pas avant.

Bonne soirée.

lundi 18 juin 2012

La minute éducative 5 : Être un mâle viril


S’il fut une époque où l’option virilité de l’homme venait avec le modèle de base, à peu de choses près, cette ère est devenue souvenir, puis rumeur, puis légende, pour enfin devenir une vague impression indéfinissable.

Le mâle qui était autrefois le pourvoyeur, l’homme fort, le protecteur, l’esprit décisionnel, le cerveau, qui sentait l’homme parce qu’il avait bûché, fendu, creusé, tué, cogné, doit maintenant user de ruses plus farfelues les unes que les autres pour se prouver à lui-même qu’il est encore supérieur à la femelle, et aux autres mâles, qui sont forcément moins mâles que lui.

Voici donc quelques trucs, du point de vue du sexe faible, pour que l’homme arrive à prouver hors de tout doute qu’il est grandement supérieur, qu’il urine avec le jet le plus gros et le plus pressurisé, qu’il mange de la nourriture de mâle, qu’il a des activités de mâle, et qu’il parle de choses de mâles.

Messieurs, donc, puisque votre toison vous dégoûte, ou que vous n’en avez point, que votre chasse la plus fructueuse ressemble à un T-Bone de boucherie ou pire, d’épicerie, et que vous sentez la sueur au pire parce que vous être trop gros pour bouger et que chaque fois que vous y arrivez c’est pour aller vous prendre une bière, et que vous suez comme un cochon, voici ce que vous devez faire.

Oubliez tout ce que vous savez, tout ce que la société moderne tente de vous enseigner. Vous êtes fort au naturel, point besoin de perdre votre précieux temps à bouger et à vous entraîner. Votre virilité se résume à votre langage, ne vous perdez pas dans cette folie de bien parler et d’utiliser un vocabulaire juste. Ne lésinez pas sur les jurons. Faites des sacres votre nouvelle ponctuation. Prenez soin de commencer chacune de vos phrases par un sacre court. Insérez-en quelques-uns dans la phrase, mettez-y de l’émotion. Terminez par un sacre qui exprime bien votre sentiment, mettez-y de l’expression. Vos amis vous admireront, et les femelles vous désireront.

Quand vous avez faim, une vraie faim d’homme, gâtez-vous. La viande est votre meilleure alliée, même si le mot viande est féminin. Utilisez ce féminin pour vous faire du bien. Cette tendance à diminuer les vertus de la viande est un complot contre vous. Les gourous de la santé et du bien-être essaient de vous convaincre de bien manger, alors qu’ils ne veulent qu’être eux-mêmes plus mâles que vous. Viande, patates, pain, beurre et dessert. Et passez le mot à votre femelle.

Vous mangez beaucoup de viande et on vous taquine sur votre tour de taille? Votre entourage est jaloux. Rappelez-leur sèchement que vous êtes un mâle, que les mâles mangent de la viande, et que ceux qui mangent autre chose ne sont pas des vrais hommes. Nos grands-mères avaient compris que les vrais hommes mangeaient beaucoup de viande et de gras, et que leur ventre proéminent était garant de leur statut supérieur. Elles obéissaient.

Finalement, ne succombez pas à cette folie populaire de boire de l’alcool avec modération. L’homme saoul attire les vraies femmes, celles qui savent que l’homme est au-dessus d’elle, ou encore dans la position qui le soulage. L’alcool permet à l’homme de renouer avec sa virilité, alors que la vilaine société tente de la contenir.

Hommes, abusez des bonnes choses de la vie. N’hésitez pas à ramener votre entourage lorsque votre statut de mâle est menacé et surtout, ne traitez aucune femelle en égale, ni aucun homme non plus. De nos jours, on ne sait jamais.

jeudi 20 janvier 2011

La minute éducative 4 : Faire l’épicerie

Quoique certaines personnes militent activement contre l’épicerie en temps qu’action (et non magasin), c’est-à-dire en temps qu’activité récurrente, soit hebdomadaire ou bimensuelle, on ne peut nier qu’une grosse partie de la population s’adonne à cette activité de façon régulière.

Si, à une époque, j’ai aimé la chose d’un amour pur et profond, notre relation a changé depuis. De « chasse aux trésors pour éveiller les sens », le viraillage dans les allées s’est métamorphosé en rage à la poignée (du panier) et à la frustration contre la non-pertinence de ne pas avoir casé la pâte de tomate juste à côté des tomates. Voici donc quelques trucs pour arriver à faire l’épicerie tout en conservant un minimum de joie de vivre.

En premier lieu, vous devez décider d’un plan d’action général, et ce avant même de planifier l’excursion. Vous devez choisir parmi les options suivantes :

1. J’achète ce qui me tente

2. Je fais ce que je peux de mieux avec le moins cher possible

Dans le premier cas, vous pouvez dire au jeune homme pas assez habillé avec les gros cheveux et le chapeau de vous faire grâce du Publisac, vous n’en avez rien à battre. Ainsi, vous n’avez qu’à faire un tour rapide des armoires et du frigo, et tant qu’à y être, profitez-en donc pour vous débarrasser de la crème vieille de trois mois, du céleri mou et de la lime qui a déjà été verte. Ah, vous avez oublié un vieux raisin qui, sans vous en avertir, s’était échappé du sac, un jour. Ensuite, prenez un crayon et un bout de papier pour noter ce qui manque. Si vous êtes de type planifié, vous pouvez même élaborer un menu pour la semaine et baser votre liste là-dessus.

Dans le deuxième cas, installez-vous confortablement avec les circulaires des supermarchés que vous aimez, car il est important de se respecter là-dedans, et notez les spéciaux qui vous intéressent. Faites-en un menu et compléter la liste.

Maintenant, que vous soyez riche et capricieux ou raisonnable et économe, vous devez vous y rendre (épargnez-moi l’épicerie par internet, ici, on parle des gens qui se déplacent). Une fois arrivés sur place, sortez vos sacs réutilisables, pour éviter la mort par brûlement de la rétine que pourrait vous infliger la caissière si vous répondez « Non » à « Avez-vous vos sacs? » et pénétrez. Selon votre choix de magasin, vous serez peut-être accueillis par un « Bonjour, bienvenue chez XXXX » électronique. Bienvenue.

Si votre liste est bien faite, en supposant qu’elle n’est pas restée sur la table de la cuisine ou dans la voiture, elle devrait suivre l’ordre des rangées. Il ne vous reste qu’à circuler, liste en main, et à mettre les objets dans le panier (il fallait en prendre un). Si, comme moi, vous ne daignez pas sortir la liste de vos poches (quand elle n’est pas sur la table de la cuisine), vous risquez de revenir en arrière plus souvent qu’à votre tour. Même chose si c’est écrit de façon aléatoire.

Ah, j’ai omis la préparation mentale. La préparation mentale est aussi importante que les sacs, c’est une question de survie. Vous devrez, tout au long de votre parcours, gérer les obstacles et contretemps avec un calme quasi absolu. Répétez après moi : « Je ne donnerai pas un coup de panier dans le dos de la femme qui réfléchit au succès de son mariage en plein milieu de la rangée ». « Je n’étranglerai pas le père dépassé qui laisse hurler son enfant parce qu’il est trop occupé à déchiffrer la liste que sa femme lui a donnée. Sa blonde, pardon, le mariage est démodé. ». Selon votre expérience personnelle, il peut être intéressant de compiler vos propres slogans.

Une fois que tout est complété, que vous êtes revenus une demi-douzaine de fois dans les fruits et légumes parce que vous vous êtes dit « Je vais m’en souvenir en les voyant », mais que vous n’avez pas vu, vous pouvez passer à la caisse. Selon votre choix de supermarché, on vous emballera vos achats, ou non. On vous demandera si vous avez vos sacs, la carte promotionnelle et peut-être même si ça vous tente de faire un don pour Dieu sait quoi. Dans les trois cas, un « Non » peut entrainer le sentiment de n’être qu’une merde. Ne vous en faites pas, quand vous arriverez à la maison et que vous constaterez que vous avez oublié quelque chose, votre culpabilité s’envolera.

mercredi 27 octobre 2010

La minute éducative 3 : Les calories liquides

À l’origine, la calorie (cal) était une unité de mesure de quantité de chaleur. En fait, une calorie est la quantité de chaleur nécessaire pour élever 1 gramme d’eau de 1°C, à une pression atmosphérique normale. Pourquoi je dis « à l’origine » ? Parce que notre « culture » alimentaire, et l’opinion populaire ont fait de la calorie une unité de mesure d’engraissement uniquement. Tout le monde connait les calories parce qu’elles font engraisser. La mode est d’ailleurs aux cochonneries à 100 calories par sac.

La semaine dernière, ou était-ce avant, j’ai peine à me rappeler, j’ai eu une discussion calorique avec des collègues qui avaient, ma foi, des préjugés surprenants au sujet des calories et du sucre. Allez savoir pourquoi, c’est seulement aujourd’hui que l’envie folle de vous en parler m’a assaillie. Mieux vaut tard que pas « pantoute », n’est-ce pas ?

Ce jour-là, alors que nous étions tous trois attablés pour engloutir nos repas respectifs, du réchauffé pour ma part, une casserole de lentilles et chou-fleur au cari (dire que j’ai insisté pour dire que je n’étais pas vraiment grano) et des délices de cabane à patate pour eux deux, le plus jeune des deux, mon ami, appelons-le B, s’est mis à élaborer sur son désir de changer son alimentation. Quoi de mieux qu’un combo cheeseburger-poutine pour en parler ?

Alors qu’il élaborait les moyens concrets qu’il comptait prendre pour y arriver, nous en sommes venus à parler de jus d’orange. Je pense que nous en sommes venus là en regardant le contenu « nutritionnel » du thé glacé de B et du Coca Cola de M (l’autre collègue). B pensait qu’il était mieux que M par son choix de boisson jusqu’à ce que j’intervienne, avec mon grand savoir à ce sujet, et je les raisonne tous deux. C’est là, sans doute, que B a dit qu’à l’avenir il prendrait du vrai jus d’orange, pour couper le sucre. Oui, c’est en plein ce qui s’est passé, à deux ou trois anecdotes inventées près.

En vérité, le jus d’orange contient presqu’autant de sucre que ses homologues désaltérants thé glacé et boisson gazeuse. Vous ne le saviez pas ? Je vous entends d’ici me rétorquer que ce n’est pas le même sucre, que le sucre du jus 100% pur est bien meilleur pour la santé… C’est faux ! Tout faux ! Vous êtes désillusionnés ? Vous qui vous forciez à boire ce nectar suret par bonne conscience exclusivement ? Au diable, vous retournerez à votre Pepsi matinal alors ? Pas si vite ! Le jus d’orange, contrairement au Pepsi, ne fait point éructer… Pour le reste… Il y a la vitamine C. Sinon, vous êtes franchement mieux de manger une orange, ou encore un kiwi, qui est pour sa part meilleur qu’une orange, nutritionnellement parlant…

Un peu de théorie, encore ? D’accord, puisque nous y sommes, mais juste un peu, parce que je n’y connais pas grand-chose, de toute façon. Le sucre, les glucides simples, leurs dérivés, ceux qui finissent souvent en « ose » (lactose, fructose…) sont tous transformés en glucose pour être utilisés par le corps au besoin (effort physique) ou entreposés sous forme de graisse lorsqu’ils sont trop ou qu’il y a un manque d’exercice. Devrions-nous donc tous arrêter d’ingérer du sucre ? Vous n’êtes pas sérieux avec cette question quand même. Bien sûr que non ! Le corps en a besoin pour fonctionner, mais il n’a pas nécessairement besoin d’une boisson gazeuse de 710 ml par jour ni d’un dessert sucré à tous les repas. Mais c’est à vous de gérer votre alimentation, moi je ne fais que vous introduire le sujet.

De retour à nos moutons, ou à mes moutons, c’est-à-dire aux calories liquides. Pour être très honnête, ce sont souvent ces calories-là qui font engraisser. Ou qui empêchent de maigrir, selon vos objectifs. Pourquoi ? Parce qu’une petite bière, suivie d’une autre, et d’une autre, c’est donc facile à ingérer… et mine de rien, c’est environ 150 calories de l’unité, presque exclusivement en sucre, ou glucides si vous préférez. « Oui mais c’est même pas sucré… » C’est ça quand même ! Idem pour tous les délicieux petits cocktails si appréciés des femmes (pas moi, je n’aime pas les cocktails).

Mais que vous reste-t-il pour satisfaire à la fois l'envie de boire, la soif et le plaisir gustatif, tout en étant nutritif ? Excellente question, j’aime votre intérêt, je m’en nourris. La réponse est fort simple, ou plutôt complexe, selon mon inspiration à venir. Le lait contient du sucre, son propre sucre, le lactose, et est très nutritif et bon au goût (bon pour mon goût, en tout cas). Étrangement, son homologue « excentrique », le lait au chocolat, est aussi un excellent choix. Un litre par jour serait sans doute exagéré, tout comme un litre de lait blanc, mais le lait au chocolat est un choix plus santé que le jus d’orange 100%. Pourquoi ? Parce que pour une quantité semblable de sucre, il fournit en plus des protéines et du calcium, et goûte le chocolat. Mmmm.

Bon, on s’amuse, je n’en doute guère, mais ce n’est jamais une bonne idée de s’éterniser. On s’appelle ! Et n’hésitez pas à joindre ma page Facebook ! Parlez-en à vos amis !

Ah, une dernière chose, c’est trop mignon, il faut que je le dise. Mon fils, qui parle de plus en plus et de mieux en mieux en est à nommer ce qui se trouve dans sa chambre. Il y a des autocollants de papillons sur un des murs et il dit « Papigne ». Je pense sérieusement entreprendre des démarches pour que le mot « papillon » soit officiellement et définitivement remplacé par « Papigne ».

samedi 9 octobre 2010

Québec, Canada

Il me semble bien en avoir déjà fait mention de mon amour pour mon pays, peut-être ici, ou ailleurs, mais j’ai eu soudainement, en lisant un billet, sur un autre blogue, d’un bon ami, d’en reparler.

Lors du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec, en 1995, j’avais 13 ans. Quel âge insignifiant! Pas autant que 15 ans, mais tout de même. J’étais jeune, je voulais des amis, et je voulais aussi faire comme tout le monde, tout en étant bien différente. Je voulais être et ne pas être tout à la fois. Tellement adolescent. Je me souviens m’être dit, à cette époque, qu’il fallait être complètement fou pour ne pas vouloir que le Québec devienne un pays et j’ai même pensé que nous aurions dû avoir le droit de vote en entrant au secondaire. Qu’on en sait des choses, à cet âge!! Imaginez la catastrophe…

Ai-je pleuré, le soir de la défaite? Je ne m’en souviens pas, mais je sais que j’en voulais à tous ceux qui se satisfaisaient de leur victoire. Pourquoi voulais-je tant cette souveraineté? Aucune espèce d’idée. Quelqu’un que j’admirais devait m’avoir dit son avis un jour, et je l’avais suivi. Point.

Maintenant, 15 ans plus tard, je suis bien moins insignifiante, et je suis désormais dotée d’une opinion qui m’appartient, je n’ai donc plus besoin des autres pour m’orienter dans mes convictions politiques. Remarquez, je ne comprends pas grand-chose à la politique et c’est un sujet qui m’emmerde (je suis ben fine quand même), mais je suis tout de même apable de me faire ma propre idée.

Donc, en 2010 (bientôt 2011), je ne suis plus la souverainiste écervelée que j’étais à l’époque. Je n’ai rien contre les souverainistes, qu’on se le dise une fois pour toutes, mais je ne les appuie pas. Je me souviens d’une fois, il y a environ cinq ans, où un collègue m’a dit (avec conviction) que tout le monde était séparatiste (de notre âge, du moins), me vomissant presque à la figure lors de ma réplique! J’avais répondu tout simplement : « Pas moi ». D’où son haut-le-cœur.

Où voulais-je en venir déjà? Ah, c’était le début de la saison de hockey 2010-2011 jeudi dernier et, même si j’ai manqué les cinq premières minutes de la première période, j’ai quand même pris le temps d’aller chanter le Ô Canada avant le match. Comme toujours, ça m’a émue… Avouez que vous êtes déçus, séparatistes qui m’êtes fidèles… Tout ça pour dire que je suis fière d’être Canadienne, mais que rien ne serait pareil sans les séparatistes (respectueux et ouverts d’esprit).

Les Canadiens viennent justement de gagner.

Bye là.

mercredi 6 octobre 2010

La minute éducative 2 : Le chat

Le chat est un animal… surprenant. Certaines mauvaises langues diront qu’il est indépendant, imbécile, stupide, lâche, hypocrite ou même inutile. Moi, en tant qu’amie des chats (j’ai déjà entendu « Folle aux chats » aussi), et en tant que symbole d’éducation (pour les chats et mon fils… et pour vous), je vous dirai, tout simplement, que c’est faux.

En fait, le chat est tout sauf indépendant. Le chat est… sélectif. Vous le voyez souvent faire la fine bouche devant ses croquettes sèches ? Pourquoi en serait-il autrement avec la visite ? Ou avec vous-mêmes ? Il viendra à vous, un jour, ne vous en faites pas. Il se peut que le moment vous semble inopportun. Ça, c’est votre problème, pas le sien. Il était prêt. Pas vous.

Le chat est très loin d’être imbécile et stupide (en fait, quelle est la différence de définition entre ces deux termes ?). Le chat est un génie. Pourtant, il grimpe sur la table dès que vous avez le dos tourné et il s’empresse de lécher les assiettes sur le comptoir dès que vous le quittez des yeux ? Il n’est pas stupide, il est FUTÉ ! Il attend que vous soyez tourné. Qu’est-ce sinon de l’intelligence ? On pourrait également le qualifier de tenace, parce qu’il peut arriver qu’il remonte une ou deux (ou quatre ou douze) fois avant de comprendre. Il sait ce qu’il veut ! C’est une qualité !

Le chat, lâche ? Sûrement pas ! Il vous semble peut-être mou et flasque, étendu dans la flaque de soleil sur le plancher, mais il n’en est rien ! Vous pourriez être surpris de constater la vigueur qu’il peut dégainer, si vous toucher la porte de l’armoire où se cache sa nourriture (dans le cas où c’est un glouton, ou une gloutonne, comme la mienne) ou encore la vitesse à laquelle il peut déguerpir dans une situation d’urgence comme par exemple un petit garçon qui arrive à vive allure du couloir (où il a pris toute sa vitesse) en poussant son énorme camion tombereau (un tonka) et en hurlant de joie. Ça va vite vite vite. Et en plus, un chat, ça va dans la litière. Bon, j’avoue que parfois, ça gratte un peu trop vigoureusement, ce qui résulte en une montagne de sable par terre (et même une ou deux petites boules sèches de temps à autre…), mais c’est toujours mieux que de se mettre la face (et le reste du corps) au vent la nuit l’hiver ?! Surtout quand ce n’est pas nous qui nettoyons la litière en question (merci Chéri !). Je vous jure, il n’y a aucune lâcheté là-dedans.

Hypocrite maintenant. Mais au fait, qu’est-ce que l’hypocrisie ? Selon le-dictionnaire.com, il s’agit d’un « défaut consistant à cacher ses véritables sentiments et à feindre des opinions et des vertus que l’on n’a pas ». Il ne faut pas chercher bien loin pour se rendre compte qu’aucun chat n’est hypocrite, finalement. Je suis quand même satisfaite d’avoir contribué à la destruction de ce mythe. Vous doutez toujours ? J’attends des preuves tangibles que les chats ont, tel que mentionné dans la définition précédente, des sentiments (à ne pas confondre avec faim et besoin de chaleur et de confort), des opinions (à ne pas confondre avec les oreilles par en-arrière en cas de contrariété) et des vertus (je ne sais pas vraiment ce que c’est… Euh… je viens de vérifier et le chat n’en a pas).

Finalement, inutile le chat ? Vous êtes fou ou quoi ? Sans mes chats (et mon petit garçon) je n’aurais aucune raison valable de passer l’aspirateur. Les minous (tas de poils de chat) sont la seule indication visuelle du besoin de passer l’aspirateur (le petit garçon, de son côté, nous donne des repères sensoriels de particules molles qui roulent sous les pieds). Grâce à mes chats, notamment ma femelle, je comprends l’anglais de mieux en mieux. Elle a de si grandes oreilles qu’elle me cache les sous-titres (sa place est sous la télé). Grâce à mon mâle, je suis maintenant tolérantes aux hurlements d’enfants dans les endroits publics (c’est un ultime hurleur qui hurle souvent, longtemps et pour rien et ce, depuis près de 4 ans). Depuis que j’ai des chats (depuis toujours finalement), je suis une inconditionnelle de la vaisselle. Si nous ne la faisions pas immédiatement après le repas, ils passeraient leur vie à la lécher dans l’évier et sur le comptoir, ce qui me tape sur les nerfs (pas si tolérante finalement…). C’est aussi partiellement grâce à eux que je suis si matinale (un bébé, rien à voir). Je vous ai mentionné la gloutonne ? Eh bien elle tient à son déjeuner !

Vous voyez, les chats ne sont certainement pas inutiles ! Ils peuvent vous rendre bien meilleur, plus patient, plus ordonné et aussi, ils peuvent vous faire rire parce que je vous jure, ça en fait des niaiseries, ces petites bêtes-là !

mardi 5 octobre 2010

La minute éducative : Introduction

Le Saguenay-Lac-St-Jean

Non, vous ne faites pas erreur, vous êtes bien sur mon blogue. J’ai eu un éclair de génie, qui m’a donné envie de partager avec vous certaines connaissances que j’ai, sur tout et rien. C’est pourquoi je tenterai, par-ci par-là, de vous écrire quelque chose de pertinent sur un sujet quelconque lorsque j’aurai le sentiment que votre cerveau (le mien en fait) ramollit. Voici donc notre première capsule : Le Saguenay-Lac-St-Jean.


Pour ceux à qui j’avais réussi à cacher mon identité et qui n’avaient pas remarqué que je vivais au Saguenay-Lac-St-Jean, dans la ville de Saguenay, arrondissement Chicoutimi, je passe aux aveux : Je suis une Saguenéenne. Ben oui, « là là » (cliché), avec le maire Jean « Là là » Tremblay, celui qu’on aperçoit de temps en temps à Infoman (émission que j’adore en passant). Des « là », j’en dis un et un autre, à toutes les sauces, tout le temps. C’est ça, là.


Je ne suis pas née ici, mais c’est tout comme. J’y ai vécu le fameux tremblement de terre du 25 novembre 1988, d’une magnitude de 6,2, qui a fait de moi la moumoune que je suis devenue, le déluge de juillet 1996 (avec la petite verrat de maison blanche, qui est proche de chez moi d’ailleurs) et l’été 2002, où il a fait au-dessus de 38°C une bonne journée, sans l’humidex.


J’ai un accent, je l’admets. Pas le pire, mais pas le meilleur non plus. Je ne l’entends pas quand je parle mais il ne faut surtout pas que je m’écoute sur un répondeur parce que je me tape sur les nerfs.


Le Saguenay-Lac-St-Jean est une région. Grande. Vaste. Vide. Là où ça semble se compliquer pour le reste du Québec, c’est au moment de distinguer le Saguenay du Lac-St-Jean (parce que c’est différent, je vous le jure). Je vais donc vous aider à le faire, aujourd’hui.


À la base, le Lac-St-Jean est un lac. Le nom le dit. Comme dans l’annonce d’Épargne et placements Québec. Le Saguenay, quant à lui, est une rivière (ou une dompe à ciel ouvert, ça dépend des secteurs, et des points de vue). La rivière Saguenay. Le Lac-Saint-Jean, cinquième plus grand lac de la province avec ses 1 041 km2, véritable mer intérieure, se jette dans la rivière Saguenay, rivière qui a son propre fjord, et qui atteint par endroit une profondeur de 278 m.


On appelle Saguenay le secteur qui se trouve de part et d’autre de la rivière Saguenay (entre autres Chicoutimi, Jonquière, Laterrière et La Baie) et Lac-Saint-Jean les municipalités qui bordent l’immense Lac-Saint-Jean (St-Félicien, Alma, Dolbeau, etc.).


Le Saguenay et le Lac-Saint-Jean sont deux entités distinctes d’une même région. Il est donc incorrect d’utiliser à tort et à travers le terme « Lac » quand on s’en va à Chicoutimi. Je ne suis pas « du Lac ». Je n’ai rien contre ces gens (ça sonne hautain…), je ne suis simplement pas comme eux.


Pour atteindre le Saguenay-Lac-Saint-Jean à partir des régions plus au sud, Québec, Montréal et les autres, il est nécessaire de « prendre le Parc ». Traduction : Traverser la Réserve faunique des Laurentides. Le Parc a longtemps été considéré comme un endroit risqué et dangereux. On m’a même déjà dit (un « vendeux » de valves de Montréal, qui était plus que sérieux) que je devais me dépêcher de lui organiser une rencontre ici parce qu’après novembre, « on ne peut plus aller au Lac, c’est dangereux ». « Premièrement, JE NE SUIS PAS AU LAC !, et deuxièmement, t’es ben con toi ! ». Comme si on cessait de sortir une fois l’hiver venu ! Mon tipi est très bien chauffé vous saurez !


Depuis plusieurs années, la Réserve faunique des Laurentides (la route 175) est l’hôte d’importants travaux de génie civil qui consistent à rendre sécuritaire « le Grand bois » par une belle route à quatre voies divisées sur la totalité des quelque 200 km de route et une belle clôture anti-orignaux. Vous pourrez donc très bientôt venir nous rendre visite sans avoir peur de faire un face à face ou encore de vous faire attaquer par un vilain orignal qui prendrait d’assaut votre véhicule. En passant, en cas d’intrusion (d’un orignal sur la route), vous devez contacter je ne sais plus qui à je ne sais pas quel numéro (il y a des panneaux périodiquement dans ledit Parc). On sait tous, évidemment, que c’est l’orignal qui est l’intrus. N’est-ce pas fantastique ? De notre côté, nous pourrons ENFIN sortir de la région entre novembre et avril. Quel soulagement. Ah ! Et si jamais vous vous risquez avant la fin des travaux, sachez qu’un orignal n’est pas mécaniquement conçu pour reculer, alors il suffit de le contourner par derrière et le tour est joué.


Sur ce, je n’insisterai pas sur les faits historiques et culturels, que j’ignore pour la plupart, et pour lesquels mon intérêt est… en veille. C’était donc la minute éducative. N’hésitez pas à laisser vos commentaires !